Loïc Nottet est de retour, et veut se sentir “libre”, malgré la peur

Deux ans loin de la scène auront-ils permis à Loïc Nottet de se retrouver ? Avec “libre”, l’artiste belge ouvre un nouveau chapitre où se mêlent ses doutes, ses peurs et l’envie de lâcher prise. Un titre qui sonne comme une quête pour se sentir enfin vivant.

Ce vendredi signe le come-back de l’artiste belge dans le paysage musical. Le 13 septembre dernier, Loïc Nottet publiait sur ses réseaux sociaux une vidéo d’une minute trente, dans laquelle l’artiste ouvrait son coeur en toute sincérité.

Après plusieurs mois de silence, Loïc sort de l’ombre avec un nouveau titre poignant. Un retour construit dans le mystère. L’interprète de “Mr/Mme” avait laissé planer quelques indices discrets sur Instagram, laissant sa communauté, déjà ravie de son retour, reconstituer la date de sortie ainsi que quelques paroles de ce nouveau titre.

Aujourd’hui, l’interprète d’“Addictocrate” dévoile “libre”, un piano-voix de cinq minutes signant son retour dans le paysage musical francophone après deux ans de silence, où Loïc Nottet navigue avec aisance entre des graves profonds et des aigus plus lumineux.

Et si tomber n’était plus un échec ?

On le sait, chez Loïc, les questions d’identité et du regard des autres ne sont jamais bien loin. Six ans après le mémorable “Mr/Mme”, il semble aujourd’hui se répondre, et montrer ainsi au grand public son évolution.

Les deux titres semblent se construire sur le même schéma : un cri du coeur sincère, sur un piano-voix bien exécuté, de quoi faire comprendre au monde ses émotions les plus enfouies.
Le morceau s’attaque au paraître, au regard des autres, mais également aux injonctions que le monde lui impose. Loïc revient ici à ses racines, avec des thématiques déjà abordées plus tôt, dans son premier album Selfocracy.

Cependant si Loïc Nottet pointe du doigt le poids du regard extérieur, “libre” semble aussi explorer une forme de jugement plus intime : celui que l’on porte sur soi-même. La peur de faire des erreurs, celle de ne pas correspondre à ce que la société attend, jusqu’à devenir une pression intérieure.

Et lorsque Loïc chante que “rien n’est jamais plus beau qu’un jour où on est fier de soi”, le regard change : il ne s’agit plus de convaincre les autres, mais de parvenir à se regarder soi-même, avec davantage de confiance.

Une liberté transcrite en images

Connu pour son esthétique visuelle forte, Loïc Nottet revient avec un visualizer, dans lequel le tableau vient prolonger ses mots et ses pensées.

Signées Marina Basistaya, les images réalisées à New York traduisent un propos fort. On y voit le jeune carolo en mouvement dans un taxi. Le paradoxe est saisissant : le monde autour de Loïc avance, mais lui semble encore retenu. La voiture devient ainsi une image possible de cette liberté recherchée, entre mouvement et enfermement.

Si le morceau nous donne un premier aperçu de ce qui traverse aujourd’hui le chanteur, il laisse une question en suspens : qu’a-t-il encore à nous livrer ? La réponse pourrait bien se trouver dans la suite…  Il faudra désormais attendre l’album pour découvrir ce qu’il choisira de dévoiler.

Découvrez dès maintenant “libre” sur les plateformes :

Ilona Pastorelli