Son deuxième projet, à la croisée de la pop, de l’électro et du hip-hop, Verre d’amour est sorti aujourd’hui. Bleu Berline a accepté de répondre aux questions d’aficia.
Après avoir publié son premier EP Soleil Perdu en 2024, l’inclassable Bleu Berline n’a perdu son temps. La chanteuse sort son deuxième projet, intitulé Verre D’amour, ce vendredi 21 mars. L’occasion pour elle de revenir sur son parcours d’artiste, sur les influences qui ont façonné son univers, et pour nous de comprendre comment a été construit cet EP. 5 questions, afin de mieux connaître Berline Bleue, c’est notre format interview flash.
Bleu Berline, l’interview flash :
1 Pour ceux qui ne te connaissent pas, comment décrirais tu l’univers Bleu Berline ?
Je dirais que je fais de la blue pop, c’est à dire une pop française teintée de hip-hop et d’électro. J’ai apporté ma touche personnelle autour d’influences fortes : la douceur de la voix de Billie Eilish, et un flow mélancolique proche de celui de Damso.
2 Tu es d’abord connue en tant que musicienne pour Adrien Gallo ou Yaël Naim. Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer à l’interprétation ?
On peut dire que ça a toujours été l’objectif de ma vie (rires). Ayant grandi dans une famille de musicien, un jour j’ai dit : je veux être guitariste, je veux être chanteuse. C’est comme ça qu’à onze ans, j’ai sorti mon premier projet avec ma sœur. A dix-sept ans, je suis partie sur Paris, et c’est là que j’ai commencé à accompagner des artistes en promo, en tournée… C’est le meilleur job alimentaire du monde ! Après cette expérience c’est à ce moment que je me suis dit, ça y est, c’est parti !
3 Dans ce second EP, on retrouve des titres hyper différents que ce soit dans la musique ou le thème abordé. Comment as-tu conçu ce projet ?
Honnêtement, ce deuxième EP arrive peu de temps après “Soleil Perdu”, le premier, sorti début 2024. Dans ce projet j’avais beaucoup donné, je me suis dévoilé au public. Pour Verre d’amour, j’ai eu envie d’aller beaucoup plus loin. Déjà au niveau musical je voulais réintroduire la guitare électrique, mon instrument de cœur. Mais l’objectif principal de ce projet était vraiment d’être encore plus frontale, de proposer quelque chose d’encore plus brut, de plus authentique, tout en gardant une certaine douceur. Le fil conducteur de “Verre d’amour”, c’est justement la dualité entre douceur et brutalité, entre l’amour et la violence du monde. J’ai vraiment construit l’EP pour en faire un compagnon des cœurs brisés, opprimés et esseulés.
4 Tous les titres de l’album semblent à la fois très personnels et pourtant ils parlent à tout le monde. Est-ce une volonté de ta part ?
Je pense qu’on traverse tous la même chose, c’est juste que l’on n’en parle pas. On ne sait pas ce qui se passe chez les gens. Quand j’ai écrit “la nuit je pleure”, j’étais en période de deuil. Mais je sais que je n’étais pas la seule à ressentir ça. Donc non, ce n’était pas une volonté de ma part à la base. Je souhaitais avant tout dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et n’ose pas forcément parler.
5 Pour finir, peux-tu nous décrire verre d’amour en 3 mots ?
Uniquement 3 mots ? C’est super compliqué (rires). En premier, je dirai l’amour. C’est un peu le fil rouge du projet, et on peut s’en sortir grâce à l’amour. Ensuite, je pense à la résistance. J’ai construit de l’EP de sorte à ce qu’il pousse à continuer de se battre. Le titre “Verre d’amour” rentre dans cette optique. Il est destiné aux âmes rebelles, dans le but de résister à la froideur de la société. Enfin, je choisirai l’affirmation de soi. J’ai écrit ce projet dans un moment marqué par la désillusion, et ancré dans une réalité un peu plus complexe. J’avais vraiment la volonté d’affiner mon ressenti du monde en osant la confrontation et en revendiquant un décalage face à la dureté des conventions et normes sociales.

