Pétrole Brut fait partie de cette nouvelle génération d’artiste qui crée quelque chose de nouveau, de moderne. aficia l’a rencontré pour une interview flash !
Rencontré au MaMA Music & Convention le mois dernier, Pétrole Brut incarne une nouvelle génération d’artistes français qui fusionnent chanson et synthés, poésie et intensité scénique. Avec un premier EP remarqué et une sincérité désarmante, il évoque son parcours, ses inspirations et la patience nécessaire pour trouver “le bon moment”. Nous avons posé 5 questions à Pétrole Brut pour en savoir plus sur lui. C’est notre interview Flash !
L’interview Flash de Pétrole Brut :
1 Comment vas-tu ? Raconte moi un peu d’où tu viens et ce que tu faisais avant de lancer Pétrole Brut.
C’était un peu la folie au MaMA, j’avoue que je suis stressé avant de monter sur scène ! Avant tout ça, j’étais en master de musicologie, avec un projet de thèse en sociologie de la musique. Et puis, au moment de me lancer dans la recherche, j’en ai eu marre de parler de musique : j’avais envie d’en faire.
Je me suis plongé dans la production, les tutos YouTube, les synthés… J’ai toujours eu une passion pour le son. J’ai commencé à écrire en français — alors qu’avant je jouais dans des groupes de rock en anglais — et là, ça a été une vraie révélation. C’est de cette convergence qu’est né Pétrole Brut. J’ai ensuite rencontré Corson, mon éditeur, puis Parlophone et Décibels Productions. J’ai signé alors que j’avais à peine 400 followers sur Instagram : un vrai pari développement pour le label comme il s’en fait peu, un vrai coup de cœur artistique semble-t-il.
“Je suis un projet full développement. C’est un pari, mais c’est ce que je voulais : qu’on y croie avant les chiffres.”
– Pétrole Brut – aficia.
2 On sent chez toi une vraie envie de scène. C’est un espace naturel pour toi ?
Totalement. La scène, c’est l’endroit où je me sens le plus libre. C’est là que tout prend sens, où je peux lâcher prise. Après, je n’ai pas encore vécu de longue tournée, donc je ne peux pas dire si j’aimerais en permanence être loin de chez moi. Mais jouer, créer un format de live immersif, expérimenter des interludes, tout ça m’excite énormément.
3 Tu vas bientôt assurer les premières parties de Suzane et de Sam Savage. Comment ces collaborations se sont-elles faites ? Et comment le prends-tu si je te commpare à une Zaho de Sagazan ?
Oui, à Auxerre pour Sam Savage et au Rocher de Palmer à Bordeaux pour Suzane !
Je trouve leurs parcours super inspirants. Suzane, notamment, m’a beaucoup marqué par sa performance scénique et son énergie. Je me retrouve un peu à la frontière entre son univers et celui de Zaho de Sagazan : entre la chanson et l’électro, entre le corps et le texte.
Franchement pour le comparatif avec Zaho de Sagazan, c’est un très beau compliment. C’est une artiste incroyable, avec des valeurs et une intensité rares. Elle m’a inspiré, c’est certain. J’avais d’ailleurs fait une reprise de La Symphonie des éclairs sur Instagram avant qu’elle ne devienne un phénomène. Elle l’avait repartagée, et ça m’a sans doute un peu validé, quelque part.
4 Malgré tout, ton projet ne touche encore “que” quelques milliers d’auditeurs par mois. Tu le vis comment ?
Je le comprends. Tu peux avoir un projet ambitieux, sincère, et mettre tout ton cœur dedans, ça ne garantit pas le succès. Le marché a énormément changé, le streaming a resserré les espaces. Il y a une vraie chaise musicale où tout va très vite. Mais je ne me décourage pas : il faut juste créer les bonnes chansons, continuer à construire son univers et attendre le bon moment.
5 Et la suite, c’est quoi pour Pétrole Brut ?
Je termine la promo de l’EP avec le clip de “Sans effort”, puis on rentre en studio. J’ai déjà plusieurs morceaux en réserve. Cette fois, j’ai envie d’aller plus loin dans la prod, de travailler avec d’autres artistes, d’échanger des visions, de confronter mes idées. J’ai monté une petite équipe, on veut créer un son encore plus identifiable, plus frais, sans perdre cette touche artisanale. Le but, c’est de grandir sans se trahir.
Découvrez l’EP de Pétrole Brut :

