Electrobeach Festival 2016 : Martin Garrix, Axwell & Ingrosso, David Guetta, DJ Snake… nous y étions !

L’édition 2016 de l’Electrobeach Festival vient de s’achever. Les meilleurs DJ du monde sont venus faire danser plus de 170.000 festivaliers. aficia était sur place !

Pratiquement chaque pays possède son festival de musique électronique. Et depuis quelques années, l’Electrobeach Festival est réellement en train de se faire une place de choix auprès des DJ. Il est d’ailleurs devenu le quatrième plus gros festival français. Du 14 au 16 juillet 2016 se sont succédé devant plus de 170.000 festivaliers (un record !) une pléiade d’artistes au sein des magnifiques jardins du Lydia, à Port-Barcarès (Pyrénées-Orientales). Parmi les têtes d’affiche de cette nouvelle édition : David Guetta, Nicky Romero, Martin Solveig, Martin Garrix ou encore DJ Snake.

Jour 1

L’ouverture de l’édition 2016 de l’Electrobeach Festival étant un 14 juillet, elle rimait forcément avec Fête Nationale. En effet, l’un des premiers noms à fouler la scène de plus de 25 mètres de haut était Michaël Calfan (interview à retrouver prochainement sur aficia). À son image, il livre un set frais, dynamique et exotique, proposant des remixes de « Hideaway » de la chanteuse britannique Kiesza, tout en associant une musique funky. Quelques instants plus tard, on découvre une autre grande figure de la scène électro : Éric Prydz. L’auteur du tube « Call On Me » propose une heure de son futuriste et progressif (tout comme son décor), négligeant sa panoplie de succès comme « Pjanno » ou son dernier single « Breathe ». Des lumières sombres accompagnent la prestation de l’artiste. Le dernier quart d’heure est réservé aux superbes envolées electro, assistées par un décor où une pluie diluvienne tombe. Entre temps, la patrouille de France fait le spectacle avec quelques passages aériens.

Le show à l’américaine continue de nous émerveiller avec l’apparition très attendue de Martin Solveig. Avant de débuter son set, il s’avance vers la scène et déclare : « Ce soir, je suis très honoré d’être présent pour la deuxième fois consécutive. Je voulais faire quelque chose de spécial, même si on vit une heure difficile (faisant écho aux tragiques événements niçois, ndlr). Aujourd’hui, c’est le 14 juillet et je voulais mixer uniquement des titres par des artistes français ». Un pari osé et réussi de la part du DJ. Mais Martin Solveig mixe aussi ses propres titres comme « Intoxicated » et son dernier succès « Do It Right », tout en associant des sons de Daft Punk, Justice, Synapson, ou encore de David Guetta. Amplement soutenu par des jeux de lumières animés, le show est festif à souhait.

Il est 23h30 quand la vague néerlandaise prend place. Tiësto, déjà invité l’année dernière, propose un show éthéré. Compositeur et DJ, il n’a pas manqué de rappeler qu’il était également un remixeur, en jouant ses remixes pour John Legend, l’excellent « Yellow » de Coldplay. L’artiste de 47 ans montre bel et bien qu’il est le patron de la soirée sur des rythmes frénétiques et captivants. Il n’hésite pas non plus à présenter quelques découvertes comme « The Ocean » de Mike Perry et son dernier single « Summer Nights ». Le moment clé de sa prestation ? « Redlights » avec son feu d’artifice magique !

De façon logique et naturelle, le mentor de la musique électronique donne le flambeau à son élève : Martin Garrix. Ce dernier fait une entrée remarquée suite à une introduction au piano, qui s’avére être la mélodie de son plus gros succès « Animals ». C’est sursautant depuis la scène qu’il joue à son tour un mix alliant modernité et énergie. Tandis qu’est diffusé sur les écrans géants le logo de son album qui arrive à la rentrée, le jeune DJ de 20 ans est rejoint par Tiësto pour jouer « The Only Way is Up ». Unis comme jamais, les deux producteurs néerlandais mettent l’Electrobeach Festival à leurs pieds. Martin Garrix clôture son set avec « Escape From Love » d’Eva Simons, puis avec son dernier morceau « Lions in The Wild », tout en jouant « Bad » d’un certain David Guetta… annonçant pleinement la relève du lendemain.

Jour 2

Tandis que le duo Sunnery James & Ryan Marciano et la DJ Ruby Rose (promouvant la femme dans un festival electro) ont pour but de chauffer le public, Quentin Mosimann donne rendez-vous à son public sur la Beach Stage. Élu meilleur DJ performeur français devant DJ Snake et David Guetta, c’est de façon rationnel que l’artiste franco-suisse a embra(s)sé son public. Muni de son synthé, de sa batterie, d’un micro et de ses platines, c’est un véritable showman qui déboule alors que le soleil tombe sur Port-Barcarès. Quentin Mosimann propose un set exclusif alliant un son très house, tout en samplant quelques passages d’un hit de Bebe Rexha. Séquence émotion lorsqu’il soulève une pancarte où l’on voit écrit « Nice », rendant hommage aux victimes ayant perdu la vie sur la Promenade des Anglais ce 14 juillet.

Au même moment, Robin Schulz réside comme l’un des maîtres de la soirée avec son style deep-house. Étant l’un des seuls représentant du mouvement sur l’ensemble du festival, il n’a pas omis de jouer ses morceaux « Heatwave » (ft. Akon) et « Prayer In C ». Volontairement ou involontairement, il joue également de nombreux titres des artistes présents, à l’instar de « Nobody Does It Better » de Michaël Calfan ou « Secrets » de Tiësto. Muni d’une casquette, de ses lunettes fétiches et de sa bière, Robin Schulz dévoile un set à la hauteur de son talent et termine son show avec son tube « Sugar » que le public fredonne à cœur joie.

C’est au tour de David Guetta de prendre le relais. Visiblement enthousiasmé et fier d’être ici, il déclare : « Ça me fait tellement plaisir d’être là. J’étais déjà là lors de la première édition ». Après quelques notes au piano, c’est avec « Play Hard » qu’il attaque. Il mixe une ribambelle de ses tubes, sans grande nouveauté ni surprise, tout en incluant l’hymne de l’Euro 2016. S’immisce également dans son set quelques originalités comme « I Got U » de James Brown ou « This Girl » de son poulain Kungs. Proche de son public, il interagit de manière très régulière avec lui. Sa prestation accusant quelques longueurs, il lance à plusieurs reprises des interrogations telles que « êtes-vous prêt à ressentir cette vibe puissante ? ».

Après une heure et demie de mix, il cède sa place au duo suédois Axwell & Ingrosso, la grosse tête d’affiche de cette soirée. Aussi palpitants qu’on pouvait l’imaginer, Axwell et Sébastien Ingrosso mettent littéralement le public en transe sur des pépites electro comme « This Time » ou leur collaboration avec Pharrell Williams. Indissociable, le duo prend énormément de plaisir en jouant sa panoplie de tubes. Sous l’euphorie, il enchaîne « On My Way » et « Sun is Shining », avec ces sonorités electro voltigeuses que l’on connaît de lui. Axwell & Ingrosso peut repartir serein quant aux retours des festivaliers, visiblement conquis.

Jour 3

Après que Pep & Rash et SMASH ont à leur tour chauffé les lieux, c’est bien Hardwell qui prend place à 22h. Véritable figure incontournable de la scène néerlandaise, le producteur se jette dans l’arène. Habitué des grosses scènes, il entame un marathon de tubes. « Light It Up » de Major Lazer, « Faded » d’Alan Walker et même un air d’Eurythmics viennent se mélanger entre eux. Les puissants sons electro fusent dans tous les sens, jusqu’à enivrer la foule. Un feu d’artifice explose à plusieurs moments capitaux. Ce set, qui semble conçu très rigoureusement, a tout pour clore la soirée. Néanmoins, c’est bien Dillon Francis, Nicky Romero et DJ Snake qui vont poursuivre cette soirée totalement dingue. Mais avant cela, Monsieur le Maire du Barcarès, Alain Ferrand, décroche le silence pendant une minute pour rendre un ultime hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet à Nice.

La consigne respectée, le show reprend de plus belle. Dillon Francis fait son entrée sur « Get Low ». Le public sait maintenant à qui il a à faire. Reconnu comme étant l’un des pionniers du moombahton et du moombahcore, l’artiste américain tente quelques remixes, comme « This is What You Came For » de Calvin Harris ou « Lean On » de Major Lazer, qu’il dénature totalement. Lorsqu’il joue « Omen » de Disclosure et Sam Smith, la musicalité sonne beaucoup mieux.

Heureusement, Nicky Romero vient redresser le niveau avec un set adéquat et énergique. Le petit protégé de David Guetta s’offre le droit de jouer le titre qui cartonne en ce moment en Europe : « I Wanna Know » d’Alesso et Nico & Vinz, mais aussi « No Money » de Galantis. Un set grand public, dans la lignée des belles productions qu’il peut faire. Main en l’air une bonne partie de son show, Nicky Romero pointe du doigt les personnes clamant ou indiquant son nom par le biais d’un panneau. Il doit toutefois laisser place à DJ Snake qui prend les rênes pour clore en beauté ces trois jours intensifs de festival.

Tambour battant, c’est avec un son très électrique que William Grigahcine, plus connu sous le nom de DJ Snake, entre en scène. Très avenant, il prend la parole pour de nombreuses reprises. Programmé en dernier, sans doute dans le but de laisser place à la french touch, le producteur qui distribue dans les bacs début août Encore annonce la couleur : « Je suis de retour à la maison, alors ce soir… je veux mettre le feu ! ». Ce professionnel de la trap music et de la house, soumet à son public, quelque peu désorienté, près d’une heure et demie de son. La dubstep vient s’associer à un « Wondewall » d’Oasis, puis à un morceau d’Adele qui n’a pas vraiment sa place, avant de jouer (lui aussi) « Get Low ». Premier gros festival français qu’il fait, DJ Snake espère « faire le plus gros ‘Get Low’ de France », en faisant asseoir le public. En totale exclusivité, il joue son nouveau morceau avec Skrillex, à venir sur l’album. Nous n’aurons pas le droit d’en écouter davantage. Pas même son featuring avec Justin Bieber. Critiqué pour sa performance, DJ Snake joue la musique qu’il manie à la perfection, quitte à déplaire. En milieu de parcours, il fait une nouvelle pause afin de faire chanter deux fois consécutivement la Marseillaise aux 64.000 festivaliersÉtincelant !

Le bilan : L’Electrobeach Festival a pris une nouvelle dimension grâce à cette programmation gigantesque et très intéressante, ne mettant pas l’accès uniquement sur un style de musique électronique en particulier. Outre les problèmes de sécurité, ce type de festival est un moyen de découvrir ou redécouvrir des DJ en live. C’est aussi l’occasion de voir quels morceaux sont les plus joués. Inévitablement « Lean On » obtient la palme d’or des diffusions sur ces trois jours, suivi de très près par « One Dance » de Drake, puis Galantis, The Weeknd, Calvin Harris avec Rihanna ou encore The Chainsmokers.

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