Le trio sudiste More Amour a récemment dévoilé son nouvel EP, Éclipse. Découvrez leur interview en dix questions.
Trois amis d’enfance, un garage transformé en studio improvisé et une passion commune pour la musique : depuis leurs débuts, More Amour construit un univers mêlant énergie rock et pop française moderne. Après un premier EP Lunatiques, le trio originaire de la région cannoise dévoile aujourd’hui Éclipse, un projet plus intense et introspectif où se croisent doutes, relations et questionnements personnels. Ils se sont confiés à travers une interview en dix questions pour aficia.
L’interview Dix-Moi de More Amour :
1- Depuis combien de temps faites-vous de la musique ?
Nicolas : J’ai commencé très jeune. Mon père m’a appris la guitare quand j’étais petit parce qu’il voulait me transmettre sa passion pour cet instrument. Un peu plus tard, j’ai rencontré les garçons et on a commencé à faire de la musique ensemble au collège.
Paul : Quand j’ai commencé à traîner avec Nico et Clem, je me suis davantage ouvert à des groupes, notamment américains. À force de les écouter et de m’en inspirer, je me suis dit que j’allais me lancer dans la musique avec eux. En cinquième, j’ai choisi la batterie et j’ai commencé au club orchestre de notre prof de musique au collège.
2. D’où vient le nom de votre groupe, More Amour ?
Nicolas : Trouver un nom de groupe, c’est toujours compliqué. On en avait parlé entre nous et on aimait bien ce mélange entre le français et l’anglais. On s’inspire beaucoup d’artistes internationaux dans notre style musical. More représente ce côté anglais et américain, tandis que Amour fait référence à une thématique très présente dans nos chansons.
Dans notre premier EP, il y avait beaucoup de thèmes romantiques. Sur le nouveau, les sujets sont plus introspectifs, mais tournent toujours autour des relations de manière générale. More Amour représentait bien notre univers global.
3. Quelles sont vos influences musicales ?
Paul : Un groupe qui est une vraie référence pour nous, c’est 5 Seconds of Summer. Ils sont australiens et on aime beaucoup leur manière de mélanger énergie rock et mélodies pop.
4. Comment décririez-vous votre musique à quelqu’un qui ne vous a jamais écouté ?
Nicolas : On se situe vraiment entre la pop et le rock. On a commencé dans un garage avec une batterie et des guitares, donc on a un ADN rock dont on ne peut pas se détacher : c’est vraiment notre point de départ. On aime garder cet esprit dans la façon de construire nos morceaux, tout en cherchant un rendu assez épuré.
Paul : On fait de la pop-rock francophone. On aime chanter en français et proposer quelque chose de solaire avec un univers romantique.
On essaie aussi de transmettre notre identité sur les réseaux sociaux avec des vlogs ou du contenu sur notre quotidien.
Nicolas, More Amour, exclusivité aficia
5. Qu’est-ce qui fait, selon vous, l’identité de More Amour ?
Paul : Le fait qu’on soit tous amis d’enfance joue énormément. Nos fans ont parfois l’impression de faire partie de notre groupe d’amis. Il y a ce côté très fun, solaire et sans prise de tête.
Nicolas : On essaie aussi de transmettre notre identité sur les réseaux sociaux avec des vlogs ou du contenu sur notre quotidien. On adore partager notre personnalité avec les gens.
6. Quel lien entretenez vous avec les réseaux sociaux ?
Paul : On a commencé à publier sur Instagram en 2016. C’est aussi à ce moment-là qu’on a commencé à faire des covers sur YouTube. Des personnes du monde entier nous regardaient et on s’est rendu compte qu’on pouvait avoir un impact plus important grâce à ça.
Nicolas : On a grandi avec les réseaux sociaux et ça n’a jamais été une corvée pour nous de poster du contenu. Aujourd’hui, on les considère comme une vraie partie de notre métier : il y a un calendrier de publications, une organisation… C’est beaucoup de travail, mais les retours nous apportent énormément.
7. Aujourd’hui (interview réalisée le jour de la sortie) sort votre nouvel EP : dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Paul : Il y a beaucoup d’excitation parce que tout se concrétise enfin, mais aussi beaucoup de fierté. C’est notre deuxième EP, donc c’est une étape importante. Avec la pré promo, on voit déjà que ça touche des gens. Il y a une vraie satisfaction de se dire qu’on a réussi à créer exactement ce qu’on voulait.
8. Comment avez-vous construit ce projet ?
Nicolas : L’EP rassemble des chansons très différentes dans leur processus de création. Certaines idées traînaient depuis longtemps sur nos ordinateurs, tandis que d’autres, comme “Vampires”, sont très récentes. Par exemple, “Dans les flammes” existait déjà mais n’était pas totalement terminée.
Paul : On a travaillé un peu à flux tendu parce qu’on n’avait pas énormément de morceaux en réserve. Pour les prochains projets, on aimerait avoir davantage de titres en stock pour pouvoir choisir. Mais comme tout a été écrit progressivement, l’ensemble reste très cohérent et on est fiers du résultat.
9. La pochette et le titre de l’EP avaient-ils des inspirations précises ?
Paul : Notre premier EP s’appelait Lunatiques. Pour ce deuxième projet, on cherchait quelque chose qui garde un lien avec le premier. Un jour, Nico est arrivé vers nous avec une super idée !
Nicolas : J’avais envie de conserver une certaine cohérence. On a une chanson qui s’appelle “Satellite”, donc il y avait déjà ce champ lexical de l’espace. Finalement, le mot Éclipse est arrivé naturellement. On aborde des thèmes plus sombres et introspectifs : c’est un peu la face cachée de Lunatiques.

Paul : Pour la pochette, on avait tourné un clip sur une plage très tôt le matin. On voulait une photo en ombres chinoises devant le ciel, comme si c’était nous qui créions l’éclipse devant le soleil : une manière symbolique de montrer cette face cachée.
Nicolas : On voulait aussi quelque chose d’un peu plus artistique. Aujourd’hui, les gens qui nous suivent savent nous reconnaître, ils savent qui est qui maintenant (rires) !
10. Que raconte cet EP ? Y a-t-il un fil conducteur ?
Nicolas : Chaque chanson aborde une thématique différente : “Froid” parle de remise en question personnelle, “Vampires” répond aux commentaires négatifs, “Fashion Addict” évoque les personnes qui se font du mal en voulant ressembler à quelqu’un d’autre, “Satellite” traite du syndrome de l’imposteur et “Dans les flammes” parle davantage de relations. Même si les morceaux sont très différents, le fil conducteur reste la remise en question.
Paul : On s’est aussi rendu compte qu’en concert, on aimait vraiment faire ressortir notre côté rock. Sur notre précédent EP, les versions studio ne représentaient pas totalement cette énergie. Cette fois, on voulait que les morceaux enregistrés ressemblent davantage à ce qu’on dégage sur scène : un son plus rock et plus nerveux. C’était un vrai objectif.
Deux concerts sont prévus : le 3 juin au Crossover à Nice et le 21 juin à la soirée de clôture des Nuits Carrées à Antibes.
Découvrez le nouvel EP de More Amour Éclipse :

