Björk nous présente « Stonemilker », un titre tout en émotion…

Avec  » Stonemilker », issu de son dernier album Vulnicura, la super star islandaise Björk nous surprend une nouvelle fois avec un titre chargé d’émotion, emprunt de douceur et de poésie. Une titre à découvrir en exclusivité sur aficia.

Vulnicura, le neuvième album studio de Björk  était prévue le 20 mars… Mais l’album est sorti dans la précipitation après que son contenu a fuité sur Internet. Distribué dans un premier temps en exclusivité sur iTunes, son label One Little Indian réorganise en catastrophe une publication « physique » de ce disque nous arrive sans prévenir. Petit tour d’horizon bien sympathique.

Björk, un univers hétéroclite

Née à Reykjavik en 1965,d’un père guitariste et d’une mère chiropracteur, c’est à l’âge de six ans que la jeune Björk prend des cours de solfège, de flûte et de piano dans une école de musique classique ce qui lui donne accès à de grands compositeurs comme Mahler ou Debussy. De plus bercée par le pop-rock de Simon and Garfunkel et Jimmy Hendrix du côté de sa mère et de la musique jazz de Chet Baker, Ella Fitzgerald ou encore Louis Armstrong du côté de ses grands parents que l’artiste commence à forger ce qui deviendra plus tard une partie majeur de ses aspirations musicales.

C’est à onze ans, poussée par son oncle et un directeur artistique suite à des essais radio, qu’elle enregistre son premier disque. Composé de comptines et de reprises de standards des Beatles et Steve Wonder en islandais l’album fait un carton jusqu’à se retrouver disque d’or avec 5000 exemplaires, oui on est en Islande ne l’oublions pas. Au vu du succès du premier, un deuxième album lui est proposé, mais Björk refuse la facilité et déjà à l’époque l’artiste ne se contente pas de ce qui se fait, mais fait ce qui lui plait.

Dès lors Björk évoluera au sein de plusieurs combos locaux aux sonorités diverses et variées, passant par le punk de Spit And Snot, la pop et le new wave d’Exodus, ou encore le punk, rock, jazz et accords tribaux de Kukl en 1983 qui lui fera connaître ses premiers succès internationaux. Le tournant de la carrière de l’artiste se situe en 1986 où, après  la naissance de son fils, le groupe Kukl est dissous pour donner le jour à The Sugarcubes beaucoup plus orienté vers la pop. Ayant produit trois albums, The Sugarcubes connait un incroyable succès et devient le groupe islandais le plus connu au monde, ce qui lui permet d’entamer une tournée mondiale. A côté des activités de son groupe, Björk  toujours à la poursuite de ses aspirations, se lance dans des collaborations extérieures qui la conduiront par exemple à l’enregistrement de deux morceaux pour le groupe de house britannique 808 puis vient Gling-Glo, un album de reprise en islandais des standards du jazz.

1992 voit la séparation du groupe, pourtant toujours en plein succès et en 1993, Björk part s’installer à Londres pour y enregistrer son premier album solo, Debut avec l’aide de Dom T, DJ anglais. Elle travaille en collaboration avec Nellee Hooper producteur de Massive Attack dont le titre  « Human Behaviour », issu de l’album, devient le premier succès international en solo de Björk. Cela sera dès lors le début de l’ascension inéluctable de la petite fée venue du froid, qui de plus en plus influencée par la musique techno et les sonorités electro, ne fera que voler de succès en succès au rythme de ses différents albums jusqu’au petit dernier Vulnicura et son nouveau titre « Stonemilker ».

« Stonemilker », une ode mélancolique et captivante.

Vouloir apposer une étiquette ou un style à Björk serait une gageure tant l’artiste nous surprend, nous étonne voir nous déconcerte parfois à chacune de ses créations. Aucun album ne ressemble au précédent car chacun, au travers des influences multiples, de ses rencontres ou de ses expériences, est une nouvelle galaxie dans la constellation onirique de la chanteuse. Nouvelle illustration avec son nouveau titre « Stonemilker » qui vous emporte et vous subjugue comme la beauté sauvage d’un paysage islandais. Ici la chanson démarre par la douceur des instruments à cordes ou l’artiste pose sa voix lente, émotive, presque retenue pour mieux s’envoler, le tout soutenu par des accords electro tout en nuances, presque effacés. Plus qu’une chanson, un hymne, plus qu’un hymne, une poésie. Alors prenez vos billets et embarquement immédiat pour « Stonemilker » au pays de Björk sur la compagnie aficia.

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