Laurène & Louis en interview : La Star Academy, leur musique folk electro, l’album…

À l’occasion de la sortie de leur premier single « Love or Die » et d’un premier album qui verra ensuite le jour, aficia a souhaité interroger Laurène & Louis sur leur direction artistique, leur contrat avec Universal Music et les mettre en difficulté avec notre Portrait Décalé. 

En couple dans la vie et en binôme en musique, Laurène & Louis n’avaient jusqu’à présent pas eu l’opportunité de montrer au public le dénouement de ces trois années de réflexion, où ils se sont beaucoup cherchés musicalement. Suite à la victoire de Laurène à la Star Academy Revolution, à la participation de Louis et à l’obtention d’un contrat pour sortir leur premier album, aficia est parti à la recherche des réponses à ses questions.

Où en est la sortie de leur premier album ? La direction artistique est-elle stricte ? La promotion du single « Love or Die » est-elle déjà achevée ? Ont-ils des regrets ? Toutes les réponses et bien plus sur aficia.

Laurène & Louis : l’interview…

Première question, comment allez-vous tous les deux ?

Laurène : Ah très bien !

Louis : En pleine forme !

On va remonter petit à petit le temps, quels sont les personnes avec qui vous avez gardé contact à la Star Academy ?

Louis : On a gardé un peu contact avec tout le monde grâce aux réseaux sociaux. On suit tout le monde leur actualité. Après, on se voit très rarement parce que tout le monde est concentré sur ses projets. On a revu Zayra… (interview de Zayra ici, nldr)

Ensemble : Mathilde, Manika, Pauline, et je crois que c’est à peu près tout.

Louis : Après, les autres, on essaye de prendre des nouvelles par Facebook…

Zayra, finaliste de la saison à laquelle vous avez participé, a sorti son premier album avant vous. Quelle réaction cela vous a inspiré et l’avez-vous écouté ?

Laurène : On l’a écouté bien sûr. Dès que quelqu’un sort quelque chose on écoute. Après, c’est sûr que ce n’est pas vraiment notre style. On a du mal à être objectifs sur l’ensemble de l’album. J’avais 4 chansons coups de cœur je crois. Il y avait « Bye Bye » que je trouvais super jolie… Les autres, ça ne va pas me revenir, mais c’est surtout dès que c’est dans un esprit un peu plus funk, et un peu moins soul en fait. Mais il n’y a pas du tout de jalousie entre nous !

Louis : On n’a pas du tout cet esprit-là. On est super contents pour les autres quand ils sortent des projets et quand ça se passe bien pour eux quoi.

Laurène : Le plus important, c’est qu’elle soit contente de ce qu’elle a fait. Elle peut défendre jusqu’au bout ce qu’elle fait, ce qu’elle aimait. C’est le plus important ouais.

Louis : En tant qu’artiste, on sait le bonheur que c’est de voir un de ses projets se concrétiser, on est très contents pour eux.

Vous êtes toujours en couple. Est-ce que musicalement, c’est une force ?

Laurène : C’est vrai que ça fait 5-6 ans qu’on est ensemble. Du coup, oui c’est une force parce qu’ on se comprend très bien musicalement. Le fait qu’on soit ensemble, on ose se dire les choses. On se dit les choses franchement. On ne perd pas du temps, s’il y a des trucs qu’on ne trouve pas bien. C’est vraiment une force oui, on s’entend très bien.

Louis : Il n’y a jamais de compétition, que ce soit sur scène ou sur les musiques. Il y a un équilibre qui se fait assez naturellement, tous les deux, à trouver notre patte. Et ça, je pense que c’est du fait qu’on soit ensemble.

Alors, depuis, vous avez pris quand même trois ans pour vous décider et réaliser vos souhaits musicaux. Est-ce qu’aujourd’hui, vos choix sont définitifs ?

Louis : On a mis du temps à trouver notre univers. Nous pensons aujourd’hui qu’on a vraiment trouvé la direction dans laquelle on est à l’aise à 200%. Si ça ne marche pas, on n’aura aucun regret car on est vraiment contents de l’univers qu’on a trouvé. Après, dans l’album, il y a plusieurs facettes, mais il y a une empreinte qu’on a trouvée et dans laquelle on s’est vraiment attachés et qui nous colle à la peau.

Suite à sa victoire à la Star Academy, Laurène a signé un contrat chez Universal, un contrat que vous avez finalement rompu. Aujourd’hui, avez-vous trouvé le terrain d’entente pour la direction artistique et la sortie de votre album ?

Laurène : Alors justement, on a mis un peu de temps mais c’est vrai que, François Welgryn, avec qui on travaille, avait pas mal de contacts dans la musique plusieurs labels avec qui on pouvait travailler et continuer l’aventure, plusieurs partenaires. Et on a enfin trouvé un partenaire avec qui on s’entend super bien artistiquement et humainement. C’était super important pour nous parce que si ça n’aurait pas marché…

Louis : Le cadre du travail est très important pour nous. Pour que cette chose se passe confortablement, il faut qu’il y ait un beau cadre et une bonne ambiance.

Votre premier single « Love Or Die » est sorti il y a quelques semaines. Sentez-vous un soutien de la part des professionnels ?

Laurène : On a été assez étonnés des retours qu’on a eu, autant de la part des journalistes, malgré qu’on ait fait la promotion tout seuls de notre côté que par le reste.

Louis : Oui, le single a beaucoup été relayé par les médias. Ça a été une très agréable surprise. Et même au niveau aussi de nos fans qui ont partagé le clip… C’est parti assez vite, on a été surpris !

Laurène : C’était important pour nous qu’en fait, on nous reconnaisse bien dedans, et c’est le retour qu’on a eu le plus souvent. C’est pour nous un pari réussi.

On n’a pas commencé la promotion du single, et c’est volontaire de notre part, car on ne s’était pas encore décidés sur quel label on allait concrétiser notre projet. On a signé la semaine dernière dans le nouveau label de Marc Thonon (Louise Attaque, Charlie Winston…). On attendait la signature de ce contrat pour lancer tout ce qui est promotion radio essentiellement !

Est-ce qu’on peut dire que la folk electro, c’est un style qui manquait cruellement à la scène française ?

En anglais, il y a de la folk electro, mais en français, c’est vrai qu’on en croise pas beaucoup ! C’est tant mieux pour nous, car nous on arrive avec ça !

Laurène : On va essayer de mettre ce style en avant. Peut-être. On verra si on arrive à débloquer quelque chose. Mais c’est vrai qu’on a rien entendu de ça ici.

Louis : Déjà, nos influences sont très anglo-saxonnes. On essaye de faire ça naturellement. Mais on met des paroles en français.

Que souhaitez-vous annoncer comme informations par rapport à votre album L’envie et la Peur ?

Laurène : Là, pour le moment, on a repoussé la sortie de l’album. On est en train de préparer un EP qui va sortir dans l’année. On verra par la suite, mais on voulait débuter par ça pour commencer à avorter on va dire la suite, à montrer notre univers. C’est vrai que c’est difficile car jusqu’ici, vous nous connaissez que par le biais d’un remix, qui certes ne change pas beaucoup le morceau, mais reste un remix, et du coup, on veut que les gens nous découvrent vraiment comme nous sommes. Il y aura plusieurs facettes, plusieurs univers.

Il a déjà un nom cet EP ?

Laurène : On n’y a pas encore réfléchi.

Louis : On est dessus. On a une vingtaine de morceaux. Ça va être très dur de choisir lesquels sélectionner. Là, on est vraiment sur la sélection des titres. Et ensuite, découlera le nom de l’EP, mais seulement quand on aura fait notre choix des titres.

Vous qui êtes des professionnels des reprises sur Internet, avez-vous eu un retour d’un interprète original un jour ?

Louis : Ce n’était pas une reprise sur YouTube, mais Laurène a eu un retour un jour.

Laurène : C’était un retour de la chanteuse des DHT quand j’avais chanté « Listen to Your Heart » à la Star Academy. Deux ans après la Star Ac’, la chanteuse m’envoie un message pour dire qu’elle était tombée dessus par hasard et qu’elle avait adoré. Donc c’est vrai, que moi qui n’était pas convaincue de ma prestation,  ça m’a vraiment fait du bien. C’est un groupe que j’écoutais vraiment beaucoup quand j’étais plus jeune. Sinon non, on n’a pas eu d’autres retours…

Louis : Mais on aimerait bien ! (Rires)

Continuerez-vous les covers ?

Laurène : C’est vrai que nous, on a toujours aimé reprendre des chansons qu’on aime bien dans tous les styles et les emmener dans notre univers. Je pense que ça sera toujours quelque chose qu’on aura envie de faire. Ça nous a toujours plu. Ce sont des trucs en plus, on aime bien.

Louis : On adore le faire.  On continuera à le faire en parallèle, c’est sûr. Dernièrement, on a repris « Creep» de Radiohead.  En fait, de temps en temps, il y a une chanson qu’on aime beaucoup, on commence à la chanter et voilà, on l’enregistre très naturellement, sans prise de tête et c’est quelque chose que l’on continuera je pense.

Et quels sont vos passions communes ?

Ensemble : La musique et le cinéma !

Laurène : La vidéo en général, on fait  nos montages nous-mêmes. À part « Love or Dire » Stéfan Girres (Girwet Production). Mais oui, sinon la vidéo est une de nos passions.

Louis : Et les chats ! (Rires)

Souhaiteriez-vous recollaborer avec les Skydancers (interview de Skydancers, alias We Are I.V ici), qui ont remixé « Love or Die » par la suite ?

Louis : Oui, pourquoi pas. La première fois s’est très bien passée. Pourquoi pas ne pas retravailler avec eux sur un autre titre de l’album. Pourquoi pas !

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Laurène : C’est vrai que pour l’instant on n’a pas annoncé grand chose, on se laissait le champ libre pour la promotion qui commencera dans les semaines à venir. Donc on espère le plus de promo possible, et le plus de dates possibles. On a qu’une date de tournée pour cet été.

Avant de terminer cette interview, avez-vous une petite exclusivité à livrer à aficia ?

Allez, on a qu’une seule exclusivité à vous donner, c’est que nous sommes annoncés au Festival de Cornouaille (Quimper) du 19 au 24 juillet prochain ! On l’annoncera que prochainement sur nos réseaux.

Vous en savez maintenant un peu plus sur Laurène & Louis, leur parcours, leur situation amoureuse et même leur actualité qui s’annonce chargée pour les mois à venir. Les deux prochaines années s’annoncent en effet intenses pour les deux artistes qui proposent un univers atypique, la folk electro. Dans l’interview, ils annonçaient d’ailleurs vouloir publier un EP avant de plonger dans le grand bain avec un album.

De notre côté et fidèles à nos mauvaises manières, nous avons voulu en savoir plus sur ce groupe, qui paraît très (voire trop) sage. C’est avec notre portrait décalé que Laurène & Louis se dévoilent encore un peu plus. Des questions pas forcément très sérieuses mais qui va nous ouvrir davantage, la porte de leur univers artistique et humain.

Le Portrait décalé de Laurène & Louis :

Le plus beau moment de votre vie ? Ensemble : On y avait réfléchi à ça, à table en plus ! Notre premier concert car on jouait pour la première fois notre album. On a pu livrer tous les morceaux sur lesquels on bossait depuis trois ans… C’était beaucoup d’émotions !

Au contraire, la plus grosse bêtise de votre vie ? Laurène : Je n’ai pas été une enfant drôle. Du coup, je pense que ma plus grosse bêtise était d’avoir volé un malabar dans une boulangerie. Je m’en suis tellement voulu que je l’ai reposé ensuite ! (Rires) Je trouve ça très drôle.

Louis : J’ai trop fait de bêtises moi ! J’aime bien la bêtise de Laurène et ses malabars ! Il y a celle pour le clip de London Gramar, qui est sur notre chaîne YouTube. C’était une bonne idée de ma part de tourner une scène dans l’eau, puisque c’était la tempête, il y a eu beaucoup de courant, et j’ai failli me noyer !

La dernière chose que vous feriez avant de mourir ? Laurène : Je ferais bien une soirée crêpes ! (Rires).

Louis : Moi je ferais bien un beau voyage avec mes proches et ma famille.

Un film ou une série à voir absolument dans sa vie ? Laurène : Walking dead.

Si vous étiez une chanson ?  Ensemble : « Wait » de M83.

Votre péché mignon ? Laurène : Le sucre en général.

Et toi (à Louis), ce sont les pâtes !

Si vous n’étiez pas dans la musique, quel métier auriez-vous exercé ? Laurène : Pâtissière du coup ! (Rires).

Louis : Maître-nageur, parce que c’est mon diplôme.

Votre dernier coup de cœur musical ? Louis : Une chanson que j’écoute pas mal, De Palmas « Il faut qu’on s’batte ».

Laurène : « Fun » de Coldplay et Tove Lo.

La salle de concert de vos rêves ?  Ensemble : La scène Glemor des Vieilles Charrues. C’est un grand rêve.

La, ou les, personnes avec qui vous rêveriez de travailler ?  Louis : M83.

Laurène : Jean Michel Jarre, j’aime bien.

Si vous étiez une insulte ? Laurène : Je ne dis pas beaucoup d’insultes.

Louis : Saperlipopette.

Une chanson à reprendre demain sur YouTube ?  Ensemble : « Runnin’ (Lose it all ) » de Naughty Boy et Beyoncé.

Une chose que vous regrettez ? Laurène : Peut-être de ne pas m’être assez imposée plus musicalement à la Star Acdemy. J’étais un peu jeune et j’étais un peu trop, genre, assidue.

Louis : Ce n’est pas trop dans ma nature de regretter. Je suis plutôt à aller de l’avant.

Votre dernier petit mensonge ? Louis : Je vais trouver un mensonge que Laurène a dit. Il y a un chanteur… (Rires de Laurène) qui ne chantait pas très bien, elle lui a demandé de chanter, et tellement il était tellement passionné qu’elle lui a dit « c’est bien, continue ».

Laurène : Et moi je vais t’en trouver un aussi, sauf que je ne vois pas quand tu mens. C’est pas évident… Je ne vois pas.

C’est la fin de notre interview, mais la tradition chez aficia est de toujours laisser le mot de la fin à l’artiste. Vous avez donc carte blanche pour vous adresser à nos lecteurs, votre public, vos fans…

Ensemble : On va commencer par remercier aficia de nous accorder cette interview. On remercie tous nos fans qui nous suivent depuis le début, mais aussi ceux qui sont arrivés en cours de route, les remercier de leur patience. C’est vrai que ça prend du temps. Ça prend du temps pour un plus beau résultat. On leur promet des choses où l’on mettra tout notre cœur !

aficia.

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