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Bleue en interview flash : “J’ai arrêté de sortir des chansons pour comprendre qui j’étais vraiment”

Direction le Festival Jardin Sonore à Vitrolles (13). Entre deux concerts, nous avons rencontré la locale Bleue qui compte bien faire grand bruit. Entretien avec aficia. 

À seulement 22 ans, Bleue avance à contre-courant. Après avoir connu un succès inattendu avec “Embrasse-moi”, morceau devenu un petit succès viral avec plus de 6 millions d’écoutes sur Spotify, la jeune artiste a choisi de ralentir. Le temps de trouver sa propre voix, de construire une identité artistique, autour de la pop alternative française, qui lui ressemble et de préparer un premier EP profondément personnel. Rencontre avec une artiste vraie, sincère, qui préfère l’authenticité à la précipitation. Nous lui avons posé 5 questions depuis le festival Jardin Sonore là où elle performera le soir même grâce au Parcours Sonore. C’est notre format flash ! 

Bleue en interview flash : 

1 Tu revendiques la chanson française, mais on entend aussi beaucoup de pop et d’électro dans ta musique. Comment as-tu construit cette identité sonore ?

Justement, c’est pour ça que j’ai arrêté de sortir des chansons après “1 semaine à Bruxelles” et “Embrasse-moi”. Je ne savais pas encore quelle direction artistique je voulais prendre. J’avais l’impression de recopier des artistes que j’admirais énormément. Quand on fait ça, on ne raconte plus vraiment sa propre histoire.

J’ai donc recommencé à écrire très simplement, en guitare-voix, pour revenir au texte, à la structure, au squelette des morceaux. J’ai travaillé avec Lili Poe, Mathieu Bénier-Grenaim, et Brö. Ensuite, j’ai rencontré Bastien Burger, qui a immédiatement compris ce que je cherchais : garder la chanson française au cœur de mon projet tout en y apportant une vraie couleur pop alternative. La suite va être ça.

2 Billie Eilish revient souvent parmi tes influences. Qu’est-ce qui t’inspire autant chez elle ?

Billie Eilish a énormément compté dans mon parcours. J’ai grandi avec des artistes comme Céline Dion, où tout repose sur la puissance de la voix. Billie Eilish m’a montré qu’on pouvait raconter des choses très personnelles avec beaucoup de douceur. Ça a été une révélation. En ce moment, je réécoute aussi beaucoup Christine and the Queens. Cette influence revient énormément dans les productions de mon EP. Billie restera toujours une référence, mais aujourd’hui mes inspirations évoluent aussi.

3 Impossible de ne pas parler de « Embrasse-moi ». Plus de 6 millions d’écoutes sur Spotify pour une artiste indépendante, c’est impressionnant. Comment expliques-tu un tel succès ?

Franchement, tout est arrivé de manière très naturelle. Un DJ qui s’appelle VD m’a contactée sur Instagram parce qu’il cherchait une chanteuse. On avait des amis en commun et j’ai tout de suite adoré l’idée de faire un featuring. J’ai écrit les paroles en quinze minutes dans ma chambre, ce qui ne m’arrive quasiment jamais. On a simplement sorti le morceau sur TuneCore et, un mois plus tard, on dépassait déjà le million d’écoutes.

Ensuite, Spotify nous a énormément aidés grâce à son algorithme. Deux vidéos TikTok ont pris, un label canadien a récupéré le morceau et tout s’est emballé. Aujourd’hui encore, la chanson continue de grandir. Elle réalise environ 16 000 écoutes par jour. Le plus fou, c’est qu’elle fonctionne davantage aux États-Unis qu’en France. On a même été numéro un sur Apple Music aux Philippines et diffusés dans tous les Walmart américains.

4 Avant d’être artiste, es-tu aussi une grande spectatrice de concerts ? Tu regardes les concerts avec des yeux de fan ou déjà avec ceux d’une artiste ?

Complètement. Les concerts m’ont toujours bouleversée. Mon tout premier, c’était Violetta au Dôme de Marseille. J’adore voir des shows parce qu’on y transmet énormément d’émotions. Aujourd’hui, je vais voir énormément d’artistes. Deluxe récemment, bientôt Nilusi, Numah… J’essaie vraiment d’en voir le plus possible. Je suis incapable de simplement profiter du spectacle ! (Rires.) Je n’arrive même pas à danser. J’analyse absolument tout : les prises de parole, la mise en scène, la façon dont les artistes occupent l’espace… Je prends même des notes pendant les concerts. Pour moi, c’est une véritable masterclass. Le dernier que j’ai vu m’a appris énormément de choses pour mes propres performances.

5 On voit aussi beaucoup d’artistes émergents graviter autour de toi. Est-ce que ce réseau t’aide à construire ton projet ?

Oui, énormément. Je pense qu’au début d’une carrière, on a tous besoin de conseils et d’astuce. C’est très rassurant. Avec Lili Poe, on a écrit plusieurs chansons de mon projet. Elle a aussi été ma coach scénique via l’accompagnement du 6mic. Honnêtement, elle m’a énormément appris. J’ai rencontré beaucoup de personnes, en termes de compositions, des auteurs. Toutes ces rencontres nourrissent énormément mon projet.

Question Bonus : Qu’est-ce qui nous attend pour la suite ?

Cette dernière année a surtout été une année de création. J’avais besoin de ralentir pour comprendre ce que je voulais vraiment écrire. Aujourd’hui, les premières chansons commencent à être terminées. J’ai eu 22 ans il y a quelques jours et je me suis promis que cette année serait celle de la sortie des premiers titres de mon EP. Tout ce projet tourne autour d’une seule idée : être honnête avec moi-même et avec les autres. Ces chansons sont une première mise à nu. Elles parlent de ce que je ressens, de ce que je vois et de ce que je traverse. J’espère simplement que cette sincérité trouvera un écho chez les gens.

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Cet article est signé Valentin Malfroy, rédacteur en chef d’aficia, journaliste et attaché de presse. Si cette qualité éditoriale est celle que vous aimeriez obtenir pour parler de votre projet dans les médias, contactez-moi pour construire une stratégie de relations presse adaptée à vos objectifs avec inventa.