Anton Solo - (c)Loana Duron
Anton Solo - (c)Loana Duron

Anton Solo en interview Flash : “Cet EP, c’est ça : l’histoire d’une chute, puis d’une renaissance.”

Il est de cette nouvelle génération qui mêle émotion et énergie. Anton Solo bouscule la scène pop française avec Excès de vie, un premier EP où se rencontrent groove, sensibilité et renaissance. Rencontre.

On est allés à la rencontre d’Anton Solo, un artiste qu’on ne risque pas d’oublier. Avec son premier EP Excès de vie, il transforme ses excès, ses doutes et ses nuits trop longues en chansons lumineuses. Un projet à la croisée de la chanson française et de la disco-funk, où l’introspection danse main dans la main avec le groove. Entre rythmes solaires et émotions à fleur de peau, Anton Solo raconte une jeunesse en quête de sens, un besoin de vivre intensément, parfois trop  et la musique comme planche de salut. Excès de vie, c’est une chute, une renaissance, et surtout un cri d’amour à la création.

Pour mieux comprendre ce mélange d’énergie et de sincérité, on lui a posé 5 questions pour une interview Flash. De quoi se plonger dans l’univers d’Excès de vie, un premier EP qui brille autant qu’il touche.

Anton Solo, l’interview Flash : 

1/ Ton EP Excès de vie raconte une descente dans la fête pour oublier, puis une renaissance grâce à la musique. Comment cette histoire s’est-elle transformée en chansons ?
C’est une histoire très personnelle. Excès de vie raconte vraiment une période de ma vie, entre mes 18 et 21 ans. À ce moment-là, j’étais en études, et comme beaucoup d’étudiants, je faisais beaucoup la fête. Mais moi, je le faisais pour de mauvaises raisons. J’ai eu une période compliquée avec l’alcool, où je buvais pour aller mieux, pour oublier une rupture, des déceptions… mais ça ne faisait qu’empirer les choses. Je me sentais mal, vide, et même dur envers moi-même.
Et puis, au milieu de tout ça, il y a eu de la musique. C’est vraiment ce qui m’a sauvé. Le fait d’écrire, de composer, de jouer avec d’autres musiciens, ça m’a ramené à la vie. Jouer, c’est un plaisir tellement pur, plus fort que la douleur ou la peur. Cet EP, c’est ça : l’histoire d’une chute, puis d’une renaissance à travers la musique.

2/ Ta musique oscille entre la nostalgie de la chanson française et la lumière de la disco-funk. C’est un équilibre qu’on sent très personnel. Comment as-tu trouvé ce son à ton image ?
Je crois que c’est venu naturellement, parce que c’est le mélange de tout ce que j’aime. Il y a, d’un côté, la chanson française avec ses textes profonds, ses émotions, ses histoires — ce que j’ai découvert en partie avec ma mère, et aussi en rencontrant d’autres artistes de pop française — et de l’autre, la soul et la funk que j’écoute depuis toujours grâce à mon père.
J’ai grandi avec Earth, Wind & Fire, Kool & The Gang, Barry White, Elton John… Ce sont des artistes qui m’ont marqué par leur groove, leur énergie. Et aujourd’hui, des artistes comme Jon Batiste ou même Julien Granel m’inspirent énormément.
J’ai aussi une grande admiration pour des auteurs-compositeurs comme Michel Berger, France Gall ou Goldman, qui arrivaient à faire danser tout en disant des choses fortes.
C’est un peu ça que je cherche : faire une musique lumineuse, dansante, mais habitée et touchante. Que les gens bougent, chantent et ressentent en même temps.

3/ Dans une publication Instagram, tu parles de ton père, qui t’a transmis la culture funk et soul américaine, et de ta mère, qui t’a initié à l’écriture. Comment ces deux influences dialoguent-elles dans ton travail ?
Mon père est pianiste, donc très tôt, il m’a mis les mains sur un clavier. J’ai commencé à 5 ans, puis j’ai fait le conservatoire de jazz de Toulon. Lui m’a transmis l’amour du son, du groove, du jeu.
Ma mère écrivait, et ça je l’ai appris tard. Même si on n’a jamais écrit ensemble, je crois que ça m’a poussé à écrire et à me pencher sur la manière de raconter mes émotions. Puis j’ai aussi découvert Michel Berger, France Gall, Goldman… et je suis tombé amoureux de cette chanson française, du rapport à l’écriture, à la sensibilité.
Ces deux héritages dialoguent naturellement dans ma musique : le groove et la sincérité, le corps et le cœur.

4/ Le titre Excès de vie évoque autant l’intensité que la fragilité. Qu’est-ce que “vivre trop” signifie pour toi aujourd’hui ?
Pour moi, “vivre trop”, ce n’est pas forcément faire la fête sans limite. C’est surtout ressentir trop. Aimer trop fort, souffrir trop fort, tout vivre à fond.
J’ai toujours été quelqu’un de très sensible, et parfois, cette intensité m’a un peu bouffé. C’est beau, mais c’est dangereux aussi, parce qu’on se perd là-dedans. Excès de vie, ça raconte ça. Aujourd’hui, je cherche plus l’équilibre, la paix. Cet EP, c’est un peu la fin d’un cycle, et le début d’un autre.

5/ Si les auditeurs devaient retenir une seule chose de ce premier EP, une émotion, un mot, une couleur. Qu’aimerais-tu que ce soit ?
Je dirais le discolila. Je vous laisse avec ça, ahah !

6/ aficia est précurseur de nouveaux talents. Tu nous conseilles d’écouter quels artistes ?
Je te dirais Juste Bertrand, Ceryse, Demain les Garçons et Victoria Flavian.