Les producteurs We Are I.V en interview : Leur formation à 4, leurs remixes, l’EP…

Ils rythment, sans que vous le sachiez, les remixes des plus grands artistes pop du moment.  Peu médiatisé, aficia est partie à la rencontre de We Are I.V…

Ils sont quatre et donnent une nouvelle couleur sur chaque morceau qu’ils (re)travaillent. We Are I.V est un groupe pop electro que nous découvrions l’année dernière, notamment grâce à la mise en lumière de la marque de jeans Kaporal qui a sélectionné, leur single « (Pride) A Deeper Love » comme bande son. En plus de cela, le groupe s’est offert sous le nom de Skydancers une multitude de remixes pour Frero Delavega ou encore X Ambassadors. Un talent inné pour le songwriter et la production, We Are I.V publiera très prochainement son premier EP. A cette occasion, aficia leur a posé quelques questions dont ils ont bien voulu répondre, en toute simplicité…

L’interview de We Are I.V :

Comment allez-vous ?

Laurent : On va très très bien, on est heureux de ce qui nous arrive ! On travaille dur en ce moment, et c’est vraiment cool !

Quel âge avez-vous tous les 4 ?

Laurent : On a tous des âges différents en fait… Moi j’ai 30 ans

Nick : J’ai 28 ans

Jean Noël : 28 ans aussi

Matthieu : Moi j’en ai 36

Depuis combien de temps vous connaissez-vous et pourquoi cette formation à 4 ?

Laurent : En fait, ça faisait un moment qu’on était ensemble. Pour la petite histoire, au début, on n’était pas un groupe, on travaillait ensemblepour d’autres artistes. On a vraiment commencé à faire de la musique pour d’autres. Mais avant ça, on avait tous des projets différents. On s’est croisé à l’occasion de sessions studios, avec nos groupes respectifs etc… EPour ce qui concerne avec Jean-Noël, comme on est frère, on a vu et monté plein de groupes quand on était petits, donc voilà. On a tous un passé de groupe. On était tous dans des groupes de rock à la base.

Y a-t-il un leader dans l’équipe ?

Nick : Non, pas particulièrement. On fait tous la même chose en studio ou sur scène, donc il n’y a pas plus de leader que ça.

Il y a un dictateur par contre ! Je plaisante !

Vous avez remixé de nombreux artistes français et internationaux (Tal, Brigitte, Echosmith…). Pour que nos lecteurs comprennent, comment cela se passe? 

Nick : C’est la maison de disque qui nous appelle en général. Ils ont un catalogue de chansons que les artistes peuvent écouter et sélectionner. S’ils sont intéressés, ils font passer le message à la maison de disque.

Matthieu : En fait, ça s’est toujours fait naturellement. Les artistes ont demandé qu’on travaille pour eux. C’est assez simple en fait.

Et rencontrez-vous les artistes ou cela se fait à distance ?

Jean Noël : Ça dépend des fois, ça se fait beaucoup par mail en fait, par Internet. C’est beaucoup plus simple, et bien plus pratique.

Nick : Ça arrive aussi qu’on fasse des sessions studios avec les artistes, les musiciens, en direct. C’est généralement plus marrant de collaborer avec eux. Par exemple, Corentin Grevost, c’était très cool, on a fait pas mal de studio ensemble, ça s’est super bien passé, on s’entend super bien, on se marre bien !

Pourquoi les artistes font-ils appel à vous ? Est-ce qu’il n’y aurait pas un peu de « Mon titre ne marche pas, je vais le faire remixer » ?

Laurent : Tu sais, en fait, avant un groupe, on travaillait pour d’autres gens. On s’est fait connaître dans le métier en travaillant d’abord pour d’autres, en tant que producteur. Aujourd’hui, c’est super important la manière dont un titre sonne, pour tourner en radio, fonctionner, pour être placé entre deux titres internationaux. Du coup, je pense qu’on a ce savoir faire là et les gens ont envie de venir simplement essayer avec nous, pour travailler de cette manière là. Et ce n’est pas forcément juste pour faire marcher le titre. C’est pour créer une version qui leur paraît efficace, pop, une sorte de version alternative.

Matthieu : Juste pour compléter, je pense que ce qui fait que cela fonctionne quand on crée des remixes, c’est qu’on a une démarche assez sincère artistiquement là-dessus. On ne cherche pas forcément à faire un son pop. Notre son est assez radio, et c’est pour ça que ça fonctionne et que les gens font appel à nous, ce n’est pas pour faire « un remix pour un remix » !

Est-ce que chacun des membres trouve sa place dans le groupe ?

Laurent : Les Beattles, Coldplay, U2 sont des groupes qu’on adore et, pour la plupart, sont généralement quatre ! On a cette culture de groupe. Travailler à plusieurs, c’est un truc qu’on aime beaucoup. Travailler sur scène ou en studio, pour nous ou pour d’autres, confronter, échanger les idées, c’est quelque chose qui nous plaît. On essaye toujours de faire mieux, en se demandant, « qu’est-ce qu’on peut améliorer ? », avoir le regard des quatre sur un titre, ça aide beaucoup.

Nick : Ça permet aussi de pouvoir se nourrir de l’inspiration des autres quand on est un petit peu à sec.

Par exemple, sur le titre « Da Blues », il y a Nick au chant et les autres, quels sont vos rôles ?

Nick : Il y a moi au chant oui ! Et en plus de ça, un sample tourne derrière. Il y a une petite histoire marrante à ce sujet d’ailleurs. On a pris un sample su la vidéo YouTube, d’un américain qu’on a trouvée sur Internet, et on a décidé de le mettre dans le morceau, de complètement le retravailler pour l’intégrer, pour rendre le tout plus intéressant et plus excitant.

Jean-Noël : En fait sur le titre, tout le monde est sollicité. Sur « Da Blues »,  c’est vraiment ensemble qu’on a décidé de faire appel à un guitariste dessus, de rajouter du piano, une batterie. C’est un travail vraiment plaisant. Tout le monde y met sa patte. Par exemple en live, Matthieu et Laurent sont à la guitare et à la machine, moi je suis à la batterie et Nick est au piano. Mais si tu veux, en studio c’est beaucoup plus compliqué que ça, car tout le monde s’échange tout. C’est un échange permanent, un va et vient, c’est vraiment cool !

C’est assez fou que « (Pride) A Deeper Love » soit diffusé en bande son pour la publicité de Kaporal ! Racontez-moi comment ça s’est passé !

Laurent : En fait, c’est Kaporal qui a contacté notre maison de disque. Ils cherchaient de nouveaux artistes, une nouvelle compagne. En gros, ils ont flashé sur notre titre et ils nous ont vite envoyé une version avec le clip dessus, voir en nous demandant si ça nous plaisait. On a trouvé ça super beau. Les images étaient super bien réalisées. On était hyper emballés, et voilà !

Pourquoi utilisez-vous deux pseudonymes différents, l’un We Are I.V et le second Skydancers pour vous retrouver finalement à 4 dans les deux cas ?

Matthieu : En fait, à la base on était un groupe de producteurs et on travaillait pour des artistes, à cette époque on s’appelait juste Skydancers. C’était le nom qu’on avait choisi en tant que producteurs. Au moment de monter notre groupe, on a pris un nouveau nom, ça nous paraissait logique, Skydancers ce sont les producteurs.

La prochaine étape, c’est l’EP de 6 titres. Arrêtez-moi si je dis une bêtise : On y retrouvera six titres originaux ? Mêlant la pop à l’électro ? Le 11 mars dans les bacs ? C’est ça ?

Nick : C’est exactement ça ! Par contre il y a une reprise dedans ! Il va être génial. On a hâte de le sortir.

Laurent : Juste pour compléter, on a un nouveau single qui sera extrait de cet EP, qui sortira peu avant la sortie de cet EP (ndlr, le 11 mars). On prépare aussi plein de trucs autour de l’EP, des vidéos, tout ça ! On a aussi hâte de le défendre en live, commencer à faire des tournées… Beaucoup de collaborations arrivent ! Un remix pour X Ambassadors est sorti récemment.

Aussi, on est sur un gros remix international, qui sera bientôt dévoilé !

Ecoutez  « In Your Space », le nouveau single de We Are I.V :

Y aurait-il une question dont vous souhaiteriez que je vous pose et à laquelle vous auriez aimé répondre ? 

Nick : Pourquoi êtes vous aussi bons ? (Rires) Non je plaisante !

Matthieu : Quels sont les influences de We Are I.V pour cet EP ?

Sur ce qu’on fait, on dit souvent que c’est un son pop radio, mais c’est assez large. Il y a des sons influencés par des groupes plus rock, comme on l’a dit tout à l’heure, comme Coldplay, U2, et d’autres beaucoup plus modernes comme DJ Snake, Justin Bieber. Il y a plein de mélanges. Nous, ce qui nous passionne, c’est d’arriver à faire en trois minutes une chanson qui peut passionner des milliers de personnes, puis de les retrouver en concert, les connecter à cet univers là avec cet EP. On a aussi bien la culture rock, un peu plus Old School, et électro.

On écoute de tout, tout le temps, des DJs, des producteurs, des classiques. C’est un mélange de tout ça qui nourrir ce que l’on fait. À chaque chanson, on essaye de faire un peu mieux que la précédente.

Avant de terminer cette interview, auriez-vous une petite exclusivité à livrer à aficia ?

Il y a une artiste anglaise qui chante en featuring sur l’EP !

Découvrez justement le contenu de l’EP appelé We Are I.V »  :

1. Da Blues Feat. Mista «E»
2. Top of The World Feat. Lovestarrs
3. 1234
4. In Your Space
5. Superbowl
6. Another Day in Paradise

Vous en savez maintenant un peu plus sur We Are I.V, leur univers artistique, leurs projets mais aussi leur début de parcours. L’année devrait d’ailleurs être riche en succès pour ce groupe qui propose véritablement un univers planant, tout en douceur, leur correspondant tout à fait. Comme évoqué dans l’interview, ils livreront d’ailleurs un premier EP le 11 mars prochain, date à laquelle nous espérons avoir déjà entendu le nouveau single sur les ondes.

http://www.aficia.info/playlists/playlist-exclusive-de-we-are-i-v/69269

De notre côté et fidèle à nos mauvaises manières, nous avons voulu en savoir plus sur We Are I.V, ce groupe qui paraît si sage. C’est avec notre portrait décalé que We Are I.V se dévoile encore un peu plus, des questions pas forcément très sérieuses mais qui nous ouvrent, toujours davantage, la porte de leur univers artistique et humain.

Le portrait décalé de We Are I.V :

Votre plat préféré ? Nick : La fondue savoyarde.

Laurent : Les Sushis

Si vous étiez une insulte ? Matthieu : Puta*n, parce que je le répète à longueur de journée je crois !

Jean-Noël : C’est mon insulte aussi pour le coup…

Si vous étiez un animal ?  Nick : Je serais un chat ! Pour la petite anecdote, tout le monde au studio dit que je suis un chat parce qu’apparemment je m’assois bizarrement.

Matthieu : Sans hésitation, je peux te dire que je serais une tortue, car si je devais faire une imitation de la tortue, je serais très performant !

Nick : Il est d’une lenteur extrême aussi, c’est insupportable !

Une chanson qui vous fait danser ? Nick : Ben « Da Blues », mais on va en trouver un plus original…

Jean-Noël : Le Bruno Mars avec Mark Ronson : « Uptown Funk »

Nick : N’importe qu’elle chanson de Michaël Jackson qui n’est pas une ballade !

Le prochain remix pour vous rêviez de faire ? Nick : J’aurais dis Ed Sheeran.

Jean Noël : S’il nous lit, ce serait vraiment cool de faire un remix de Stromaë, car on est tous fans !

Un film ou une série à voir absolument dans sa vie ? Nick : Breaking Bad

Matthieu : Moi aussi ! Je l’ai regardée plusieurs fois pour être sûr que la fin c’était toujours la même !

Un livre à emporter partout avec vous… Nick : Je l’ai dans mon sac attends… C’est un livre qui s’appelle « The Song Machine » de John Seabrook qui parle de l’industrie musicale. C’est très intéressant ! C’est assez marrant car c’est notre premier cadeau que nous a fait notre manager quand il a commencé à travailler avec nous. Je te le conseille si tu ne l’as pas lu !

Nick : Je monopolise la conversation ! J’en ai un autre, ce serait « Le double » de José Saramago, un auteur portugais. J’adore ! Y’en a tellement…

Jean Noël : En fait, à part Nick, on ne sait pas lire (Rires) ! Non mais… (Rires)

Laurent : Je terminerai par « Your Brain On music » qui parle de ce que la musique fait, ce qu’elle déclenche comme émotions dans notre cerveau, les notes, tout ça…

Votre dernier coup de cœur musical ? Nick : Il y en a tout le temps. Il y a une fille qui s’appelle Betty Who, c’est pas tout nouveau, mais c’est un peu rock electro, c’est absolument génial !

Matthieu : Moi c’est le retour de Justin Bieber, qui m’a scotché !

Jean Noël : Moi j’aime beaucoup, le premier album de Charlie Puth, le gars chante super bien, il fait de très bonnes compos…

Un DJ dont la carrière a, ou explose actuellement et qui vous fait rêver ?  Tous : En tant que français, je crois que David Guetta est le mieux ! Ce qu’il a fait est tout simplement incroyable !

Pour mixer une soirée, Paris-Bercy ou la plus grande discothèque de la planète ?  Nick : Pour tout le monde, c’est Bercy ! Surtout depuis qu’ils l’ont refait !

Le pays de la fête est pour vous…  Laurent : Franchement, la Californie, j’aime bien ! Ce n’est pas un pays mais tant pis !

Vous rencontrez des Martiens, comment décrivez-vous votre musique en trois mots ? Matthieu : Je te donne le premier mot, festive !

Jean Noël : Lumineuse pour le deuxième mot.

Nick : Positive !

Laurent : Pour le fun, je te dirais Universelle !

L’objet que vous ne quittez jamais ? Matthieu : Franchement, mon Smartphone !

Nick : Je vais te dire ma montre !

Si vous étiez une invention ? Nick : Le moteur ?!

Matthieu : Un truc en rapport avec la musique, ce serait sympa… Franchement, quelque chose qui a aidé le pré-enregistrement ou la musique amplifiée… Le micro par exemple !

Si vous deviez conseiller à vos fans un endroit à visiter sur Terre… Matthieu : La prochaine salle de concert où on va jouer.

Nick : La Scandinavie, ou le Nord du Canada, pour la beauté du paysage.

La plus grosse bêtise de votre vie ? Laurent : Franchement, être dans cette pièce avec les trois autres !

Je crois qu’on essaye de faire des choix intelligents, mais pas que… j’imagine.

Matthieu : Ah je sais ! Ce n’est pas vraiment une bêtise, A chaque montée sur scène, je me demande pourquoi je fais ce métier tellement j’ai peur !

Nick : Moi j’en ai une, ce n’est pas non plus une bêtise, c’est plus une anecdote. Alors je vais un peu afficher Jean-Noël mais bon… Nous sommes partis faire un voyage aux US enregistrer une série de chansons pour d’autres artistes. Il se trouvait qu’il y avait un jaccuzzi dans notre hôtel. On a dit à Jean-Noël d’envoyer un message à notre équipe Warner en France et il l’a envoyé sur le standard téléphonique, au lieu de l’envoyer par SMS comme prévu, juste pour dire « on est dans le jacuzzi avec les bières ! ». Elle est pas mal hein ?

C’est la fin de notre interview, mais la tradition chez aficia est de toujours laisser le mot de la fin à l’artiste. Vous avez donc carte blanche pour vous adresser à nos lecteurs, votre public, à vos fans…

Celle-là va être difficile ! On aimerait remercier tous ceux qui nous suivent que ce soit sur Spotify, YouTube, DailyMotion depuis les débuts, en concert… On espère que l’EP et les gros titres qui vont sortir vont leur plaire car on les aussi pour eux. On espère les voir au prochain concert. Qu’ils restent connectés !

Et vraiment merci beaucoup à toi Valentin, pour ton interview ! On t’invite d’ailleurs à notre prochain concert évidemment ! À bientôt !