Avec son tube “Soleil Bleu”, Luiza s’impose comme l’une des voix les plus lumineuses de la scène électro-pop francophone. Rencontre avec une artiste solaire, perfectionniste, et plus hybride qu’il n’y paraît. On lui a posé 10 questions. C’est notre format DIX-MOI !
Avec le tube de l’été “Soleil Bleu”, qu’elle interprète aux côtés du duo Bleu Soleil, Luiza s’est imposée comme la révélation électropop de l’année. Derrière ce titre lumineux, on découvre une artiste complète, entre rythmes tropicaux et énergie électronique.
Originaire de Bretagne, la chanteuse mêle ses influences du monde à une approche profondément humaine de la création. Rencontre au Festival MaMa Music & Convention avec une voix solaire, libre et sincère, qui prépare aujourd’hui son premier album, entre introspection et voyage musical. Nous avons posé 10 questions à Luiza.
Luiza en interview Dix-moi :
1- Comment définirais-tu ton style musical ?
On parle souvent d’électropop tropicale. “Tropical”, pour le côté solaire, rythmé et festif de mes influences brésiliennes et latines. “Électropop”, pour mon lien avec la musique électronique, plus underground, propre à ma génération. J’aime cette hybridité entre deux univers.
2- Tu as donc toujours exploré cette fusion ?
Oui, même si j’ai longtemps fait du dub. J’ai voulu m’en éloigner, mais ça me rattrape toujours (rires). J’aime tellement de styles différents que c’est compliqué de me ranger dans une case. J’aime mélanger les musiques traditionnelles du monde avec des rythmes urbains. C’est ce mélange qui me stimule.
“Je n’arrive pas de nulle part”
3- Le public te découvre peut-être aujourd’hui aux côtés de Bleu Soleil mais tu as déjà une belle expérience derrière toi. Peux-tu nous la rappeler ?
C’est vrai, j’ai fait beaucoup de collaborations et de titres avant “Soleil Bleu”, notamment dans le milieu du dub. Ensuite, j’ai sorti tout un EP le 14 février, qui s’appelle Fantastik. Et aujourd’hui, je prépare mon premier album.
4- Tu signes un tube de l’été que tout le monde connaît. Frustrant qu’on ne sache pas toujours qui tu es ?
Pas du tout ! Sur scène, c’est fulgurant. Le public est incroyable. Quand tu termines un concert et que les gens chantent ton nom, c’est fort. Pour l’instant, j’aime que cette reconnaissance reste liée à la scène. Si c’était partout, ce serait peut-être trop. (sourire)
5- On dit de toi que tu es une grande bosseuse. Comment gères-tu la pression ?
J’ai toujours été perfectionniste. Je veux tout faire, tout contrôler, et j’ai du mal à déléguer. J’ai étudié aux Beaux-Arts de La Réunion, donc j’ai un vrai sens de l’image et de l’esthétique.
“Mon nouveau single, une rencontre humaine avant tout”
6- C’est une question d’équilibre donc ?
Oui, c’est ça. Aujourd’hui, le défi, c’est de trouver un parfait équilibre. Entre les concerts, l’album, la promo… il faut savoir se préserver. J’essaie de garder des moments à moi : couper le téléphone, écouter de la musique, allumer une bougie, respirer. C’est essentiel pour ne pas “perdre mes ailes en plein vol”.
7- Depuis ton tube, ressens-tu un avant/après dans les sollicitations, les demandes de collaborations ?
Peut-être un peu, oui. Mais j’ai toujours créé en collaboration. C’est là que je m’épanouis le plus. Depuis mes débuts, je n’ai presque jamais fait de musique seule. C’est un vrai échange, une énergie collective. Parfois, j’ai dû refuser des projets faute de temps, et ce n’est pas facile. Si les journées duraient 72 heures, j’accepterais tout ! (rires)
8- Tes chansons portent souvent un message. C’est volontaire ?
Pas consciemment. Mais exister en tant que femme, artiste et créatrice, c’est déjà politique. La musique, pour moi, est à la fois spirituelle et politique, même si je ne le revendique pas toujours. Si j’avais un message à faire passer, ce serait simple : l’amour et la bienveillance. C’est la base. Je rêve d’un monde plus doux, sans frontières, où chacun peut être soi-même.
9- Tu viens de sortir un duo avec Carbone. Peux-tu nous en dire plus ?
Oui ! Avec Pierrot (aka Carbone), on s’est rencontrés dans un festival cet été, le courant est tout de suite passé. Au départ, on devait travailler sur une track ensoleillée, mais en studio, il a voulu partir sur quelque chose de plus mélancolique. On a tout refait sur le moment, c’était hyper fluide. Le résultat mélange nos deux univers. C’est une belle surprise, très sincère.
10- Comment imagines-tu ton premier album ?
Je le construis avec Victor Vagh, un producteur que j’adore. C’est un album généreux, solaire, un vrai voyage. On suit un petit être qui explore le monde, l’extérieur comme son monde intérieur. C’est une épopée métissée, à la croisée des cultures et des genres. Entre rêve et réalité, entre terre et étoiles.

