Gauvain Sers - DR

Gauvain Sers en interview : “Je crois que ma place dans ce monde, c’est de faire de la musique et transmettre des émotions aux gens”

Exclusivité aficia

Après deux premiers albums couronnés de succès, Gauvain Sers s’apprête à publier un troisième opus. aficia est allé à la rencontre de l’artiste…

Que le petit protégé de Renaud a grandi… Après deux premiers albums certifiés Disque de Platine (équivalent à 100.000 ventes), Gauvain Sers dévoilera son troisième effort. Un disque déjà promu par le très fort “Ta place dans ce monde« , nom également donné à l’album.

Avec des messages toujours aussi forts, un soin particulier apporté à la production, Gauvain Sers annonce un album moderne éclectique et délicieusement pensé. Entretien avec l’artiste qui vient tout juste d’annoncer la date de sortie de son troisième album : le 27 août !

Gauvain Sers : l’interview… 

Bonjour Gauvain. Si tu devais comparer l’artiste d’il y a cinq ans et celui d’aujourd’hui, que dirais-tu ?

Gauvain Sers - Ta place dans ce monde

Sacré question, ça démarre fort 😀 ! Beaucoup de changements sont intervenus dans ma vie en l’espace de cinq ans, c’est vrai ! Je dirais qu’aujourd’hui je suis chanceux de faire le métier que j’ai toujours voulu faire depuis un moment, dans des conditions qui sont vraiment top. Je suis vraiment content de voir l’évolution qu’a pris le projet Gauvain Sers en tout cas.

Et musicalement, comment cette évolution se traduit-elle ?

Musicalement, je crois que j’ai essayé de rester fidèle à ce qui m’a donné envie de me lancer dans la musique et d’écrire des chansons. Je fais une forme de chanson française qui existe depuis des décennies. J’essaye de la rafraîchir avec des thèmes nouveaux, avec forcément des sonorités nouvelles qui correspondent à l’air du temps. Tout en essayant de garder une certaine forme assez classique quelque part, en racontant des histoires, en dévoilant des émotions au premier plan, et en abordant des choses complètement différentes.

Parfois, c’est très autobiographique, parfois ce sont des choses peut-être plus observées, en essayant de capter le quotidien des gens et cette société qui évolue constamment. Mes albums ont beaucoup évolué aussi. Sur le premier, il y avait pas mal de fraicheur et d’insouciance, de fragilité, où rien n’était finalement calculé. C’est ce qu’on retrouve souvent dans les premiers albums des artistes.

J’ai tendance à croire qu’une bonne chanson doit être en guitare-voix ou en piano-voix pour émouvoir les gens.

Gauvain Sers

As-tu appris à te connaître davantage aussi ?

Au fil des albums, peut-être qu’on emmagasine de l’expérience, on apprend à mieux se connaitre et peut-être qu’on sait ce qu’on aime et ce qu’on aime moins. J’essaye d’évoluer dans les sonorités, dans les influences, pour ne pas tourner en rond et construire briques après briques, chansons après chansons, des chansons qui me ressemblent… 

Qu’est-ce qui est le plus compliqué dans la création d’une chanson finalement ? 

Ce qui est dur, mais ce qui me passionne à la fois, c’est de trouver cet équilibre entre le texte, la musique et la production générale, ce sur quoi on met déjà les accents. Moi j’ai tendance à croire qu’une bonne chanson, elle doit être en guitare-voix ou en piano-voix pour émouvoir les gens. Ce que je trouve difficile, c’est le passage du guitare-voix à l’enregistrer en studio, ajouter des batteries, ajouter d’autres instruments et garder l’émotions intact en fait. 

Mais heureusement, tu n’es pas seul. J’ai cru comprendre qu’une belle équipe t’accompagnait sur ton prochain album ? 

Bien sûr, on va dire que le plus gros de mon travail c’est quand je suis tout seul avec mon stylo et ma guitare. Réussir à toucher les gens et, après, essayer de m’entourer de gens qui m’apportent aussi, qui m’envoient sur des terrains sur lesquels je ne serais pas forcément aller d’ailleurs.

Et c’est ça qui est chouette ! On s’enrichit tous à travailler avec des personnes nouvelles. Martial Bort a beaucoup apporté d’éléments de guitare sur mon premier album. Et là, ce troisième album est réalisé par Renaud Letang qui a une manière de produire mes chansons complètement différentes de mes premiers albums, donc c’est vachement intéressant de bosser avec lui.

Dans l’album, il y a aura des chansons plus légères, plus intimes, qui parle de moi, de ce que j’ai pu vivre.

Gauvain Sers

As-tu collaboré avec d’autres artistes sur ce nouvel album ?

Je dirais que le gros nom de cet album c’est Renaud Letang parce que c’était lui un peu le chef d’orchestre, comme je te le disais. On a vraiment bossé différemment. On est vraiment parti de guitare-voix, quelque chose que je n’avais pas forcément fait avant, et, ensuite, on a agrémenté ça avec les musiciens. C’était vraiment nous deux qui étions au centre des décisions, de la recherche des tons. Il a vraiment apporté quelque chose d’incroyable. Et nous avions une nouvelle équipe de musiciens, ce qui a peut-être permis de casser la routine que j’ai pu avoir quand on commence à enregistrer beaucoup de chansons avec les mêmes personnes, du coup c’était top !

Et en termes de texte, tu es toujours le seul à prendre le stylo ?

Oui, pour le coup, ce n’est que moi ! C’est vraiment un des points sur lesquels j’essaye de garder le contrôle parce que ce qui m’intéresse c’est d’essayer de raconter des sujets qui m’ont touchés et que j’ai envie de mettre en musique. C’est une des choses que je ne suis pas prêt à partager. 

La vraie question serait en as-tu vraiment le besoin en même temps ? Sachant que tu trouves toujours des thèmes suffisamment saisissants ou poignants…

C’est vrai que pour le moment, et je dis bien pour l’instant, je n’ai pas de problème de manque de sujets. J’ai simplement l’impression d’avoir d’autres trucs à dire et quelque part je suis encore ‘jeune’. Je n’ai sorti que deux albums et si j’avais plus rien à dire à cet âge là, ce serait dommage. Et puis nous sommes plongés dans une époque et une société où tout évolue tellement vite qu’il y a des sujets de chansons à porter de main. Puis, il y a pas mal d’autres choses dans ma vie personnelle aussi, donc c’est vrai que pour l’instant, j’essaye de garder le cap là-dessus. 

Le premier extrait de ce troisième album s’appelle “Ta place dans ce monde”.  Quelle est la tienne ?

J’ai l’impression en tout cas que je me suis un peu trouvé dans ce milieu là. Comme tout le monde, je me suis cherché à l’adolescence, avec les études… Je crois tout simplement que c’est de faire de la musique, transmettre des émotions aux gens, notamment en concert, raconter des histoires pendant peut-être 1h30, sortir du quotidien… c’est une place que j’aime beaucoup et j’essaye de la garder, et c’est ça qui me rend heureux en tout cas.

Quelles sont les grandes thématiques que l’on retrouvera sur cet album ?

Il y a toujours un mélange de plusieurs choses parce que j’aime bien mélanger les émotions dans un album. J’ai l’impression que “Ta place dans ce monde” représente bien l’ensemble de l’album, avec un thème à la fois ancré dans l’époque dans laquelle on vit et j’espère qu’elle donne aussi pas mal d’espoir, qu’elle puisse interroger…

Dans l’album, il y a aura des chansons plus légères, plus intimes, qui parle de moi, de ce que j’ai pu vivre. Et des chansons à destination de personnes d’un certain âge, de personnes qui m’ont touchées dernièrement, ou des histoires que j’avais envie de raconter. Il y a certaines touches d’humour aussi, un côté très social. 

Renaud m’a lancé dans le grand bain et je ne le remercierai jamais assez.

Gauvain Sers

Toi qui a est très proche de Renaud, a-t-il eu un droit de regard sur ce nouvel album ?

Non, car justement il n’a pas endossé ce rôle de conseiller ou de guide. C’est vraiment une amitié bienveillante. Mais tu vois, là on a fini l’album, on va bientôt le recevoir, Renaud sera la première personne à qui je l’enverrai parce que ses avis sont toujours très importants pour moi et que ça me fera plaisir d’avoir son retour. C’est plus un parrainage qu’autre chose. Il n’a pas envie de m’influencer et c’est important pour un artiste de continuer sa route seul, sans être trop influencé par ce qu’il se passe autour. Il le sait très bien que ce n’est pas son rôle. Quelque part, il m’a lancé dans le grand bain et je ne le remercierai jamais assez. Il a été infiniment généreux avec moi et maintenant, c’est à moi de tracer ma propre route et c’est mieux comme ça !

Pour terminer Gauvain, aficia étant précurseur de nouveaux talents, as-tu fait une découverte musicale dernièrement que tu souhaiterais nous partager ? 

Ouais carrément ! C’est un groupe qui s’appelle Rouquine, ils ont un titre qui s’appelle “Mortel” que je trouve tout simplement super. C’est un ami qui chante dans ce groupe, qui s’appelle Nino Vella. C’est un peu ma découverte de ces dernières semaines ! Et je me permets d’en donner un autre parce que j’adore son album, je l’écoute très régulièrement, c’est Noé Presnow !

Découvrez Ta place dans ce monde de Gauvain Sers :

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