Anaysa - @ Marianne Heele
@ Marianne Heele

Anaysa en interview Dix-Moi depuis le Crossroads Festival !

Anaysa fait partie des 5 artistes que nous avions repérés pour interviews au Crossroads Festival. Voici son interview en 10 questions !

Rencontrée lors du Crossroads Festival à Roubaix, Anaysa s’impose comme une voix singulière de la nouvelle scène pop française. Originaire de Montpellier, installée à Lille depuis quelques années, l’artiste mêle chanson, pop urbaine et éclats électro dans un univers sincère, spontané et profondément humain. Conversation autour d’un premier EP en préparation, d’une écriture instinctive et d’un parcours qui ne cesse de prendre forme. C’est le format Dix-Moi que nous avons choisi ! 

Anaysa en interview !

1- Comment te présenterais-tu à celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je fais de la chanson pop, avec des influences qui bougent selon mes envies et je suis originaire de Montpellier. Lille est ma nouvelle maison depuis quatre ans. J’ai rencontré mes musiciens, Marin et Thibault, ici. À côté, je travaille dans un restaurant en tant que serveuse — la musique n’est pas encore mon activité principale, mais c’est clairement ma priorité.

2-Ta musique navigue entre chanson, pop et touches électro. C’est assez hybride finalement. Comment tu définirais ton style ?

Franchement, je ne sais jamais vraiment répondre à cette question (rires). J’avoue ne pas savoir différencier le rock du punk, c’est pour te dire ! Vraiment je ne sais pas. Je suis nulle pour définir un style. J’écoute de tout et je mélange tout, donc je dis “pop” par facilité. Mais selon les morceaux, je peux rapper un peu, chanter plus doucement, ou partir sur des sons très électro. En fait, je fais ce que je veux, comme ça vient.

J’écris l’amour parce que c’est ce qui me traverse, c’est spontané. Je raconte ma vie, tout simplement.

– Anaysa pour aficia.

3- Tes textes parlent souvent d’amour, de rupture, de blessures… C’est un terrain naturel pour toi, et quel est ton processus d’écriture ?

Oui, complètement. C’est ce qui vient le plus spontanément. Écrire sur l’amour, c’est presque instinctif : ça sort tout seul. J’ai plus de mal à écrire sur des sujets concrets ou sociaux, parce que ça demande un autre type de travail d’écriture. Mais parler de mes émotions, de mes histoires, c’est naturel. J’écris l’amour parce que c’est ce qui me traverse, c’est spontané. Je raconte ma vie, tout simplement.

Concernant le processus d’écriture, c’est toujours dans l’instant. Quand j’ai besoin que ça sorte, je me pose à mon bureau et j’écris d’un coup. C’est rare que je reprenne un texte plus tard. Tout est dans le moment, dans l’émotion. Je suis assez impatiente comme personne, donc ça colle bien à ma manière de créer.

4- Tu as participé aux Inouïs du Printemps de Bourges en 2024. Qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Anaysa - @Marianne Heele
@Marianne Heele

C’était une expérience folle ! Je ne savais même pas trop ce que c’était avant d’y aller. J’y suis allée un peu comme une touriste, sans entourage ni connaissance du milieu. Et là, grosse claque : j’ai découvert toute l’intensité, les rencontres, la réalité de l’industrie. C’est ce qui m’a vraiment fait dire que je voulais faire ça sérieusement.

5- Tu sembles encore en phase d’apprentissage de ce milieu…

Honnêtement, je ne vais pas te mentir que j’ai pris une petite claque dans la gueule à Bourges. J’essaie de démêler sans cesse toutes ces questions de droits, d’administration… Il y a tellement de choses à comprendre : les droits, la gestion, la communication… Heureusement, j’ai ma manageuse qui m’explique tout ça. C’est un vrai soutien. Mais c’est vrai que tout l’aspect stratégique, c’est pas mon fort. Moi, je veux juste faire de la musique (rires).

6- Est-ce que tu réfléchis quand même à une stratégie pour faire exister ton projet ?

Oui et non. Moi, je fais avant tout de la musique. La stratégie, c’est pas mon fort, mais j’y pense forcément un minimum, parce que personne ne le fera à ma place. Je n’ai pas de label qui gère tout ça pour moi, donc je dois apprendre à le faire, même si ça ne vient pas naturellement.

En vrai, je suis du genre à vouloir sortir un morceau dès qu’il est fini. La patience, c’est pas mon truc… L’impatience, c’est l’ennemi des artistes.

7- Tu rêves de grandes scènes ?

Bien sûr ! J’en ai envie, évidemment. Pour l’instant, chaque scène est déjà une chance, mais je me projette forcément plus loin. J’aimerais grandir, faire de belles dates, partager avec le public.

8- Et côté influences, qui t’inspire ?

Dernièrement, j’ai beaucoup écouté Arthur Ely, j’aime cette façon qu’il a de mélanger poésie, chanson et parlé-chanté. C’est doux, c’est libre. Et puis j’écoute aussi Adés The Planet,  j’adore son univers.

9- Le morceau “Papillons”, ton tout nouveau single, t’a particulièrement marquée. Pourquoi ?

Parce qu’il représente bien ce que je suis aujourd’hui. Il y a du débit, du chant, de l’électro, et à la fois quelque chose de doux. C’est le morceau dans lequel je me reconnais le plus. C’est une vraie évolution par rapport à mes débuts.

10- Tu travailles actuellement sur ton premier EP. Peux-tu nous en dire plus ?

Il est prévu pour début 2026, et il s’appellera Princess TN, parce que je porte des TN tout le temps ! (sourire) Il y aura plusieurs titres dont certains déjà sortis. L’idée, c’est de construire autour, de le défendre sur scène, d’en faire une vraie étape dans mon parcours.  Je cherche surtout à être heureuse et épanouie dans ce que je fais. Je veux continuer à créer, à jouer, à rencontrer des gens. Et que les gens aiment ce que je fais. Ce serait déjà énorme. J’ai mes plus gros morceaux qui arrivent. Ils vont être bons. Et puis…la recherche d’un peu d’argent aussi, ça aide !