Calema © DR

Calema en interview ‘flash’ : “Tout est parti grâce à Cristiano Ronaldo !”

Ils annoncent un Accor Arena en 2025. Ils sont la révélation franco-portugaise de l’année 2023. aficia est partie à la rencontre de Calema 

Les deux frères Antonio et Fradique ont monté il y a quelques années déjà, le duo Calema. Avant d’arriver en France, ils ont connu la crise au Portugal. Ils ont tout plaqué pour suivre leur papa qui a choisi de s’installer en France et trouver du travail : “Nous ne savions même pas parlé le français”, nous confient-t-ils.

Les voici désormais en France ! Ils ont tenté l’aventure ‘The Voice’ et décroché un premier succès avec “Emmène moi”. Puis, il y a eu une nomination aux NRJ Music Awards (Révélation) et un public qui s’est agrandi : “On s‘est toujours dit qu’on redonnerait à la France ce qu’elle nous a donné, notamment en faisant nos premières scènes”.

À l’occasion de la sortie de “Viagem”, leur nouveau single, nous vous proposons une courte mais intense interview. Nous avons posé 5 questions à Calema. C’est notre interview flash : 

Calema, l’interview flash : 

1 Est-ce qu’il y a eu un élément déclencheur dans votre carrière ?  

Antonio : On a toujours aimé faire de la musique, et on aurait continué même si on n’avait pas un grand public. On a toujours cru que la musique qu’on faisait toucherait les gens. Dans chaque endroit où on allait, il y avait toujours des gens qui se demandaient comment on s’appelait. On a commencé en faisant des covers d’autres artistes. Cela plaisait aux gens. On les redirigait vers nos réseaux sociaux pour commencer. Jusqu’au jour où on a participé à ‘The Voice’. J’ai dit à Fradique qu’on avait rien à perdre, on va le tenter. On a rencontré beaucoup de gens.

Ensuite, on a été invité à une fête d’étudiants à Strasbourg, à faire des mariages, des anniversaire etc… C’est là-bas qu’on a connu notre manager. On ne peut pas peut donner un moment exact, car à chaque fois, il y a eu quelque chose qui a fait que ça a évolué. A chaque fois qu’on avait une opportunité de donner aux gens de la bonne musique, on l’a fait. Chaque moment a fait ce qu’on est devenu.

Pour revenir à ta question, le moment où on a reçu une vague de messages, c’était au moment où on a lancé “Te Amo” en portugais. Cristiano Ronaldo a partagé la musique sur Instagram. D’un point de vue médiatique, cela a tout fait basculer. Ensuite, on a continué à publier de nouveaux singles qui ont bien marché !

Calema © DR

2 Vous rencontrez du succès un peu partout (Luxembourg, Cap Vert, Portugal). La France a accueilli à bras ouverts vos morceaux. Mais la France est aussi un pays où tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Le savez-vous?

Fradique: On part du principe qu’un travail se fait avec le cœur. Il n’y a rien qui puisse arrêter ça. On le croit très fort. On arrive d’un pays où on avait rien. Tout ce qu’on a conquis, c’est grâce à cette façon de pensée. Les gens vont entendre ça. Quand on met le cœur, ça va le faire. On fait en sorte de toucher le cœur des gens. Nos histoires, se sont des histoires qu’on vit tous les jours. On veut raconter notre histoire la plus sincère possible. 

3 Vous devenez le premier groupe Lusophone à donner un concert dans la plus grande salle de Paris l’Accor Arena. C’est assez énorme !?

Fradique : ça va être un moment historique. On a grandi dans un petit pays qui n’est pas connu, avec un rêve. Là-bas, ce qui est en train de se passer, même le rêver c’était difficile. Le fait qu’il y ait pour la toute première fois, deux garçons de la Lusophonie, le premier à faire cette salle là, c’est un message qu’on veut envoyer à tous les jeunes pour leur dire que c’est possible ! Quand tu travailles dur et que tu y crois, tu peux le faire ! On est très contents ! 

4 Pour remplir l’Accor Arena à Paris, vous allez devoir user d’une stratégie redoutable. Quelle sera la votre ?

On veut continuer à lancer de belles musiques. On est en train d’enregistrer un album en français. Un premier single a été lancé. Beaucoup de gens ne nous connaissent pas. On sait qu’à travers les médias nous y arriverons. A travers les statistiques de nos réseaux sociaux,  on sait qui sont nos auditeurs. Les français sont en deuxième place. On croit vraiment qu’en lançant de nouvelles musiques et avec l’album, en faisant des radios, des interviews comme celle-ci, on croit vraiment que ça va marcher.

Antonio : Nous allons travaillé pour que que cela remplisse d’ici janvier !

Fradique : Nous avons un peu la pression d’ailleurs, nous l’avons un peu tout le temps. Au fond de nous, on y croit mais nous savons que nous devons travailler pour que ça fonctionne. Nous savons quelle quantité de personnes nous écoutent, mais pas forcément si à la fin le consommateur va payer son billet. Et on croise les doigts !

5 Avoir cette double culture, ce double langage, vous devez, j’imagine, réfléchir deux fois plus, à deux stratégies différentes, pour vos chansons etc… Comment vous prenez-vous ?

Fradique : c’est un truc qu’on adore. Apprendre les langues, cette double culture, cela nous permet de penser différemment. C’est comme si on faisait ‘reset’ dans notre cerveau. Quand  on écrit des chansons avec des auteurs français, cela nous donne des perspectives différentes. On a beaucoup appris avec la culture française, avec la culture portugaise. Pour nous, c ‘est top !

Antonio : c’est un bon défi. A chaque fois qu’on revient en France, on apprend à mieux parler français. Parfois, au lieu de chanter en portugais, on chante en français, et inversement ! Ça fait beaucoup rire le public ! Avec “Emmène moi”, on ne court pas le risque de la chanter en portugais, car elle n’a qu’une partie en portugais. Mais en réalité, ça va, avant chaque concert, on arrive toujours à faire un briefing avant. On se réécoute les titres pour bien qu’il imprègne (Sourire). 

Découvrez le nouveau single de Calema :