PETiTOM a dévoilé son premier single “Pas sans toi” et s’est prêté au jeu de l’interview Dix-moi. 10 questions pour découvrir ce nouveau talent à suivre.
Après plusieurs mois passés sur les routes avec Molière, l’opéra urbain, PETiTOM tourne une nouvelle page et se lance dans l’aventure en solo. Entre la France et le Québec, le jeune artiste trace son propre chemin avec “Pas sans toi”, un premier single pop et sensible qui met en avant les liens humains. Avant une série de premières parties aux côtés de Fredz et la sortie prochaine de nouveaux titres, il s’est confié sur ses débuts, ses inspirations et sa vision de la musique.
L’interview Dix-Moi de PETiTOM :
Tu viens de Molière, l’opéra urbain : comment s’est fait le passage de cette aventure collective à une carrière solo ?
Même si c’est une carrière solo, j’avoue que je reste un gars très collectif. Dans tous les projets que j’entreprends, je suis rarement seul. C’est sûr que passer d’une routine où l’on est plusieurs à partir en tournée, à créer, à une production de plus d’une centaine de personnes, pour me retrouver ensuite seul avec ma guitare et ma petite équipe, ça fait un contraste… mais je ne suis pas complètement seul, donc ça n’a pas été trop déstabilisant.
Pendant Molière, je commençais déjà à préparer la suite, donc il n’y a pas eu de gros décalage. Molière me tenait énormément à cœur, ça a toujours été mon rêve de faire de la musique en France, mais la page était déjà en train de se tourner. J’avais envie d’être le premier rôle de ma propre vie, plutôt que celui d’une comédie musicale.
Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté artistiquement et humainement, et qu’est-ce que tu en gardes aujourd’hui dans ta musique ?
En tant qu’artiste ou même en tant qu’humain, on attend souvent que quelque chose nous tombe dessus. La façon dont Molière est arrivé, c’est un peu le contraire : il a fallu que je vienne en France, que je me crée moi-même cette opportunité. Quand tout ça s’est terminé, je me suis dit : “Bon, inutile d’attendre que quelque chose arrive, c’est à moi de le provoquer”.
Finalement, j’ai beaucoup appris de Molière lui-même : en lisant ses pièces et en incarnant son personnage, j’ai compris que c’était quelqu’un qui allait chercher ses chances. Avant Molière, j’étais plus dans l’attente. Maintenant, j’ai envie d’agir, de créer, de m’entourer des bonnes personnes pour avancer.
Tu viens de sortir ton premier single : qu’est-ce qu’il raconte et pourquoi avoir choisi ce titre pour débuter ?
Je trouve que dans la vie, tout seul, on ne va pas très loin. Ce single parle du lien qui unit les gens : on peut penser à une relation amoureuse, mais aussi professionnelle, amicale ou familiale. Ce que j’écris tourne beaucoup autour de l’évolution de soi, de l’amour, des doutes, mais toujours avec une ouverture et une note positive. En tant que PETiTOM, je cherche toujours à devenir grand (rires).
Ce premier single, c’est un peu comme une hymne à l’union, au travail d’équipe, à ces relations qui ne sont pas toujours parfaites mais qu’on choisit de faire durer. Même si ce n’est pas toujours rose, on se choisit et on avance ensemble.
Quel est ton processus créatif ?
J’écoute de tout : du folk, du rap, de la pop… Toutes les musiques que j’ai entendues ces derniers jours ou semaines m’influencent. Souvent, tout commence en studio avec un air de guitare ou une mélodie au piano. Je travaille avec deux équipes, et ce que j’aime, c’est que chacune a un mood différent. J’arrive toujours à l’écoute de moi-même et des autres.
Cette chanson, par exemple, est née d’un sentiment : ma famille me manquait au Québec, mais en même temps j’étais heureux en tournée. J’avais du mal à comprendre ce mélange d’amour, de nostalgie, de joie et de tristesse. On a décortiqué ce ressenti là. Il n’y avait pas d’influence particulière, juste une émotion à traduire.
Comment tu définirais ton univers musical à quelqu’un qui ne t’a encore jamais écouté ?
Je dirais que c’est de la pop, mais avec beaucoup d’émotions et une envie de se vider, de se libérer physiquement et émotionnellement. Je cherche avant tout à transmettre un sentiment, à faire ressentir quelque chose. Il y a beaucoup d’émotion, dans ce titre comme dans ceux qui vont suivre.
Le clip est sorti : peux-tu nous donner un aperçu de l’ambiance et de ce que tu voulais transmettre visuellement ?
Je suis un artiste qui aime le chaos, je trouve ça beau, mais pour ce clip, j’ai voulu quelque chose d’épuré. C’est un clip artistique, simple, avec une petite histoire. Sortant de Molière, je voulais marquer un détachement entre le moi d’aujourd’hui et celui du spectacle. Je voulais qu’on me voie simplement, sans artifice, qu’on s’habitue à me voir autrement qu’avec la veste rouge de Molière. Un retour à l’humain, tout simplement.
Est-ce que tu considères l’image aussi importante que la musique pour partager ton univers ?
Oui, vraiment. Je suis un grand fan d’images, de clips, de mode… Je trouve ça fabuleux quand on parvient à trouver l’équilibre entre musique et image.
Dans l’époque où l’on vit, c’est important. Mais en même temps, j’aime aussi le mystère : parfois, j’aime ne pas connaître le visage du chanteur que j’écoute sur Spotify. Je suis un peu partagé là-dessus.
Tu vas assurer les premières parties de Fredz en octobre : comment as-tu accueilli cette opportunité ?
Fredz est un ami que je connais depuis plusieurs années. On avait déjà fait des sessions ensemble au Canada. Pendant que je travaillais sur mon EP, je l’ai invité en studio avec le réalisateur avec qui je bossais. C’était encore le début pour moi.
On est restés en contact, et j’avais déjà fait sa première partie l’année dernière à la Cigale. Cette fois, il m’a proposé de faire plusieurs dates en France, et j’ai évidemment accepté avec joie. Avant de lancer mon propre spectacle, je préfère sortir mes chansons une à une. Les premières parties, c’est parfait pour présenter mon univers à des gens qui ne me connaissent pas encore. La scène me manque terriblement, donc j’ai très hâte.
Quelles sont les prochaines étapes pour toi après le single, le clip et ces premières parties avec Fredz ?
L’objectif, c’est de continuer à sortir des chansons, à présenter mon univers, ce que j’ai à dire en tant qu’artiste, autant en France qu’au Québec. Je fais beaucoup d’allers-retours, et plusieurs projets se concrétisent même si je ne peux pas encore en parler.
Mon projet principal, c’est vraiment la musique : m’exprimer, collaborer avec d’autres artistes, contribuer à faire grandir la culture, qui est essentielle dans la société où l’on vit. Je fais de l’art pour moi, mais aussi pour mettre des mots sur ce que d’autres n’arrivent pas forcément à exprimer.
Prochaine étape : sortir d’autres titres, des clips, et monter sur scène, d’abord dans des petites salles, puis en tournée. Il y aura au moins un nouveau single avant la fin de l’année. L’album est presque prêt… mais on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle idée : on crée tout le temps.







