On l’entend partout avec son remix de Cascada. Upsilone a bien voulu à répondre à 10 questions pour aficia. C’est une interview DIX-MOI.
Un vrai style, une vraie direction artistique, un label puissant. Il ne lui manquait plus qu’un hit pour exister. Enfin, le nom d’Upsilone commence à se faire entendre. Grâce à son cover/remix de “Everytime we Touch” et du groupe allemand Cascada, Upsilone a connu son premier tube radio. Comme vous le découvrirez dans l’interview, celui que l’on appelle aussi “Upsi” mêle dans sa musique les mélodies accrocheuses des années 80 à des sonorités électro/pop contemporaines. Récemment, sa vision innovante de la speed house, finement réglée à 140 bpm, a attiré l’attention. D’ailleurs, David Guetta, Martin Solveig et Kungs ont déjà collaboré avec lui ! Bref, nous vous proposons d’en savoir plus sur Upsilone en 10 questions.
Upsilone, l’interview DIX MOI :
1. Peux-tu revenir sur tes débuts dans la musique et ton évolution jusqu’à aujourd’hui ?
Bien sûr ! Je suis DJ et producteur depuis six ans à temps plein, mais j’ai commencé la musique il y a une quinzaine d’années, dans ma chambre d’ado à Tours, avec Ableton. Après, je suis monté à Paris pour faire des études d’ingénieur du son, et j’ai bossé cinq ans dans la musique de film, ce qui m’a permis de me créer un réseau. À côté, je jouais en club dès que possible. Le confinement a été un vrai tournant : j’ai pu m’enfermer chez moi pour produire à fond, et c’est là que Kungs et Victor Flash m’ont proposé de les rejoindre pour Club Azur, une aventure qui a duré plusieurs années. Depuis un an et demi, je me consacre pleinement à mon projet solo, Upsilone, avec des titres comme “Everytime We Touch” et “Believe”. D’ailleurs, le morceau “Everytime we Touch” a tout de suite marché très fort, il est passé à la radio, il a bien été playlisté sur Spotify, les gens l’ont vraiment kiffé. Du coup, ça a démarré sur les chapeaux de roue. C’est peut-être un mauvais exemple d’ailleurs, quand ça marche plus vite comme ça, c’est un mauvais luxe.
2. Te définis-tu avant tout comme un producteur ou comme un artiste au sens large ?
Je me considère clairement comme un artiste. J’ai toujours été attiré par la création au sens large : vidéo, réalisation, peinture, sculpture, graphisme… La musique est venue naturellement, mais elle fait partie d’un ensemble. Aujourd’hui, je suis DJ, producteur, compositeur, mais aussi communiquant avec les réseaux sociaux. J’aime toucher à tout, ça fait partie de mon ADN.
3. Tu es passé par Hippon Music, puis Club Azur. Quelle est la suite aujourd’hui avec le label Believe ?
Club Azur, ce n’est pas totalement fini, mais aujourd’hui je trace ma route en solo. J’ai sorti “Everytime We Touch” avec la même équipe, et on a vu que ça marchait fort. Le label Believe continue sur cette lancée, mais cette fois avec l’arrivée du label Believe. C’est une nouvelle étape, plus structurée, avec des équipes solides autour du projet. Ça ne m’est encore jamais arrivé qu’il y ait autant de monde autour d’une table juste pour moi. C’est hyper gratifiant de voir autant de monde mobilisé pour ma musique.

4. On parle de gros moyens débloqués pour la promo du single « Believe« . C’est cool, non ?
Oui, c’est énorme pour un single en France. Ça montre qu’il y a une vraie croyance dans le projet. Quand une équipe met autant de moyens, tu sens une vraie motivation derrière. Moi, ça me donne envie d’aller encore plus loin. Et surtout, je ne suis plus seul à défendre ma musique : on est une équipe, et ça change tout.
5. Tu as beaucoup fait parler de toi grâce à des remixes. Est-ce que c’est devenu indispensable aujourd’hui pour exister en tant que DJ ?
Je ne dirais pas que c’est obligatoire, mais pour moi, c’est logique. J’ai commencé la production par des remixes, j’en ai fait toutes les semaines pendant dix ans. C’est un super exercice de style, et un vrai terrain de jeu pour les DJ. Les gens m’ont découvert comme ça, notamment sur Instagram et TikTok. Et je trouve ça génial que ce soit ces remixes qui aient ouvert la porte à mon univers.
6. As-tu le sentiment d’avoir trouvé la “recette” du remix efficace grâce à ton expérience de DJ ?
Je ne sais pas s’il y a une recette miracle, mais l’expérience sur scène t’apprend tout. Quand tu joues un morceau en club, tu vois tout de suite si ça marche ou pas. Les timings, les structures, les breaks… Tout ça, tu l’intègres naturellement. Et quand tu produis, tu sais comment rendre un titre efficace pour les DJ. Ce sont des années d’essais, d’erreurs, de sets où les gens ne dansent pas… Ça forge.
7. Certains trouvent qu’on entend trop de remixes aujourd’hui. Qu’est-ce que tu réponds à ça ?
C’est vrai que les remixes sont très présents, notamment sur les réseaux. Mais ça a toujours existé, même à l’époque des Daft Punk ou de la French Touch. Aujourd’hui, l’algorithme amplifie tout, donc forcément, on a l’impression d’en voir partout. Si ça ne plaît pas, il suffit de swiper. Moi, je fais ça depuis toujours, et tant que ça me fait vibrer, je continue.
8. Tu disais que tu as une vraie banque de morceaux encore inédits. Tu peux nous en dire plus ?
Oui, j’ai accumulé énormément de tracks pendant la période Club Azur notamment. J’étais très productif, mais tout n’est pas sorti. Aujourd’hui, avec Believe, on réfléchit à la meilleure façon de dévoiler ces morceaux, en cohérence avec ma direction artistique actuelle. On a le choix, c’est un luxe, et ça permet de bien construire la suite.
9. Donc tu comptes te tourner davantage vers des compositions originales à l’avenir ?
Oui, clairement. Les remixes, je continuerai à en faire parce que j’adore ça. Mais sortir des titres originaux, c’est aussi hyper important pour moi. Si on est tous alignés avec le label sur un morceau, je serai ravi de proposer quelque chose de neuf et personnel. Ce sera une nouvelle étape.
10. Enfin, à quoi peut-on s’attendre dans les mois à venir pour Upsilone ?
Il y aura sûrement de nouvelles sorties, des compos originales, peut-être encore un ou deux remixes. L’objectif, c’est d’installer mon univers et de construire quelque chose de solide dans le temps. J’ai plein d’idées, plein de morceaux prêts, et avec une équipe comme celle que j’ai aujourd’hui, je me sens armé pour aller plus loin.



