Kamilou (c) Pierrick Lefevre
(c) Pierrick Lefevre

Kamilou en interview flash : “J’aime le fait de pouvoir faire ce qu’on veut avec les sonorités”

À 23 ans, Kamilou arrive de Montréal avec un univers musical difficile à enfermer dans une seule case. La Québécoise nous a conquis au Transe Atlantique Festival cet été. Entretien sur aficia.

Rap, trap, pop, rock, jazz, soul ou R&B : la Québécoise aime mélanger les sonorités et surtout ne pas se fixer de limites. Après un premier EP, Pour toujours et à jamais, elle a fait cet été son tout premier concert en France, au Festival Transatlantique à Saintes. Entre ses inspirations, son regard sur la place des femmes dans le rap et la suite de ses projets, Kamilou s’est confiée à Aficia le tout en 5 questions, en sortie de scène, à la fraîche. C’est notre format flash !

L’interview flash de Kamilou : 

1 Bonjour Kamilou ! Si on devait citer trois de tes inspirations, tu dirais qui ?

Ouf, attends… Trois inspirations ! À chaque fois, je dis des trucs différents, puis là, je suis comme… Donne-moi un instant. Je ne vais pas dire n’importe quoi. À chaque fois, je dis n’importe quoi parce que je stresse !

Des gens qui ont beaucoup inspiré mon projet… Je dirais, dans la francophonie, Luigi, beaucoup. Sinon Frank Ocean et Hubert Lenoir. Voilà, trois personnes.

2 Est-ce que mêler le rap, la trap, la pop et le rock, c’est facile ?

Facile, je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit difficile puisque je le fais un peu naturellement. Mais je pense que, si on ne se met pas de limites par rapport à la sonorité qu’on veut, on peut faire ce qu’on veut avec les sonorités. On peut explorer les sonorités sans avoir à se mettre de limites, c’est ça que je veux dire.

3 Quelle image avais-tu des festivals français avant de venir en France ?

Je n’avais pas d’image préconçue des festivals français parce que je n’avais jamais été dans un festival en France. C’est vraiment mon premier.

Mais j’imaginais beaucoup de gens, beaucoup d’artistes que j’aime, qui sont là et qui sont pour moi des stars, et que finalement je côtoie. Mais ouais, c’est un peu ça.

Jouer en France, c’est un rêve, honnêtement. C’est un rêve de faire des concerts en France, considérant que je viens du Québec. C’était un super concert. Tout le monde était accueillant, le public était vraiment incroyable.

D’autant plus que pour moi, de savoir qu’il y a Miki, Teddybear, tout ça, je suis comme une folle ! C’est quand même gros pour moi de partager la scène avec eux, c’est un peu fou.

4 Est-ce qu’être une femme dans le rap, c’est facile ?

Être une femme dans le rap, ce n’est pas facile. Je pense qu’il y a de plus en plus de portes qui s’ouvrent et de discussions aussi qui sont faites par rapport à ce système-là, qui fait en sorte que ce n’est pas facile.

Je pense que ça va toujours être une difficulté, mais heureusement, il y a de plus en plus de femmes qui font ce genre de choses-là, qui s’imposent dans le rap game. J’espère que ça va changer dans les prochaines années. Je crois que ça va changer. Donc, pas facile, mais…

5 Et pour la suite, quels sont tes projets ?

Et bien là, ça fait déjà un petit bout que j’ai fait mon premier EP. Ça s’est super bien passé. Il s’appelle Pour toujours et à jamais, si vous voulez aller le découvrir, c’est disponible partout. Mais il y a aussi “Paranormal”, qui est le dernier single que j’ai sorti.

Sinon, cet été, on a beaucoup fait de concerts. Puis c’est ça, à l’automne, un nouveau projet devrait sortir très bientôt. La suite, c’est un deuxième EP, tranquillement commencer un premier album, des concerts. Et c’est ça : continuer ce qu’on a commencé.