On a rencontré Yelle !

À l’occasion de son passage à la salle du Ninkasi-Kao à Lyon, nous avons rencontré la chanteuse Yelle ! On a parlé de ses anecdotes de tournées, de ses débuts, de ses projets à venir et c’est à lire dès maintenant sur #Aficia.

Depuis sa découverte sur MySpace en 2005, Julie Budet, alias Yelle, en a parcouru du chemin. Mais c’est en 2000 lorsqu’elle fait la rencontre de Grand-Marnier que tout a commencé. Elle collaborera ensuite avec le DJ qui cherche une voix féminine pour ses compositions. Au départ, elle choisit le pseudonyme YEL (acronyme de Your Enjoy Life) mais elle y ajoutera « LE » pour le féminiser. Par la suite, ont suivi 3 albums, dont le dernier « Complètement Fou » est sorti en septembre dernier, ainsi qu’une collaboration avec Fatal Bazooka en 2007 sur le célèbre titre « Parle à ma main« . Mais c’est sur scène qu’elle se fait surtout remarquée, en enchaînant les 1ères parties d’artistes prestigieux tels que Mika et Katy Perry, puis en participant de nombreuses fois au très célèbre festival américain Coachella. De passage au Ninkasi-Kao à Lyon à l’occasion de sa tournée française, nous l’avons rencontré pour parler de ses débuts, de ses projets à venir, mais également de ses coups de coeur. Tout ça et bien plus encore à lire dans cette généreuse interview.

L’interview de Yelle…

Salut Yelle, alors tout d’abord, comment vas-tu ?
Yelle : Je vais très bien, merci.

Pour les lecteurs qui ne te connaissent peut-être pas encore, présente-toi en quelques mots…
Yelle : Alors, je m’appelle Yelle, mon vrai prénom c’est Julie, je suis chanteuse et je fais de la musique depuis presque 10 ans, voilà. Aujourd’hui à Lyon et en tournée en France depuis quelques semaines, ça se passe super bien et on n’est très content d’être ici ce soir.

Remontons un peu le temps, qu’est-ce qui t’a amené la musique…
Yelle : J’ai grandi avec un papa musicien, donc j’ai toujours baigné dans une ambiance musicale à la maison, il y avait toujours de la musique, des musiciens, des répétitions chez moi et puis j’ai aussi toujours vu mon père sur scène, donc je pense que dès petite j’ai été un peu conditionné on va dire et j’ai toujours aimé chanter, j’ai mis un petit peu de temps à trouver ma voix, j’ai chanté dans différents groupes, mais plutôt en tant que choriste et puis quand j’ai rencontré Grand Marnier en 2005 et que l’on a commencé à faire de la musique ensemble, j’ai commencé à me dire que c’était peut-être le bon moment pour moi et puis surtout, il m’a aidé à écrire, à composer etc… donc c’est à ce moment-là que je me suis dit que j’étais prête pour être chanteuse.

C’était comme une évidence ?
Yelle : Oui, tout du moins, je pense que j’ai toujours eu envie d’être chanteuse, peut-être parce que mon père était musicien, j’ai un petit peu mis du temps avant de me dire « Est-ce que je peux le faire ? Est-ce que je peux faire comme lui ? » et puis tout simplement, je crois qu’il faut s’écouter. Il y a des moments où on n’est pas forcément sûre de soi et d’autres ou au contraire, il faut y aller et moi au final, c’était assez tard parce que j’avais 22 ans lorsque j’ai commencé.

Si tu n’avais pas été chanteuse, quel métier aurais-tu fait ?
Yelle : À vrai dire, je ne sais pas. J’ai fait des études en art du spectacle où j’ai étudié le cinéma et le théâtre, donc peut-être que je me serais orientée là-dedans. Avant d’être chanteuse je travaillais dans une compagnie de théâtre donc peut-être que j’aurais travaillé autour de ce milieu, dans la production ou j’aurais peut-être aussi franchi le pas pour devenir actrice ou comédienne, je ne sais pas.

Comment a eu lieu la rencontre avec Grand Marnier ?
Yelle : Nous nous sommes rencontré par l’intermédiaire d’un ami commun, en fait, lui, il jouait de la batterie et il chantait dans un groupe et moi, j’étais très amie avec le guitariste, on a était invités à une soirée et on s’est rencontrés comme ça.

Parle-nous un peu de tes références, de tes influences musicales…
Yelle : Mes références sont assez vastes car j’ai grandi en écoutant plein de choses très variées, de la chanson française, mais aussi du rock, du classique, ou des choses plus traditionnelles. Comme toutes adolescentes dans les années 90, j’écoutais beaucoup la radio, j’écoutais Madonna, Snoop Dogg, Blur, les Red Hot, Kylie Minogue, bref, c’était très varié et puis plus tard, au moment de la rencontre avec Grand Marnier, j’ai redécouvert des artistes comme Élli et Jacno, Lio ou Alain Chamfort et puis aussi des groupes comme Chagrin d’Amour qui sont plus ancré dans les années 80 et qui eut mon vraiment inspirés dans le sens où leur musique m’a donné envie d’aller rechercher ses sonorités-là et ses univers un peu fantaisistes et très libres dans les textes etc…

Ton dernier album se nomme « Complètement Fou » pourquoi ce choix de nom ?
Yelle : Au départ, il s’agissait juste du nom de l’un des morceaux de l’album et on trouvait que ce titre raconte cette rencontre un peu folle que l’on a eue avec Dr. Luke avec qui on a produit cet album et il raconte aussi un peu notre histoire, le fait que l’on est commencé il y a une dizaine d’années en faisant nos choix, en se bridant jamais, en faisant toujours ce que l’on avait envie de faire et puis finalement aussi d’avoir eu la chance de beaucoup tournée à l’étranger, d’avoir un public aux États-Unis ou en Amérique du Sud qui nous suit, qui nous soutient, qui reste fidèle et puis voilà, lorsque l’on a commencé à chercher un titre d’album, on avait plein d’idées, mais on n’arrivait pas à s’arrêter et un jour, ça nous a un peu sautés au visage et on s’est dit : Mais en fait complètement fou, ça raconte toute l’histoire de l’album et c’est 2 mots que l’on dit tout le temps pour parler de notre aventure personnel et de ce que l’on vit, donc finalement, ça résumait bien cet album.

Une anecdote de tournée à nous racontés ?
Yelle : Il y a quelques années, on était en concert à Austin au Texas et après le concert, on remonte dans les loges. Il y avait un couple qui était là et une fille notamment qui était en train de fumer et Jean-François lui a dit « Est-ce que tu veux bien sortir pour fumer parce que l’on vient juste de sortir de scène » elle nous a répondu « Oui, oui, il y a pas de problème, je vais finir ma cigarette dehors. » et puis Jean-François me dit « Mais c’est marrant, elle ressemble à la fille qui joue dans E.T, comment elle s’appelle ? » alors j’ai cherché :
« – Je ne sais pas
Mais si, c’est Drew Barrymore » et je me suis dit « Mais non, ce n’est pas possible que Drew Barrymore soit là, tu as sûrement rêvé » et quelques minutes se passent, cette fille revient dans les loges et c’était bel et bien Drew Barrymore qui est venue vers moi et qui m’a dit « Le concert était génial, j’ai adoré… » elle est alors tombé à genoux. C’était très rigolo comme moment et de se rendre compte que c’était Drew Barrymore et qu’elle avait adoré notre concert. On a donc une fan aux États-Unis. (rires)

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ?
Yelle : Que ça continue, que l’on continue de faire plein de dates en France et à l’étranger et nous sommes aussi super-contents du retour que l’on a du public français sur cet album et sur cette tournée, notamment, car l’on voit que les salles sont remplies, donc c’est hyper chouette et voilà on espère que le public français va aussi nous suivre de plus en plus et que cela continue. Je n’ai pas de grands rêves, je me vois pas forcément joué dans des stades et des trucs comme ça mais en tout cas que mes morceaux continuent à toucher les gens et c’est le plus important.

Le portrait chinois de Yelle…

Si tu avais la possibilité de te réincarner en une personnalité ?
Yelle : J’hésite entre Freddie Mercury ou Audrey Hepburn.

Une chanson à reprendre pour une cover ?
Yelle : C’est dur comme question, mais je dirais le morceau de Chagrin d’amour « Éden Nouba »

Le duo de tes rêves ?
Yelle : Damon Albarn de Blur

Dans un élan de générosité, #Aficia t’offre une salle de concert, ton choix se porte sûr ?
Yelle : La Cigale à Paris

Toujours très généreux, on t’emmène en voyage avec nous, mais très lâchement, nous te laissons sur une île déserte.
Toutefois, tu as le droit de prendre avec toi un album, lequel choisis-tu ?

Yelle : Le Best-Of de Kate Bush

Un livre que tu emporterais partout avec toi ?
Yelle : « Le Petit Prince » de St-Éxupéry

Ton insulte préférée ?
Yelle : J’en ai plein, mais j’aime bien dire putain de merde.

Le plus beau des mots d’amour, la plus belle des phrases d’amour ?
Yelle : Je t’aime, tout simplement.

Un film à voir absolument ?
Yelle : Wayne’s World 1 & 2

C’est déjà la fin de notre interview… Mais la tradition chez #Aficia, c’est de toujours laisser le mot de la fin à l’invité.
C’est donc à toi, tu as carte blanche pour t’adresser à nos lecteurs, à ton public…

Yelle : Et bien je leur souhaite plein de belles choses et j’espère que l’on aura l’occasion de se croiser sur les routes de France et j’espère que je réussirais aussi à les faire sourire, dansé et pleuré en même temps.