Eloiz (c) Lisa Miquet
(c) Lisa Miquet

Eloiz en interview sans filtre : “On m’a demandé plusieurs fois d’abandonner la country”

Propulsée au sommet par le phénomène viral de “Cow-girl moderne”, Eloiz se confie sans filtre au micro d’aficia. Une rencontre vérité sous le signe de l’authenticité, de l’amour de la scène et d’une pop folk country assumée. 

Révélée au grand public par l’émission La France a un incroyable talent en 2020, l’artiste a transformé un “kiff” télévisuel en une solide carrière professionnelle portée par une signature forte : la pop folk aux sonorités country. Après le raz-de-marée de son premier single “Hey Bro” en 2023, elle revient aujourd’hui avec un deuxième album plus affirmé, nourri par ses influences majeures allant de Passenger et Tracy Chapman à la country moderne de Shaboozey

Aujourd’hui, Eloiz crée à nouveau l’événement avec “Cow-girl moderne”, devenu un véritable phénomène viral organique sur les réseaux sociaux. Propulsé numéro un des tops TikTok avant même d’envahir les ondes, ce morceau ultra-country s’impose comme un hymne d’émancipation et de liberté pour toutes les femmes. De passage au Festival des Nuits d’Istres, aux côtés de son complice de duo Gaëtan Roussel, l’artiste au chapeau vissé sur la tête s’est posée au micro d’aficia. Sans fard et avec une authenticité désarmante, elle évoque sans filtre son ascension fulgurante, son amour viscéral de la scène et sa volonté farouche de rester elle-même, envers et contre tous les dictats de l’industrie.

Eloiz est sans filtre…

Avant de devenir l’artiste que l’on connaît aujourd’hui sous le nom d’Eloiz, qui étais-tu concrètement ?

Au fond, j’étais exactement la même personne. Éloïse avec un ‘S-E’ Le succès et la lumière n’ont pas changé qui je suis profondément. La seule vraie différence, c’est qu’aujourd’hui, la musique est devenue mon métier à plein temps et mon quotidien. J’ai la chance immense de pouvoir vivre de ma passion, mais cela n’a en rien altéré la Éloïse d’avant. 

Lorsque le single “Hey Bro” a littéralement explosé sur les ondes, qu’est-ce qui a basculé dans ta vie, et qu’est-ce qui est resté intact ? C’est quoi l’avant / après d’un premier grand succès ? 

Le changement majeur, c’est que j’ai pu quitter mon ancienne vie (Eloiz était gendarme, ndlr) pour me consacrer à 100 % à la musique. Avant cela, ce n’était pas du tout le cas. Pour en revenir à “Hey Bro”, ce succès a transformé mon quotidien. Je suis désormais constamment sur les routes. Comme je suis une grande hyperactive, ce rythme me convient parfaitement, j’adore bouger ! Il y a aussi ce passage brutal de l’anonymat à la reconnaissance publique, avec des gens qui me reconnaissent dans la rue et me demandent des photos. Mais en dehors de cet aspect professionnel, ma vie privée n’a pas bougé d’un iota. J’ai gardé les mêmes amis, les mêmes habitudes. Le seul regret, c’est de ne plus avoir assez de temps pour pratiquer le basket comme je le faisais intensivement par le passé. Mais les moments précieux en famille ou entre amis restent les mêmes. 

Y a-t-il eu un déclic précis où tu t’es dit : “OK, je plaque tout, j’ai mes chances et je peux en vivre” ?

En réalité, j’ai participé à l’émission ‘La France a un incroyable talent’ en 2020. Je l’ai fait uniquement pour le plaisir, pour vivre une expérience télévisuelle, chanter sur un plateau et rendre mes proches fiers. Je n’en attendais absolument rien. Vraiment rien. C’était juste un challenge personnel. À l’époque, j’avais mon travail à côté, je ne connaissais personne dans le milieu de l’industrie musicale et personne dans ma famille ne pratiquait la musique. J’étais véritablement « Madame Tout-le-Monde » qui se présentait à une audition, sans même savoir comment fonctionnait ce milieu. Et d’ailleurs, juste après l’émission, il ne s’est rien passé de spécial.

Le véritable déclic a eu lieu sur scène, pendant le tournage. C’est à cet instant précis que j’ai compris que ma place était là et que je voulais en faire mon métier. À partir de ce moment, j’ai commencé à écrire et composer de manière beaucoup plus intensive. J’ai bossé d’arrache-pied pendant trois ans, jusqu’à signer en maison de disques chez Jo&Co en 2023. C’est là qu’on a décidé de sortir “Hey Bro”.

Et c’est à partir de là que la machine s’est emballée…

C’était une simple maquette parmi d’autres que j’avais présentées au label. Un mois après sa sortie, tout est allé beaucoup trop vite, tant pour moi que pour mon équipe qui ne s’attendait pas à un tel raz-de-marée. Les radios ont programmé le titre en masse, il s’est retrouvé au top des classements Airplay, le succès est devenu instantanément populaire. En l’espace d’un mois, face à l’afflux des sollicitations médias et des plateaux radio, j’ai été mise au pied du mur. Mon emploi de l’époque ne me laissait pas le temps de tout gérer. J’ai dû faire un choix radical. L’occasion ne se présente qu’une fois dans une vie, alors j’ai foncé.

Dès le départ, tu t’es présentée avec une esthétique très marquée pop country. Comment cette direction artistique s’est-elle imposée à toi ?

Il n’y a jamais eu de réflexion calculée ou de verbalisation du type : “Je vais faire ce style précis”. C’est venu de manière totalement organique, tout simplement parce que c’est la musique que j’écoutais au quotidien. Quand j’ai commencé à créer, j’ai fait ce que j’aimais naturellement.

Quand j’ai apporté la maquette de “Hey Bro” à mon label, c’était une version guitare-voix très épurée, avec un soupçon de batterie. Ensemble, on a construit les arrangements en y ajoutant des violons pour apporter une couleur folk plus texturée, tout en restant accessible. Sur le premier album, on était sur une teinte pop folk avec de légères touches country, notamment sur les refrains de “Hey Bro” ou sur le titre « Comment tu vas ». C’était un disque où je me cherchais encore un peu. Mais en observant mon public, j’ai réalisé qu’il y avait une véritable attente en France pour cet univers country pop. Je me suis dit : “Fonce, fais exactement ce que tu aimes, le public est là et d’autres suivront”. Pour ce deuxième album, j’ai donc décidé d’appuyer beaucoup plus franchement sur ces sonorités country.

Est-ce difficile de trouver le juste équilibre entre l’ADN country folk, les impératifs des formats radio et la volonté de plaire au plus grand nombre ?

Honnêtement, je ne me pose pas la question en ces termes. Quand on est en studio, j’ai une idée très précise de ce que je veux entendre. Tant qu’une chanson ne sonne pas exactement comme je l’ai en tête, elle ne sort pas. Pour ce deuxième album, il y a des titres qui sont foncièrement moins formatés pour la radio que d’autres, et je trouve cela indispensable. Un album ne doit pas être une succession linéaire de titres up tempo calibrés pour les ondes. J’aime les « chansons d’album », ces morceaux plus personnels, plus intimes, qui font naître d’autres émotions et permettent de créer des reliefs, de faire monter et descendre l’intensité du disque. L’équilibre se crée naturellement, d’autant plus que je travaille aujourd’hui avec des co-auteurs et co-compositeurs qui me connaissent par cœur et comprennent instantanément mon fonctionnement.

« La pop country américaine est ma source d’inspiration majeure. Mon grand défi, c’est de transposer cette esthétique en français ».

– Eloiz pour aficia.

On ressent une forte influence de la culture américaine dans ta musique. Comment nourrit-elle ton écriture ?

Je ne peux pas dire le contraire, la pop country américaine est ma source d’inspiration majeure. Mon grand défi, c’est de transposer cette esthétique en français, ce qui est un exercice extrêmement périlleux. Prends l’exemple du titre « Song for you » sur mon nouvel album. À la base, c’était une version instrumentale qu’on m’avait envoyée. Je n’avais pas composé la musique, mais j’ai tout de suite senti qu’il y avait un potentiel énorme.

Le problème, c’est que l’instru sonnait de manière très internationale, et trouver les bons mots en français sans que cela ne devienne niais ou cliché a été un travail de longue haleine. Ce n’est pas de la magie, les mots ne viennent pas tout seuls. Il faut se prendre la tête, chercher la bonne rythmique textuelle. C’est un vrai challenge, mais j’adore la difficulté.

On te compare souvent à Taylor Swift dans les médias. Est-ce une référence absolue pour toi ?

Pour être tout à fait honnête, ce sont uniquement les journalistes qui m’en parlent systématiquement (rires) ! Moi, je n’écoute pas Taylor Swift. Sa musique actuelle est purement pop, même si elle avait des clips plus folk à l’époque d’”Out of the Woods”. Mes véritables références absolues dans la folk, ce sont Passenger – pour qui j’ai un amour immense – et Tracy Chapman. Ce sont mes piliers. Aux États-Unis, la country et la folk squattent régulièrement la première place du Billboard, les gros tubes ne manquent pas. J’ai été nourrie pendant des années par la country traditionnelle à la Johnny Cash, et aujourd’hui, je suis totalement fan d’artistes comme Shaboozey, qui apporte un truc pop, folk et sophistiqué à la fois. C’est exactement cet univers-là que je tente de réinventer en français.

Avec le recul, quelle a été la plus grande erreur ou le plus grand regret dans ton parcours ?

Honnêtement, je pense qu’il n’y en a pas. On passe forcément par des moments plus sombres, on fait des rencontres professionnelles moins heureuses, on s’entoure parfois de personnes toxiques ou inadaptées à nos débuts… Mais je reste convaincue que ces étapes sont nécessaires. Essuyer des plâtres dès le départ te donne les clés pour la suite de ta carrière. Si une tuile t’arrive après dix ans de succès idyllique, le choc est terrible. Là, j’ai appris tout de suite ce que je ne voulais plus reproduire. J’apprends de mes erreurs.

Aujourd’hui, je suis magnifiquement entourée par un super manager, des équipes formidables et un excellent label qui croient dur comme fer en mon projet. Dans le processus créatif de ce dernier album, je pense notamment à ma rencontre avec Eddy (Eddy Casabella), avec qui j’ai énormément écrit et composé. C’est l’une de mes collaborations les plus fluides : il comprend tout très vite, il travaille vite, et il sait capter l’univers de l’autre avec une justesse rare. Je ne regrette rien, tout sert d’expérience.

Si j’avais écouté la majorité des gens de l’industrie, j’aurais arrêté la country depuis longtemps

– Eloiz pour aficia

As-tu traversé des périodes de doutes profonds concernant tes choix artistiques ?

Moi, personnellement, je n’ai jamais douté de mon univers ou de ce que j’aime. En revanche, on a tout fait pour me faire douter. Faire de la musique, c’est bien, mais il ne faut jamais faire des concessions pour faire plaisir aux autres. Si tu dois défendre un album sur scène pendant des mois alors que tu n’aimes pas tes propres morceaux, ton concert va être d’un ennui mortel pour toi et pour le public. Il faut faire ce que l’on aime avant tout.

Si j’avais écouté la majorité des gens de l’industrie, j’aurais arrêté la country depuis longtemps. On m’a demandé plusieurs fois de retirer mon chapeau, de changer de look, de lisser mon univers pour faire des choses plus typées « pop radio » classiques. Mais mon identité s’est construite à partir de rien. Quand j’ai signé en maison de disques, j’avais à peine 1 000 abonnés sur Instagram. Aujourd’hui, j’en ai près de 115 000, et j’approche les 200 000 sur TikTok. J’ai fédéré une vraie communauté organique autour de mon univers authentique. Pourquoi devrais-je tout abandonner sous prétexte que certains jugent la country ringarde en France ? C’est hors de question.

Ce chapeau, c’est devenu ton armure ?

C’est un élément d’identification capital qui me suit depuis l’âge de 13 ans. Bien avant de monter sur scène, je portais déjà des chapeaux en ville au quotidien. Au début de ma carrière, c’était un repère visuel fort pour le public. Aujourd’hui, si je ne l’ai pas sur la tête, je me sens toute molle, il me manque quelque chose ! (rires) Même si c’est parfois encombrant, c’est mon porte-bonheur, il cache aussi la misère les jours de mauvaise coiffure. Parfois, lors d’interviews filmées, j’alterne avec des casquettes ou des bandanas, mais le chapeau reste mon emblème.

Quand je vois des petites filles de 7 ou 8 ans venir à mes concerts déguisées en Eloiz avec leur petit chapeau sur la tête, je me dis que j’ai tout gagné. J’ai posté récemment une photo de moi à l’âge de 7 ans sur Instagram : mon seul et unique costume de déguisement de l’époque était celui de Jessie dans Toy Story, un costume de cow-boy. Ce n’est pas un personnage marketing que je me donne, cette esthétique fait partie de mes gènes. Plus j’avance, plus le public grandit, et plus je suis intimement convaincue que j’ai eu raison de m’accrocher à mes choix.

Ce soir, tu joues en festival juste avant Gaëtan Roussel. Quel lien t’unit à lui ?

On s’entend extrêmement bien ! Le fait que je partage l’affiche avec lui ce soir est un pur hasard de programmation, mais je suis ravie que ce soit son concert que j’ouvre. Gaëtan partage d’ailleurs un duo avec moi sur mon deuxième album. C’est un artiste que j’écoute depuis que je suis toute petite, à l’époque de Louise Attaque, puis j’ai suivi avec passion son projet en solo bien avant de faire de la musique mon métier. C’est rare que j’accroche autant au projet solo d’un leader de groupe.

Sur ce deuxième album, j’avais deux collaborations de rêve en tête pour mon album : Florent Pagny et Gaëtan Roussel. J’ai eu la chance d’avoir les deux, j’en suis comblée. Quand j’ai proposé le projet à Gaëtan, il a accepté immédiatement. C’est l’une de mes plus belles rencontres humaines dans ce métier : il est profondément gentil, profondément artiste, il a un truc unique. Il tend énormément la main à la nouvelle génération. On ne se connaissait pas, on s’est posés en studio, on a testé des choses en toute liberté et on a accouché d’un titre dont on est tous les deux super fiers.

Allez-vous chanter ce duo ensemble sur scène ce soir ?

Malheureusement non, nous ne le ferons pas, pour des raisons purement logistiques liées aux configurations de festival. Je passe en première partie avec mes musiciens et mes arrangements. Intégrer Gaëtan sur mon set ou l’inverse demanderait une organisation trop complexe, car ses musiciens ne connaissent pas le morceau qui est issu de mon album. C’est un casse-tête technique, ce n’est donc pas un refus artistique, c’est juste une réalité de terrain.

Quelle place occupe la scène dans ta vision de ta carrière ?

La première place, sans aucune hésitation. Pour tout vous dire, je ne suis pas une grande fan des sessions d’enregistrement en studio. J’adore la phase de création, d’écriture et de composition, surtout en collaboration. En revanche, poser les voix, passer des heures sur le montage, les découpes, le mixage… Je manque cruellement de patience pour ça.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est prendre une chanson terminée et aller la chanter en direct avec les gens. Entendre des centaines ou des milliers d’inconnus reprendre en chœur des paroles que tu as écrites seule dans ta chambre ou composées sous ta douche, c’est un sentiment indescriptible. C’est ce qui te fait vibrer et te maintient en vie en tant qu’artiste. Le contact avec le public est viscéral pour moi. Si je le pouvais, je ferais de la scène tous les jours de l’année, même si on finirait sur les rotules (rires).

Est-ce que le courant passe aussi facilement lorsque tu joues en première partie face à un public qui ne vient pas initialement pour toi ?

Oui, j’y arrive très bien. Ce soir, on est sur une configuration de festival où ma présence était annoncée, donc je sais qu’une partie de mon public a fait le déplacement exprès. Mais au tout début de ma carrière, j’ai fait les premières parties de Claudio Capéo où tu arrives sur scène et absolument personne ne te connaît. Je trouve cet exercice formidable. C’est un défi stimulant, une étape obligatoire et formatrice pour n’importe quel artiste. Cela te forge un caractère et t’impose de te présenter différemment, de bousculer tes zones de confort pour aller séduire un public qui ne t’attend pas. C’est gratifiant d’aller conquérir de nouvelles oreilles.

Parlons de ton actualité brûlante : le titre “Cow-girl moderne” connaît un engouement phénoménal. C’était une volonté délibérée de ta part d’en faire le morceau phare de l’été ?

Absolument pas ! Ce choix appartient à 100 % au public et aux réseaux sociaux, la maison de disques n’avait rien planifié. “Cow-girl moderne” est le tout dernier morceau de la tracklist de l’album. Non pas que je l’aimais moins, au contraire je l’adore, mais c’était le titre le plus atypique, celui où le côté country était poussé à l’extrême, de manière totalement décomplexée. Je pensais que le public le trouverait trop décalé par rapport au reste, c’était une jolie manière de clôturer le disque, mais j’étais à mille lieues d’imaginer le sortir en single un jour.

Comment s’est produit le basculement ?

Je suis partie en tournée au Canada pendant un mois pour une série de 19 dates. Juste avant d’embarquer, lors de mes concerts à Lille et à Paris, j’avais déjà noté une ferveur très particulière sur ce morceau. Au Canada, le public est devenu littéralement hystérique dès les premières notes. Mon manager m’a alors suggéré de reposter une vidéo sur les réseaux. Lors de la sortie de l’album, une première vidéo de présentation du morceau avait déjà atteint le million de vues sur Instagram. On a profité de la tournée pour tourner deux ou trois playbacks rapides pour TikTok. La première vidéo a fait 300 000 vues, ce qui était déjà un excellent score. On en a balancé une deuxième et là, le phénomène est devenu incontrôlable : 16 000 reprises de l’audio par les utilisateurs en l’espace de quelques jours.

Le titre a grimpé en flèche jusqu’à décrocher la première place du Top TikTok France, et il se maintient au sommet du top viral depuis des semaines. Mes écoutes sur Spotify sont passées de 2 000 à plus de 50 000 streams quotidiens. Le simple visuel statique sur YouTube a cumulé plus de deux millions de vues, et le morceau a envahi les tops Shazam. C’est à ce moment-là qu’on s’est dit qu’il fallait l’accompagner visuellement en sortant un vrai clip vidéo.

Il s’agit d’une trajectoire unique pour un titre pop folk en France…

C’est la magie absolue des réseaux sociaux, car ce succès s’est fait sans aucun soutien radio initial. Les succès viraux de cette ampleur sur des formats pop sont extrêmement rares en France – on a vu Pierre de Maere réussir ce tour de force il y a quelques années, mais c’est une exception, cela arrive d’ordinaire plutôt sur les musiques urbaines. C’est une magnifique surprise. Le morceau faisait initialement moins de trois minutes pour respecter les quotas, mais sur scène, j’ai décidé de l’allonger considérablement pour prolonger le plaisir et danser avec le public. Le clip, sorti il y a deux jours, démarre sur les chapeaux de roues.

Quel est le message derrière cette chanson ?

C’est un titre dédié aux femmes. Pas uniquement aux mamans, mais aux femmes dans leur globalité. C’est un hymne pour les femmes indépendantes, pour les mères de famille accablées par la charge mentale du quotidien et qui s’oublient trop souvent. C’est un message clair : cessez de penser que tout doit reposer uniquement sur vos épaules. Sortez, amusez-vous, éclatez-vous et balayez les jugements extérieurs. Si une femme a envie d’être extravagante ou provocante le vendredi soir, c’est son droit le plus strict. Une “Cow-girl moderne” en 2026, c’est une femme libre, qui assume ses désirs, fait ce qu’elle veut quand elle veut, et croque la vie à pleines dents. C’est exactement ce que met en scène le clip : d’un côté la routine d’une maman, et de l’autre, une virée nocturne totalement badass entre copines dans un bar pour s’éclater sans fard.

“Cow-girl moderne”, peut être le tube de l’été ?

C’est en tout cas extrêmement bien parti pour, je croise les doigts ! Je n’ai pas la prétention d’affirmer que je détiens le tube de l’été exclusif, la concurrence est rude et il y a de la place pour tout le monde aujourd’hui, mais la dynamique est incroyable.

Pour conclure, qu’aimerais-tu que l’on retienne de toi et de ton parcours dans vingt ans ?

Mon authenticité. C’est la plus belle chose que l’on me témoigne déjà aujourd’hui. Je veux que les gens retiennent que je fais de la musique par amour pur pour cet art, que j’aime mon public de manière inconditionnelle et que je passe ma vie à partager et donner tout ce que j’ai en moi. J’espère qu’on se souviendra d’Eloiz comme d’une artiste vraie : si vous me croisez dans ma vie privée, vous découvrirez exactement la même personne que celle qui donne tout sur scène, sans aucun filtre.

Cet article est signé Valentin Malfroy, rédacteur en chef d’aficia, journaliste et attaché de presse. Si cette qualité éditoriale est celle que vous aimeriez obtenir pour parler de votre projet dans les médias, contactez-moi pour construire une stratégie de relations presse adaptée à vos objectifs avec inventa.