Zaz en interview : « Il y a beaucoup de gens à l’étranger qui apprennent le français pour comprendre mes chansons »

Zaz lancera son propre festival le mois prochain, dans l’Ardèche, au Château de Crussol. Elle dessine les contours de ce projet citoyen pour aficia !

Encore cet été, il y a les habituels festivals qui font le plein, comme Les Vieilles Charrues , Les Francofolies de la Rochelle , Hellfest, Solidays, Le Main Square et Rock en Seine. Mais il y a aussi des petits nouveaux, comme Lollapalooza (Paris), auquel sont conviés LP, The Weeknd, Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers pour ne citer qu’eux. Et dans l’intimité du Château de Crussol, dans le département de l’Ardèche, Zaz lancera quant à elle son premier festival dans le cadre de son projet associatif ZAZIMUT . L’idée ? Tourner les projecteurs sur des acteurs locaux en vue de promouvoir leurs projets et, in fine , façonner une société plus respectueuse.

Malgré le fait que tu sois très active, tu apparais néanmoins aux yeux de nombreux Français comme étant très en retrait actuellement. Est-ce par choix ?

Non, ce n’est pas du tout un choix. Je n’ai pas encore le don d’ubiquité ! (Sourire) Je chante au Brésil, en Argentine ou au Japon… Je ne peux pas être en France. J’ai beaucoup joué dans les Zénith à un moment, et je me concentre sur ma tournée à l’étranger. Bon, il y a quand même le projet ZAZIMUT qui me donne l’occasion de revenir un peu dans le coin. Et puis j’ai plein d’autres projets en fait…

Qu’est-ce que tu chantes à l’étranger et comment expliques-tu ton succès aussi retentissant ?

Pour moi, ce qui synthétise le mieux l’image que je véhicule, c’est le fait qu’on me dise qu’on ne comprend pas ce que je chante mais qu’on reçoit ce que je donne. La barrière de la langue n’existe pas vraiment à l’étranger, parce que le public est concentré sur l’énergie que je renvoie. Je sais qu’il y a quand même beaucoup de gens qui apprennent le français pour comprendre mes chansons. Je remarque aussi un grand intérêt pour notre langue à travers le monde. Il y a un amour de la culture française aussi. Au-delà de ce que j’imaginais ! Je dirais même qu’il y a un amour de l’esprit français. Ici, j’ai été mise dans une boîte, alors qu’à l’étranger les gens viennent me voir quel que soit le style de ma musique. En ça, mes albums ne me représentent pas vraiment. Sur scène, j’évolue dans plein de registres différents.

C’est un festival citoyen

Parmi tes projets, il y a le Crussol Festival, dont tu es à l’initiative et qui se déroulera les 8 et 9 juillet prochains. Pourquoi avoir choisi de l’établir en Ardèche ?

Parce que je connais Bertrand Aubonnet de la société Pbox qui est bien implantée dans la région. C’est lui qui a proposé le lieu se déroulera ce festival. Il avait saisi l’importance que je voulais donner aux acteurs locaux, au débat d’idées et à mon envie de mettre l’accent sur l’éducation. Je suis allée sur place, j’ai vu les

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