TeddyBear a réussi à s’imposer dans le paysage musical avec très peu de morceaux. aficia vous propose un focus sur l’auteur de “Chaussures Roses”.
Parfois, il suffit de quelques mots et de quelques mélodies pour marquer. C’est un peu le destin de TeddyBear. Agé de 24 ans, l’artiste belge n’a sorti que 3 titres et est pourtant sur toutes les lèvres et dans tous les évènements. Avant même la sortie de titres officiels, il était déjà en première partie d’artistes comme Clara Luciani, Puggy ou Orelsan. C’est dire le talent dont dispose l’artiste. Entre rap et chant, il livre des textes construits et résilients, le tout avec un verbe et une voix singuliers. Baignant dans la musique depuis tout petit, il aime à dire que celle-ci est sa langue paternelle. Dans ses textes, il aborde les relations humaines et la construction de soi avec une vérité crue, sans tabous.
Nous sentons dans l’écriture de TeddyBear l’urgence de coucher des mots sur des sentiments instantanés. Il en ressort une écriture franche, honnête et pleine de vérités. Les influences musicales de l’artiste sautent aussi à l’oreille. Impossible de ne pas entendre Brel dans la manière de dicter les mots ou Eddy De Pretto dans la manière de les écrire. Ses armes, ils les a faites sur les réseaux sociaux en publiant sans filtres tout ce qui lui passe par la tête, comme un journal intime ou un cahier de brouillon. Et au fil de sa présentation au monde, les statistiques montent et montent. Cette mélancolie et cette spontanéité engendrent une sensation de proximité pour son public. Teddy Bear est un dresseur de portraits, à l’écriture fine et à l’interprétation forte.
Découvrez “Chaussures Roses” de TeddyBear (avec François Damiens dans le clip) :
Une écriture brute, sincère et dans l’urgence
Il couche sur papier son mal-être physique et ses instabilités émotionnelles. Et sa voix éraillée amplifie encore son vécu. Son premier titre “Tout Va Bien” lui a été inspiré par son père. Ce dernier le fait relativiser sur son besoin de lâcher prise face à ses inquiétudes légitimes. Il peut se plaindre après un ras-le-bol s’il a conscience de la chance qu’il a. Dans “Chaussures Roses”, il est question de chaussures achetées par sa grand-mère pour qu’il les porte pendant une représentation. Comme un hommage, la famille semble très importante et c’est cette affection pour celle-ci qui donne toute la magie aux textes de TeddyBear. Il y scande également une phrase que le commun des mortels s’est déjà maintes fois répété : « Faut que j’m’aime, c’est la base dune vie saine ». Nous nous reconnaissons tous dans ces mots et dans cette urgence d’agir et de penser pour notre bien.
Ce dernier morceau commence à se faire une place sur les radios françaises, après avoir été #4 de l’airplay en Belgique. Il permet également à TeddyBear d’écumer les festivals cet été, des Francofolies de Spa et de La Rochelle aux Arênes de Nîmes. Il passera par le festival Transe Atlantique de Saintes le 21 août mais également au festival Les Solidarités de Namur le 05 septembre. Ce sera peut-être l’occasion d’entendre “Enfin Bon”, son dernier titre. Toujours dans une brutalité et une urgence qui le caractérise, il y est question de la séparation récente de ses parents. Il les interroge tour à tour sur cette rupture avant de se positionner sur sa conception de l’amour et ses peurs autour de ce sentiment.
Découvrez “Enfin Bon” de TeddyBear :
Tout porte à croire que TeddyBear devrait bientôt sortir un EP, voire un album. Restez à l’affût, c’est une des révélations de l’année.


