Cinq questions à… Manon Palmer : « Je finalise l’album, je vis un vrai conte de fées ! »

[dropcap]À[/dropcap] peine son premier clip et son premier EP sortis, qu’aficia est allé à la rencontre de la belle et talentueuse Manon Palmer. Entretien avec l’artiste !

Découverte lors des auditions à l’aveugle de « The Voice » en janvier 2015 avec une reprise du titre « Team » de Lorde, Manon Palmer a depuis tracé un brillant chemin. Signée chez Capitol Music France, elle prépare actuellement son premier album. En attendant, c’est un EP qu’elle propose, déjà mis en lumière par le clip de « Laisse-moi partir », un événement qu’aficia n’a bien sûr pas raté. À cette occasion, nous sommes allés sonder la chanteuse sur sa nouvelle vie d’artiste. Très ouverte et très souriante, Manon Palmer se livre comme jamais au cours d’une rapide interview.

5 questions à Manon Palmer

Que s’est-il passé pour toi depuis « The Voice » ?

Il y a beaucoup de choses à raconter. Je vais tenter de résumer ça. Après « The Voice », j’ai été contactée par Matthieu Mendès notamment, et d’autres réalisateurs. Je ne connaissais rien au monde de la musique. On m’a conseillée à gauche, à droite, sur qui était qui, notamment Bruno Berberes (directeur des castings de « The Voice », ndlr). C’est la première personne que j’ai rencontrée dans ce milieu. Il connaît vraiment beaucoup de monde et il a su bien me conseiller. Il m’a dicté Matthieu Mendès tout de suite. On a commencé un peu à travailler, sans savoir si une maison de disques allait me contacter.

En parallèle, j’avais prévu de valider mon BAC S en fin d’année, chose qui n’était absolument pas prévu. Ça a été fait pour le fun. Du coup, Valérie de Capitol Music France, m’a contactée juste après le BAC. Je suis arrivée dans leur bureau, j’ai rencontré le directeur artistique. Ils ont écouté l’album et ont tout de suite signé. Ça s’est fait très rapidement. Ils ont validé la direction artistique que l’on voulait prendre. À partir de là, on a travaillé un peu les titres ensemble et là ça vient de sortir.

On a pris une bonne année pour se poser et savoir ce que l’on voulait faire. Je travaille à distance sur Paris, avec des producteurs et des réalisateurs. C’est vraiment Matthieu Mendès qui est à la base du projet. C’est avec lui qu’on a trouvé cette touche ethnique et le reste. J’ai vraiment une belle équipe qui m’accompagne aujourd’hui. J’en suis très fière.

Des artistes comme Amir, Louane, qui n’ont pas gagné l’émission, réussissent néanmoins à s’imposer. D’après toi, est-ce qu’il y a une chance de percer malgré ton parcours ?

Effectivement, tu peux sortir victorieux du télé-crochet et briller dans les classements en radio et, au contraire, ne pas gagner et avoir une toute aussi belle aventure après le télé-crochet. On ne peut rien prédire dans ce milieu. Je laisserai le temps parler car on ne sait jamais réellement ce que le public pense de la musique…

Imaginais-tu qu’être artiste était aussi intense ?  N’es-tu pas sous contraintes artistiques parfois ?

Je viens d’un milieu qui est totalement l’opposé de celui-ci. Je n’y connaissais absolument rien. Ma première scène a été celle de « The Voice », je ne sais pas si tu imagines. Là forcément, je me suis imaginée des choses. Mais sincèrement, faire de la musique, c’est magique, je vis des moments de folie en studio, avec des gens géniaux. Je prends beaucoup de plaisir à les retrouver chaque jour. Après, bien sûr que c’est intense, plus que je ne l’imaginais, c’est sûr.

Sous contraintes ? Non. Disons que je suis aiguillée, et c’est tout à fait normal car je suis ignorante. J’apprends chaque jour. J’avais besoin de ce soutien. Musicalement, je suis libre, je fais totalement ce que je souhaite faire. Et ça non plus, ce n’est pas donné à tout le monde.

Comment décris-tu ton premier EP appelé Laisse-moi partir ?

Bien qu’il n’y ait que cinq morceaux, je trouve qu’il me ressemble beaucoup. Il y a des titres très pop avec ce côté ethnique, bohème et oriental que j’ai tendance à défendre. « Mon roi » et le single « Laisse-moi partir » sont un peu dans la même veine. Ensuite, il y a « Là-bas » qui est une chanson mid-tempo où ma voix est mise en valeur. J’ai également souhaité avoir une version acoustique de mon premier single, et pour finir une version acoustique de « Writing’s On The Wall », que j’adore. Plusieurs styles, plusieurs influences…

Il y a aussi un côté oriental que tu fais remarquer, ce n’est pas forcément quelque chose qui était prévu initialement. Quand j’étais en studio avec Matthieu Mendès, on a testé de nombreuses choses, des instruments modernes, des sonorités venues d’ailleurs. Et ce côté-là, ethnique, passait plutôt bien. Ça collait à l’univers associé.

Alors, c’est marrant mais le tournage du clip s’est effectué à Marrakech. C’est un total hasard. Ayant des parents sportifs à haut niveau (Manon Palmer est la fille de deux anciens internationaux français de basket, Sandrine Chiotti (19 sélections) et Crawford Palmer, dit « le Boulanger » (47 Sélections), ndlr), ils ont beaucoup voyagé, et moi avec eux. Mais je ne connaissais pas Marrakech. Ça a été une découverte pour moi.

Quels sont tes plans ? Vers quoi aimerais-tu te diriger musicalement parlant ?

Je crois que ça va être de défendre dans un premier temps l’EP du mieux possible, puis viendra le temps de concrétiser et finaliser la sortie de l’album. À ce moment précis, je vis un vrai conte de fées éveillée. Pourvu qu’il continue.

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