Dajak est l’artiste dont on attend l’explosion depuis 2020. Inclassable et audacieux, il revient aujourd’hui avec SOLAR STEREO. Retour sur un disque de 11 titres qui refuse les concessions pour privilégier l’émotion.
Écouter un titre, s’évader, se projeter : c’est précisément cette promesse émotionnelle que Dajak tient avec une régularité rare depuis 2020. Révélé par les riffs de guitare mémorables de son hit « Ciel Rose », l’artiste continue de tracer un sillage singulier au croisement des genres. Entre indie, rap, ambient, folk et rock progressif, sa musique opère une fascination toujours aussi magnétique.
Avec SOLAR STEREO, son deuxième opus qui succède à l’acclamer Les Larmes du Soleil, Dajak ne change pas sa formule, il la sublime. Si l’essence reste la même, la trajectoire, elle, gagne en clarté. C’est une lumière nouvelle qui vient ici frapper le cœur, portée par des arrangements instrumentaux organiques et des nuances vocales qui cherchent le frisson. Un retour solaire qui confirme sa place à part dans le paysage musical actuel.
Pourquoi écouter l’album SOLAR STEREO ?
L’argument est aussi rare que puissant : un opus de 55 minutes décliné en 11 titres. À une époque où l’industrie musicale privilégie la surconsommation et les formats courts dictés par les algorithmes, Dajak reste fidèle à sa ligne de conduite : la narration avant le chiffre. Son mantra est simple, celui d’inviter l’auditeur à fermer les yeux, à se laisser embarquer sans se soucier de la destination, pour simplement savourer le voyage. Tel est le pouvoir de ce « magicien » des temps modernes. Là où le streaming impose la brièveté, Dajak déploie le temps. Des morceaux comme Soleil d’Hiver, Rayons (avec Swing) ou Les Tournesols dépassent allègrement les 5 minutes. Quant à La Boucle, qui clôt l’album, elle s’étire sur 9 minutes. Ici, rien n’est laissé au hasard.
C’est précisément cette intégrité qui lui a permis de bâtir, année après année, une communauté solide et dévouée. Qu’il reçoive ou non l’appui des grands médias, son public répond présent, admiratif d’un artiste qui refuse de se plier aux formats imposés. Il ose, là où d’autres s’exécutent. Solar Stéréo n’est donc pas un album que l’on survole.
Un album mélanco-solaire !
Après deux ans d’un silence qui commençait à peser, il revient donc avec ce nouvel album. Sur Instagram, il s’est exprimé sur ce retour lors de la sortie du single “Les Tournesols”, avec pudeur mais sincérité. On pouvait lire, “J’ai traversé 2 ans de remises en questions, d’échecs, de réflexions sur pourquoi mon rapport à ma musique était devenu si compliqué, et j’ai fini par avoir quelques réponses… ce soir je vous dévoile le début de ce long chemin. Pas d’ordinateur, Pas d’instruments virtuels, De la musique live faite avec des humains géniaux, Hâte de vous faire découvrir tout ça.”
“Vers le soleil, tu cours”. Ce titre ouvre la voie de manière éclatante et pose les bases du voyage. On y retrouve, en crescendo, tout ce qui définit l’ADN de Dajak : ces introductions cinématographiques qui installent un décor avant même la première note, et ce traitement de la voix, à la fois proche et vaporeux. Cependant, la véritable magie opère lorsque ses guitares surgissent par surprise. De manière générale, on ressent que c’est du vrai. Il y a des rires en fond, des bruits de nature, des silences qui durent trop longtemps pour les standards de la radio. Il ne nous flatte pas l’oreille, il nous installe dans son salon avec ses amis musiciens.


Au fil de l’écoute, on finit par comprendre la leçon à notre tour : il est temps de ralentir. Au-delà de la musique, l’album nous a fait surgir une réflexion quasi philosophique. Le titre, Solar Stéréo, agit comme un miroir de nos propres contradictions. D’un côté, la « Stereo », c’est le vacarme du monde, ce besoin de « performer », d’être dans l’excellence constante, ce bruit de fond numérique qui finit par nous occulter. De l’autre, le « Solar », cette part d’instinct, cette lumière brute qu’on oublie de nourrir à force de vouloir plaire.
Le bilan est là après quasiment 1 heure d’écoute. La passion peut aliéner si elle ne reste pas ancrée dans le vivant. En brisant ses propres chaînes et en refusant le confort du « déjà-vu », il propose une déconnexion qui fait presque mal au début, tant on a perdu l’habitude de la lenteur. Mais une fois le rythme adopté, on ressort de ce voyage à ses côtés, enfin apaisé. Longue vie à ce disque courageux.
Boule Noire, Trianon… et l’Olympia en mars 2026 !
Côté LIVE, rien ne semble pouvoir freiner la trajectoire du parisien. Depuis ses premiers pas à La Boule Noire en 2022 jusqu’à la consécration au Trianon, l’artiste n’a cessé de placer la barre plus haut. Prochaine étape : l’Olympia le 21 mars. Une annonce qui résonne comme un défi lancé à l’industrie, prouvant que l’indépendance offre la plus précieuse des libertés : celle d’oser, là où d’autres jugent le pari prématuré.
Réservez votre place pour l’Olympia !
Sa tournée en province, qui a débuté en novembre 2025 a été aussi une belle occasion pour nous d’aller l’applaudir. Et le constat est toujours sans appel : entre la puissance organique de la section basse-batterie-guitares et cette voix chaude, au magnétisme instinctif, le public a été transporté. On en ressort aussi conquis, oscillant entre la nostalgie des premiers succès et l’excitation des nouveaux titres issus de ce nouvel album!
Notre top 3 de l’album et pourquoi :
“Soleil d’hiver”. C’est le genre de morceau qui vous fait bouger doucement les épaules sans même y réfléchir. Le rythme est feel-good, les solos d’instruments sont superbes. Ici, c’est avant tout le texte qui nous arrête. Dajak freine le rythme à la fin du morceau pour laisser planer un moment de confidence : “Pour que les fleurs éclosent, il faut accepter les choses, j’aurai pas l’épine sans les roses, t’auras pas mon flow sans névroses”.
“Rayons”. Dajak montre qu’il sait s’entourer. Il invite Swing pour un duo irrésistible qui s’écoute en boucle. Le morceau parle de ce décalage que l’on peut ressentir face au superflu et au monde de la nuit : “Je vais à leur soirée mais je leur ressemble si peu… “. On n’a pas besoin d’être un artiste pour se projeter dans ses paroles. La voix de Swing apporte un vrai relief et une force supplémentaire à ce récit nocturne.
“Hâte de vivre”. Le clip est disponible aujourd’hui. Un double cadeau pour nos oreilles et nos yeux. Le titre est touchant, écrit sous forme d’introspection. Dajak y semble enfin accepter le tourbillon de la vie. Il y évoque son besoin de liberté et ses angoisses passées : “J’avais besoin de me prouver que je pouvais partir sans me retourner, me sentir en vie, pas de refrain ni de couplets”.
Écoutez SOLAR STEREO de Dajak :







