Paris est à nous - © Netflix
Paris est à nous - © Netflix

Qui se cache derrière la bande originale du film ‘Paris est à nous’ ?

Disponible sur Netflix depuis le 22 février, ‘Paris est à nous’ s’accompagne d’une bande originale électrisante. Plus d’informations sur aficia !

Il aura fallu plus de cinq ans pour que le film expérimental ‘Paris est à nous’ voit le jour et soit disponible sur Netflix. Financé par le crowdfunding (financement participatif), le long métrage raconte une histoire d’amour en dent de scie dans la ville de Paris, capitale marquée par les événements majeurs de ces dernières années. Le synopsis du film est simple : « Anna rencontre Greg à une soirée. Ils se rapprochent, se dévoilent l’un à l’autre. Un an plus tard, Greg part travailler à Barcelone. Anna décide de le rejoindre. Elle rate son vol. L’avion s’écrase. Prise dans le vertige d’une mort évitée de peu, elle s’éloigne de la réalité et du présent. Alors que son couple se désagrège, Paris devient le miroir de sa détresse »…

À l’origine intitulé ‘Paris est une fête’ en référence au livre posthume d’Ernest Hemingway, le projet du long métrage réalisé par Elisabeth Vogler (pseudonyme d’une cinéaste qui a voulu rester discrète) a réussi à mobiliser 2.383 contributeurs et à engager 91.500€, très au-dessus des 10.000€ demandés initialement. Parmi les contributeurs, le DJ, compositeur et producteur de musique électronique Laurent Garnier. Le projet a tout de suite plu à l’artiste de Boulogne-Billancourt qui a déjà travaillé pour le cinéma comme avec la bande originale du film ‘Qu’Allah bénisse la France’ d’Abd Al Malik.

Jean‐Charles Bastion x Laurent Garnier

Premier DJ à avoir jouer au Bataclan à sa réouverture en 2016, Laurent Garnier a signé trois morceaux, « Meeting, pt. 1 », « Wistful Smile » et « Meeting, pt. 2 », sur la bande originale de ‘Paris est à nous’ et on y perçoit bien la patte du producteur. Mais qui retrouve-t-on derrière le reste de la bande-originale ?

Il s’appelle Jean‐Charles Bastion et a fait son apprentissage de la musique avec la pratique de plusieurs instruments de musique avant d’arriver à l’electro. De son propre aveu, il a l’impression « d’appartenir à une génération où l’on peut écouter des choses extrêmement variées sans se soucier d’étiquettes ou de catégories ». C’est pendant son apprentissage à la FEMIS, école parisienne de cinéma, que le garçon a commencé à composer la musique des courts-métrages de ses camarades. Puis, une première collaboration avec la réalisatrice de ‘Paris est à nous’ va permettre à Jean‐Charles Bastion de s’inscrire dans ce qui n’était encore qu’« un film de pote, sans financement ». Pour lui, Laurent Garnier est « l’idole de son adolescence » et ça a été quelque chose de fou qu’il se propose de composer certains morceaux de la musique du film.

De son côté, Jean-Charles accompagne les images d’une musique orchestrale, entre morceaux très mélodiques et d’autres plus expérimentaux, avec cordes et orgue, et inspirée par tout ce qu’il peut écouter. Lui qui se sent « proche de la musique de Philip Glass pour le film expérimental ‘Koyaanisqatsi’… Le résultat donne une musique pleine de liberté qui suit les images. Les deux éléments se répondent, entre les moments marquants de l’histoire d’amour (« Anna », « Flight to Barcelona ») et les questionnements philosophiques posés par le film comme la « théorie de la simulation, les réalités divergentes, les mondes parallèles » (« Childhood », « Simulation Hypothesis », « Canal Saint-Martin »).

Découvrez la bande originale de ‘Paris est à nous’ par Jean-Charles Bastion et Laurent Garnier :

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