Jérémy Frerot - © Boby
Jérémy Frerot - © Boby

Jérémy Frerot en interview : “’C’est vraiment un album qui va sûrement aider à se sentir mieux”

Jérémy Frerot vient de publier son nouvel album Meilleure vie, un titre évocateur, porteur d’espoir, dont il est venu nous parler sur aficia… 

Il y a eu Matriochka qui a montré ses capacités à défendre sa place en solo, c’est maintenant Meilleure vie que Jérémy Frerot propose au public… Déjà promu par les singles “Un homme”, qui tourne en boucle sur les ondes, ce nouveau cru semble davantage correspondre à son interprète. Plus enclin avec l’homme et le père qu’il est devenu, ce nouveau disque a un gout d’optimisme et de gaieté. 

Nous avons échangé avec Jérémy Frerot pour en savoir plus sur ses choix, sa direction artistique, les thèmes abordés et ses relations avec son compère Flo Delavega… 

Jérémy Frerot : l’interview… 

Avant de parler de ton nouvel album, j’aimerais revenir sur le premier, Matriochka. Que retiens-tu de ce premier album, aussi bien positivement que négativement ? 

Jérémy Frerot - Meilleure Vie

C’était une première prise de parole. Il fallait que je commence par là pour voir comment j’allais me débrouiller tout seul parce qu’après les Fréro Delavega ce n’était pas simple de devenir un artiste solo. Matriochka a bien aidé à faire ça, surtout la tournée qui a été une révélation pour moi. Ça m’a fait comprendre que je savais faire tout ça, que je savais faire un concert seul tout, que je pouvais faire le deuil des Fréro Delavega, avancer et préparer mon deuxième album. 

Après ce premier opus, quel était le but de Meilleure vie, ce que tu voulais y faire à tout prix ?

J’avais simplement envie de clamer que je me sentais hyper bien, de montrer mon bonheur, où est-ce que j’allais, avec qui j’étais heureux !

Le fait d’avoir créé cet album cette année-là, cela nous a fait beaucoup de bien

Ce bonheur, c’est finalement le fil rouge de cet album ?

Oui, absolument j’avais envie de positiver à mort pour attirer le positif. Pour que les gens puissent l’écouter en se sentant bien. 

D’où les sonorités un peu plus pop et funky sur certains titres ? C’est le cas notamment sur “Fais le” ?

C’est un peu ça. C’est un peu cette envie de faire danser, tout en ayant des sujets qui rassurent. 

On retrouve également ces mêmes sonorités sur “Le pestacle”, chanson qui fait écho au restaurant que tu as ouvert l’année dernière malgré le contexte particulier…

Exactement. Je décris cet endroit. C’est un prétexte pour finalement raconter et dire comment on vit chez nous. Comment ça se passe et pouvoir raconter notre philosophie de vie. 

Et visiblement “Tout va déjà bien” ? 

Tout va déjà bien quand on rentre dans ce pestacle ! (Sourire)

Toujours dans cet élan d’espoir et d’optimisme, il y a un autre morceau qui est dans cette veine là, c’est “Meilleure vie”, le titre éponyme de l’album où tu dis “On veut vivre notre meilleure vie”. Que veux tu dire ?

C’est vraiment une envie de montrer aux gens comment je vois mes amis, comment on se comporte ensemble. À chaque instant, on essaye de vivre notre meilleure vie intensément et de vivre à fond, sans voir le temps passé.

Cet album n’est-il pas une recette anti-confinement ? 

Je l’ai fait pendant le confinement, donc c’est obligatoirement une recette anti-confinement ! (Sourire) C’est vraiment un album qui va sûrement aider à se sentir mieux et à passer outre toute cette négativité et ces informations. 

Alors, finalement, en quoi cet album te représente-t-il plus que le précédent ?

Tout simplement parce qu’il est plus happy, plus chaleureux, avec plus de partage. C’est vraiment un album qui me représente tel que je suis aujourd’hui.

Ce sera une pommade, un peu, sur toutes les blessures qu’on a eu cette année-là

J’ai vu que Ben Mazué, Laurent Lamarca et Vincha, tes fidèles alliés, t’accompagnaient encore et toujours sur ce disque. Aurais-tu pu te passer d’eux ? 

Je n’arriverai jamais à me séparer de ces gens-là. Laurent Lamarca, c’est quelqu’un avec qui je discute énormément pendant la création de mes albums. Il m’aide à devenir encore plus confiant et plus artiste à chaque album. Vincha, c’est celui qui m’a ramené un peu ce côté urbain dans les mots et dans les phrasés. Ben Mazué, c’est quelqu’un avec qui j’ai besoin d’être, besoin de vivre des moments. Et ça en fait des chansons. Avec ces gens-là, on fait des choses plutôt cool, et ça me représente bien. 

Si tu devais retenir qu’une chose sur cet album, qu’est-ce que ce serait ? 

Je retiendrai tout le partage dans la création de cet album. Le fait de l’avoir créé cette année-là, cela nous a fait beaucoup de bien, cela nous a sauvé quelque part (sourire) et je pense qu’en l’écoutant, ce sera pareil. 

Ton ex-binôme, Flo Delavega, sort son album le mois prochain. Quel message as-tu envie de lui dire ?

Courage mec ! Courage parce que c’est une longue histoire, c’est besogneux. Mais je lui fait tellement confiance. Il est tellement en phase avec ce qu’il fait, il est tellement content… Ça lui ressemble vraiment bien ce qu’il fait, je suis très heureux pour lui. J’ai d’ailleurs écouté pas mal de ses chansons !

Peut-on imaginer de futurs duos ensemble ?

On collabore déjà dans la vie, c’est déjà bien (Sourire). Quand on est deux humains et qu’on s’aime, on se parle. On est amis. On est un peu liés à vie d’une certaine manière. Mais on verra ce que nous réserve la vie. Il ne faut jamais dire jamais !

Un dernier mot pour ceux qui te lisent et qui hésitent à écouter ton album. Qu’as-tu à leur dire ? 

Si tu as envie de partager des choses et te sentir bien avec les gens autour de toi, tu peux écouter cet album. Ce sera une pommade, un peu, sur toutes les blessures qu’on a eu cette année-là. Sortir d’une écoute en se sentant bien, en ayant du smile, c’est quelque chose dont on a besoin aujourd’hui. 

aficia étant précurseur des nouveaux talents, aurais-tu un artiste à nous faire découvrir  que tu as peut-être découvert récemment?

Je pense à Role Model , si vous ne connaissez pas, c’est chan-mé ! 

Découvrez Meilleure Vie de Jérémy Frerot :