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Malo’ en interview : “J’avais surtout envie de revenir aux sources”

Exclusivité aficia

Malo’ signe son retour avec le titre “Tu peux tout changer” qui annonce son futur opus… Rencontre et confidences sur aficia !

Près de trois ans après la parution de son premier album Be/être sur lequel il avait collaboré avec Jean-Louis Aubert ou encore Charlie Winston, confectionné entre l’Australie et la France, et après le crochet ‘Destination Eurovision’ avec sa chanson “Ciao”, Malo’ est de retour.

Un retour qui se fait beaucoup plus lumineux, plus pop, avec beaucoup d’espoir et de partage, comme en témoigne son nouveau single “Tu peux tout changer”. Au cours de l’interview, on aura d’ailleurs l’occasion d’évoquer ses nouvelles inspirations et le message qu’il veut transmettre…

Malo’ : l’interview…

Comment vas-tu depuis notre dernier échange à l’été 2017 ?

Ça va très très bien, ça va super ! J’ai eu droit à plein de petites choses qui ont suivies la tournée. La tournée de Be/Être a été vraiment chouette. On a fait un peu près un an et demie de tournée. Il s’est passé vraiment beaucoup de choses. Il y a eu la tournée avec les INSUS. C’était fabuleux car j’étais avec mes musiciens, et parfois même dans de belles arènes. On a fait le Stade de France… C’était un moment marquant de la tournée. Et puis il y a eu les têtes d’affiches dans les plus grandes villes de France. C’était absolument génial. Pendant la tournée, il y a également eu le petit crochet ‘Destination Eurovision’ qui était vraiment fort sympathique. Du coup, on a démarré la tournée en septembre 2017 si je ne dis pas de bêtises, et on l’a terminé officiellement en mars 2019.

Ce fut long donc. Et à la fin de la tournée, est-ce que tu t’es dis que tu voulais sortir un nouvel album ? 

Dès la fin de la tournée, je suis parti habiter à Montréal car c’est une ville que j’ai toujours apprécié, culturellement parlant et aussi pour les gens qui habitent là-bas. Je trouvais que c’était très propices pour écrire la suite. À partir de ce moment là, j’ai trouvé un petit studio que j’ai squatté pendant deux mois. J’y passais matin, midi et soir, même la nuit à écrire. Je n’ai pas arrêté. Tout a démarré de là en tout cas. J’avais même mon petit appartement à côté.

Au niveau de la musicalité, j’avais besoin de retrouver une certaine fraîcheur,
une liberté et, surtout, une certaine couleur très spécifique qui est propre à l’Australie, presque californienne.

Malo’

Pour mieux t’isoler, te ressourcer et réfléchir à la nouvelle direction que tu voulais prendre ?

J’avais à coeur de faire un album en étant la suite de Be/Être mais de façon plus solaire. Be/Être était un album qui relatait un peu mon enfance, sur le fait que j’ai rencontré ma maman en Australie. J’avais des choses à partager avec les gens, sans blâmer la situation. Cet album était plus de l’ordre de l’espoir. La suite sera plus de l’ordre de la liberté, de la lumière, de la positivité et du rapport avec l’humain aussi à travers les voyages je dirais. Car après Montréal, je suis parti en Indonésie pour rencontrer des gens afin que les gens m’inspirent en me racontent leur histoire.

J’avais envie de faire une sorte de témoignage sur ce voyage en solitaire que j’ai pu faire. Je suis repassé voir ma mère en Australie au passage et plein de petites choses, qui m’ont ramené en France, à Paris. J’ai commencé à me poser en studio avec Hugo Lab qui est un producteur qui se cache derrière des titres pour “Nation” de Tibz ou Bon Entendeur. On s’est rencontré par l’intermédiaire de Tibz avec qui on est très potes (Sourire) !

Tu t’es montré relativement discret ces deux dernières années. Est-ce également une période propices au questionnement sur soi, tant humainement qu’artistiquement ?

Oui forcément. Je pense qu’au niveau de l’écriture et de la composition j’ai beaucoup évolué. J’ai grandi aussi. J’ai découvert de nouvelles musiques. J’avais envie de partir sur de nouvelles choses. Je n’aime pas trop revenir avec un même discours. J’aime bien la nouveauté. Cela m’intéresse énormément de revenir avec quelque chose de frais. C’est pour cela que je prends le temps aussi de faire les choses.

Revenir trop rapidement avec quelque chose de trop proche par rapport à ce que j’ai fait avant, je ne trouve pas ça intéressant. J’aime prendre le temps de tailler un nouveau joyau, si-je puis dire. C’est un nouveau bébé à concevoir avec de nouveaux ingrédients. Prendre le temps de réfléchir, se remettre en question sur tout ça. C’est pour ça que j’ai pris un peu de temps (Rires) ! Mais tout ça a été très important dans l’évolution de l’histoire ! 

Quelles étaient tes envies sur ce nouveau disque ?

J’avais surtout envie de revenir aux sources. Mettre la musicalité australienne en avant car c’est de là que je viens, mes coups de cœur sont en Australie, mes premières scènes étaient en Australie… En fait pendant 4-5 ans je me suis vraiment détaché de l’Australie. J’ai eu beaucoup de chances de côtoyer de grands artistes français et britanniques comme Charlie Winston. Je me suis un peu inspiré de la musique anglaise, mais surtout j’ai vraiment mangé beaucoup de musiques françaises. Au niveau de la musicalité, j’avais besoin de retrouver une certaine fraîcheur, une liberté et surtout une certaine couleur très spécifique qui est propre à l’Australie, presque californienne. Une couleur remplie de vitamines D. 

D’où le côté pop de ce nouveau single ? 

Oui, c’est exactement ça. J’ai pu tester plein de nouvelles choses. J’ai pu écouter plein de groupes comme Parcels que j’ai découvert pendant ce break. C’est d’ailleurs à ce moment-là que cela a commencé à cartonné pour eux. Il y a une autre artiste qui cartonne dans le monde en ce moment, c’est Benee ! Je suis hyper content pour elle car elle vient elle aussi du petit coin de l’Océanie. Et je trouve que ses prods sont vraiment méchantes.

C’est vraiment ça que j’ai voulu aller chercher, ces prod austra-californiennes, cette vibes-là. D’où ce besoin de retourner en Australie ! Ça m’a fait du bien de re-fréquenter un peu cette ambiance là pour la composition. 

Dans ta nouvelle musique, je trouve que tu abordes la vie d’un autre angle : l’optimisme. j’ai l’impression d’entendre une sorte de nouveau Malo’, non ?

Oui bien sûr. On prépare la tournée aussi. Jusqu’à maintenant on avait une formule live en mode rollercoaster où par moment il y avait des envies de danser, d’autres où c’était plus tranquille. Si tu veux, dans Be/Être il y avait vraiment des chansons up-tempos comme “I Believed” où les gens pouvaient danser, paradoxalement. C’est aussi pour ça que j’avais écris dans “I Believed” à l’époque. C’est parce que ça n’allait pas prendre le même sens si je faisais un piano-voix sur “I Believed”. Et encore une fois, je ne voulais pas blâmer la situation, car je voulais que les gens s’enjaillent dessus ! Mais c’est vrai qu’il y a un côté un peu mystérieux, un peu noir, mais en même temps cela définissait bien mon humeur du moment. Aujourd’hui, je suis devenu différent…

Quelle a été l’étape la plus difficile pour toi sur cet album ?

Je dirais que la plus grosse des tâches a été de m’assumer en temps que jeune adulte, savoir s’accepter avec nos différences… C’est un peu ce que reprend “Tu peux tout changer”, c’est vraiment de ne pas essayer de se regarder à travers les gens mais de s’assumer en tant que soi.

Quand on arrive avec un deuxième album, c’est toujours bien de se poser ce genre de questions car à 20-25 ans on se cherche un peu, on se dit qui je suis vraiment et pourquoi suis je là. Que vais-je finir par faire ? J’avais besoin de résoudre les questions que je me posais au moment de l’écriture de cet album.

Il y a des choses très différentes, même dans ma façon de chanter.
Je réserve quelques surprises sur certains trucs !

Malo’

Est-ce que le fait de travailler avec de nouvelles personnes t’a parmi d’explorer d’autres horizons également ?

Ces personnes m’ont permis d’exploiter une partie en moi que je ne connaissais pas. Ils ont apporté une fraîcheur à ma musique. Le but de ce nouveau single, c’est aussi d’ouvrir les portes. Mon dernier album, bien qu’il y ait eu de grands noms, c’était un disque que j’avais fait à 80% dans ma chambre où j’étais relativement solo. Les collaborations étaient davantage assimilées à du soutien sur l’écriture ou du peaufinage, des choses comme ça.

Pour moi, aujourd’hui, la musique c’est du partage et j’ai vraiment envie que les gens ouvrent ces fameuses portes pour venir avec moi et qu’on s’amuse tous ensemble. Cela a été le cas avec Hugo, mais il y en aura d’autres sur l’album. Je ne peux pas encore trop en parler pour le moment ! 

Tu restes sur de la pop ou te laisses-tu porter par d’autres styles sur ce futur album ?

Il y a de nouvelles choses bien sûr ! Il y a des choses très différentes, même dans ma façon de chanter. Je réserve quelques surprises sur certains trucs ! Stan Neff était déjà là sur “I Believed” et ça me semblait naturel de le rappeler pour la partie mixage car on s’est très bien entendu. Vincha, pour le coup, a quelque chose de très intéressant puisqu’il ramène sa musicalité pop et hip-hop. Je trouve ça très intéressant de mêler mon esprit franco-australien à des sonorités nineties, pop et ses influences comme Oxmo Puccino. Il y avait vraiment des choses à aller chercher. Vincha et Stan ont été vraiment de fabuleuses rencontres qui m’ont permises d’aller explorer une partie de moi que je ne connaissais pas encore.

A-t-on aujourd’hui une idée de quand sortira tout ça ?

J’ai pas envie de prendre le risque ,de te donner une période de sortie, surtout en ce moment avec le confinement. Je vais prendre le temps de sortir des singles dans un premier temps et me laisser le temps de faire le plus bel album possible. À vu de nez, j’aurais tendance à te dire fin d’année ou début 2021. Mais rien n’est certain. Je continuerai à sortir de la musique dans tous les cas !

Pour conclure notre rencontre, aficia étant précurseur de nouveau talent, as-tu un nouveau talent à faire découvrir ?

Je te parlais de Benee tout à l’heure. C’est vraiment le talent à suivre de près en ce moment ! Son titre “Supalonely” cartonne. Il a fait 35 millions de vues en l’espace de trois mois (Rires). Je suis trop content car je la suis depuis 4-5 ans et là c’est THE TRACK qui va la faire décoller je pense !