Anna of the North en interview : « Je ne veux pas être rangée dans une case »

Anna of the North est l’une des plus belles découvertes de la scène pop norvégienne de cette année. Elle publie son premier album Lovers ce mois-ci. Entrez dans son univers avec aficia !

Retenez bien son nom, vous pourriez être amené à en entendre à nouveau parler très prochainement. Cette chanteuse vient bien d’un pays qui nous paraît si froid : la Norvège. Et pourtant… Anna of the North pourrait réchauffer les cœurs avec sa dreampop planante dont on ne se lasse pas, tourmentée mais néanmoins solaire. La chanteuse publie ce mois-ci son premier opus et peut compter sur le soutien de grands noms de la scène internationale pour gagner en visibilité. En effet, le rappeur américain Tyler, The Creator a invité Anna sur son dernier disque Flower Boy publié au mois de juillet. Le célèbre tandem américain The Chainsmokers a lui aussi collaboré avec l’artiste de son vrai nom Anna Lotterud, autour d’un remix de son titre « Sway ». Les planètes sont ainsi alignées pour elle cette année.

Tu débarques en France, avec j’imagine beaucoup de rêves. Comment en es-tu arrivée là ?
Je n’ai jamais réellement étudié la musique. Mon père est lui-même musicien, donc j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup appendre à ses côtés. Il joue de la guitare et du piano et la musique, ce qui fait que la musique a toujours été présente dans ma vie. Je n’ai jamais arrêté. C’est quelque chose que j’ai toujours pu faire et il était donc tout à possible de poursuivre ma route dans ce domaine. C’est comme si on m’y avait encouragé j’ai envie de dire. (Sourire) Quand je suis allée à Melbourne, en Australie, j’ai eu besoin de la musique pour faire de nouvelles rencontres. Ce voyage et ces rencontres m’ont énormément inspirée dans ma musique.

J’ai toujours été habituée à grandir et évoluer sans cesse.

On sait que tu as travaillé avec Tyler, The Creator, sur son nouvel album sorti cet été. Peux-tu nous en dire un peu plus au sujet de cette rencontre-là justement ?
‘Taco’ comme on l’appelle a commencé par me suivre sur Twitter en 2014, en me disant qu’il avait entendu mon morceau « Sway » à la radio et qu’il le jouait sur la radio de son collectif (Odd Future) depuis un petit bout de temps. Après on s’est retrouvé à jouer dans le même festival en Norvège. J’ai pu le rencontrer dans les coulisses et il m’a dit encore dit qu’il avait beaucoup aimé « Sway ». Puis, il y a six mois, il est venu me demander si je voulais tout d’abord participer à son morceau « 911 ». J’ai bien-sûr dit ‘oui’ et j’ai enregistré ma partie depuis la Norvège, sans savoir que Franck Ocean serait présent sur le titre lui aussi. Et puis, il y a eu « Boredom »…

Penses-tu que ce genre de rencontres puisse changer quelque chose dans ta manière de travailler sur tes propres chansons ?
Je pense que nous avons fait ce que nous avions à faire ensemble. Je pense qu’être présente sur sa chanson m’a permis de franchir un cap et de m’ouvrir de nombreuses portes, c’est vrai. Ça m’a aussi permis de me placer sur l’échiquier de l’industrie musicale, il faut bien l’admettre. Au-delà de notre complicité, c’est aussi une forme de visibilité, soyons réalistes. Ça a été vraiment grand pour moi et ça m’a beaucoup aidée.

Comment définirais-tu ta musique ?
Honnêtement, c’est très compliqué de parler de sa propre musique comme ça… (Sourire) J’ai toujours été habituée à grandir et évoluer sans cesse, alors que je pense que ça s’entend dans ma musique aussi. Je ne veux pas être rangée dans une case, je veux continuer à explorer le plus largement possible plusieurs territoires, sans rien m’interdire.

Écoutez le titre « Friends » d’Anna of the North :

Si tu ne devais choisir qu’un seul titre de l’album à faire écouter, lequel serait-ce et pourquoi ?
Je choisirais « Friends », car c’est la chanson la plus personnelle de l’album à mes yeux.

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