Prince

Prince : les droits de son catalogue vendus à Universal

Le chanteur Prince à peine disparu, la bataille pour la mainmise sur le catalogue de compositions du chanteur faisait rage en coulisse et c’est Universal qui décroche la timbale. Retour sur cet événement avec aficia.

Toute sa vie, le regretté Prince aura farouchement lutté pour garder son indépendance et protéger ses droits d’auteur vis-à-vis des grandes majors, des plateformes vidéo ou de streaming. Pour preuve, le conflit qui l’opposa au label Warner pendant plusieurs années a même poussé Prince à s’inscrire le mot « Slave » (esclave) sur le visage durant ses concerts, pour qualifier les obligations qu’il avait envers le label.

Une volonté de liberté qui l’obligera à annoncer en 1993, son retrait définitif de l’industrie musicale. Il ne reviendra vers les maisons de disques que comme simple support de distribution sans que les labels puissent avoir le moindre droit de regard sur ses œuvres.

L’arrivée d’Internet sera elle aussi une source de conflits permanente pour l’artiste. Si ce nouveau moyen d’expression et de consommation est une chance pour Prince de pouvoir s’adresser directement à ses fans, il n’aura de cesse de contrôler la diffusion de ses œuvres, notamment sur YouTube, ou sur les sites de streaming, comme en signant une exclusivité avec le site de musique en ligne Tidal, du rappeur Jay Z.

Prince trahi par ses proches à peine six mois après son décès

Une volonté d’indépendance qui ne lui aura pas survécu longtemps puisque six mois à peine après son décès, le mandateur exécuteur de Prince cède les droits d’auteur du chanteur, soit près de 1.000 compositions jamais publiées, à la major Universal Music Publishing.

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Un accord conclu entre les deux parties, dont le montant est resté confidentiel, et qui ne concerne cependant que les compositions et non les enregistrements, qui eux, sont traités et gérés de manière différentes, dans l’industrie de la musique . Une opération rendue possible du fait que Prince n’avait laissé aucune instruction, ni testament quant au devenir et à la redistribution de ses droits d’auteur.

Si l’entourage de l’artiste justifie cet accord par des nécessités financières, les fans, eux, pourraient bien crier à la trahison en mémoire du chanteur. La firme, quant à elle, peut se frotter les mains devant la promesse d’une manne substantielle que présage ce catalogue au vu de la notoriété de Prince. Une chose est sûre, lorsqu’il y a beaucoup d’argent en jeu, les sentiments et la moralité ne pèsent pas bien lourd.