Alexandre Sookia - aficia
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Alexandre Sookia en interview Flash : “C’est le chemin qui est intéressant et pour l’instant, il est cool !”

À l’occasion de son premier EP ‘Porte Bagage’, rencontre avec l’artiste breton Alexandre Sookia. 5 questions pour plonger au cœur de ses idées ! 

Depuis le printemps, il est l’une de ces voix qui nous accrochent par leur sincérité désarmante. Avec son single « Mélancolie Cruelle », l’artiste breton Alexandre Sookia nous avait déjà profondément touchés. Aujourd’hui, l’attente prend fin : son premier EP, ‘Porte Bagage’, est enfin disponible depuis le 15 octobre, et c’est un cadeau d’introspection.

À travers six titres, cet EP nous invite à regarder en nous toutes les choses que l’on traîne, les deuils, les amours et les souvenirs qui composent notre « bagage » personnel. ‘Porte Bagage’ happe autant par la voix que par la justesse de ses textes. C’est troublant, efficace, et d’une simplicité jamais péjorative, mais au contraire, parfaitement réussie. L’artiste prouve que les mots les plus justes sont souvent les plus simples, ceux qui touchent directement au cœur et résonnent en chacun de nous. Rencontre avec un artiste qui sait transformer l’intime en universel.

L’interview Flash d’Alexandre Sookia : 

1/ L’EP ‘Porte Bagage’ parle de paternité, de deuil et d’amour. Quel est le « bagage » le plus lourd que vous aviez besoin d’explorer dans ces six titres ? Quel morceau résume le mieux ce que l’on « transporte en soi » ?

J’avais besoin de mettre de la musique sur le manque de ma grand-mère plus particulièrement, mais au final sur tous les moments de ma vie. Ce sont des choses simples que j’essaie de mettre en musique pour que ça devienne une bande-son, que les gens puissent se reconnaître dedans et en faire leur chanson.

L’EP entier résume ce que l’on transporte en soi, tous les sentiments y passent… mais le thème de l’enfance, quand on connaît l’importance que cette période va avoir sur le reste de notre vie, se définit le mieux dans le morceau « Noor Monamour ».

2/ Tous vos clips sont tournés en Bretagne. Pourquoi cet ancrage visuel est-il si important ? Est-ce que ce décor régional aide à mieux raconter l’introspection intime de titres comme « La Lune » ?

C’est là où j’habite, où se trouve une partie de mon histoire, et là où je compose. Je ne me pose même pas la question : dès que j’ai une idée d’image pour le clip, je sors et je vais tourner. Le créneau est souvent serré pour le tournage, avec le temps qui change et les obligations de la journée… Tout est tourné à deux kilomètres de chez moi, ce qui rend le sujet encore plus personnel. Et pour le coup, j’ai filmé « La Lune » dans les dunes d’où est vraiment sortie cette histoire.

3/ Il y a ce concept d’un single par mois depuis décembre 2024. D’où est venue cette volonté ? Quelle sortie a été la plus marquante pour vous ? (s’il y en a eu)

Comme je ne suis pas très réseaux sociaux et que je n’arrive pas forcément à rester concentré sur une chose longtemps, le fait de sortir un morceau par mois m’a donné un rythme, et très vite mon attaché de presse est rentré dans le jeu aussi. Cette « obligation » de sortir un clip, un visuel et de tenir les dates pour avoir une promo efficace m’a forcé à avoir plus de rigueur.

Le premier son qui est passé en radio, « Porte Bagage » diffusé par Ici Breizh Izel, m’a beaucoup touché. Cela a fait remonter plein de souvenirs, car c’était la radio qu’écoutaient mes grands-parents, auxquels je dédie quelques chansons.

4/ « Porte Bagage » est votre premier EP en français. Maintenant que cette première étape est franchie, quelle est la suite ? Pensez-vous déjà à un album et vers quelles nouvelles sonorités aimeriez-vous vous diriger ?

Disons que la base est là et maintenant, il faut aller raconter l’histoire sur scène. C’est ce que je prépare en ce moment avec mes deux musiciens. Le 16 novembre, je ferai la release party de l’EP aux Balades Sonores à Paris, dans un format intimiste. Je vous invite à venir nous voir !

Je compose tout le temps, et depuis peu, j’arrive à intégrer mon autre culture (paternelle, de l’Île Maurice) avec des sons indiens, surtout au niveau des percussions. Je verrai où tout cela me mène… C’est le chemin qui est intéressant et pour l’instant, il est cool !

5/ aficia est précurseur de talents émergents – quel artiste tu nous conseilles de découvrir ? 

Carla de Coignac car j’aime beaucoup sa voix !