Gorillaz - Montage by aficia
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Gorillaz : faut-il écouter son nouvel album ‘Humanz’ ?

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Politisé...

Gorillaz est enfin de retour dans les bacs avec Humanz, un album très attendu. Faut-il l’écouter ? Verdict avec aficia.

Difficile de passer à côté du retour de Gorillaz tant il fait du bruit. On avait laissé Damon Albarn et sa bande avec leur quatrième album, The Fall, sorti en 2011. Depuis, beaucoup d’informations vraies et fausses parvenaient aux fans sans que l’on sache véritablement quand ce retour était prévu. Tout a commencé par l’annonce de la première édition de son Demon Dayz Festival, la parution d’une mixtape 100% féminine et un premier single partagé avec Benjamin Clementine. De nombreuses nouveautés qui ont annoncé la sortie de Humanz, ce cinquième album tant attendu par la planète musique qui compte pas moins de 26 titres dans sa version deluxe.

Une pléiade de collaborations

Dès la première écoute de l’album, on sent l’envie du groupe de partager sa passion avec d’autres artistes, de toutes les générations, venant de plusieurs univers musicaux et pas forcément les plus connus.

C’est comme ça que de jeunes artistes comme Vince Staples sur « Ascension », Kelela avec « Submission » croisent des légendes telles que le groupe De La Soul sur « Momentz » et Grace Jones avec « Charger ». Des collaborations qui viennent donner du relief à l’album et qui nous permettent de découvrir et redécouvrir des voix.

Un album politisé

« J’ai voulu faire un disque d’anticipation politique, mais la réalité nous a rattrapés » a récemment déclaré Damon Albarn, imaginant le pire des scénarios lorsqu’il travaillait sur l’album : l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis. Une fois l’album terminé, le chanteur a décidé d’enlever toute référence directe au nouveau président américain comme il l’a confié au magazine NME « L’ascension de Trump était l’une des sources d’inspiration sur lesquelles nous avons réfléchi, à l’époque où nous nous disions ‘Ah, c’est ridicule, cela ne devrait jamais arriver’ » a-t-il expliqué, ajoutant : « Il n’y a pas de référence à Trump sur cet album, en réalité, à chaque fois que quelqu’un faisait une référence, je l’ai enlevé. Je ne veux pas donner plus de célébrité, particulièrement à l’homme le plus célèbre du monde. Il n’en a pas besoin ! ».

Même si son nom ne sort jamais dans les paroles, on sent que ce cinquième album est une invective contre Donald Trump avec des titres comme « Hallelujah Money » partagé avec Benjamin Clementine ou « The Apprentice », partagé avec Rag’n’Bone Man, RAY BLK et le rappeur Zebra Katz, qui porte le nom de l’émission de télé que présentait l’actuel président américain.

Un album créé comme un cheminement

Avec son introduction et ses six interludes, ce cinquième opus est construit comme un chemin de croix. Tout commence dans la confusion avec « I Switched My Robot Off », jusqu’à ce qu’on arrive au pardon de l’humanité et au renouveau avec « New World ». Un album dont la version classique se termine par une bonne dose d’amour avec le titre « We Got the Power ». Tout un programme !

Découvrez Humanz, le nouvel album de Gorillaz :

Gorillaz - Humanz
Humanz
Un chemin de croix

Difficile de ne pas apprécier un album de Gorillaz ! Le nouvel album de Gorillaz trouvera sans aucun sa place dans les discothèques des fans du groupe. Même si les collaborations apportent un plus avec ce cinquième opus, on préfère les morceaux sur lesquels les talents du groupe britannique s'exposent seuls.

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