Lenaïg ©DR

Lenaïg en interview Dix-Moi : “En automne, je vais sortir mon tout premier album”

La chanteuse lyonnaise Lenaïg a dévoilé son premier EP Éclair en novembre et nous annonce la sortie de son tout premier album pour cet automne. Retrouvez son interview en 10 questions.

Quelques mois après la sortie de son premier EP Éclair, Lenaïg revient sur ses débuts dans la musique et la construction de son univers artistique. Elle évoque également les thématiques au cœur de ce projet introspectif, marqué notamment par la notion de rupture. Enfin, elle nous dévoile en exclusivité la sortie de son tout premier album prévue pour l’automne.

L’interview Dix-Moi de Lenaïg :

1 – Pourrais-tu te présenter à nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore ?

Je m’appelle Lenaïg et je suis chanteuse. J’ai actuellement un projet de pop avec des influences pop rock, et je chante en français. Concernant la musique, je pense que je ne me suis jamais connue sans en faire. J’en fais depuis toute petite. Mon père est professeur de percussion, donc j’ai commencé par cet instrument. Ensuite, je me suis ouverte à d’autres instruments comme la guitare et le piano, puis plus tard au chant.

D’ailleurs, pour la petite anecdote, j’étais vraiment persuadée de ne pas bien chanter quand j’étais petite. J’étais convaincue que j’allais faire de la musique pour les autres, mais que je n’étais pas assez légitime, que je n’avais pas une assez belle voix ou que je n’étais pas une assez grande vocaliste pour pouvoir prétendre être chanteuse.

2. Comment décrirais-tu ton univers musical à quelqu’un qui ne t’a jamais écoutée ?

Je ne dirais pas totalement pop rock, parce que mes morceaux ne sont pas assez rock. J’aime plutôt dire que je fais de la “pop électrique”. Cela fait écho à l’image de l’éclair, nom de mon premier EP, mais aussi aux productions électro derrière mes morceaux. Il y a souvent une énergie marquée et des bases rythmiques électroniques.

3. Comment arrives-tu à concilier la musique avec ton métier actuel ?

Je suis professeure de maths, et c’est un métier qui prend du temps. Mais j’ai la chance d’avoir les vacances scolaires pour me consacrer à la musique. Par exemple, pendant les grandes vacances d’été, ça fait trois ans que je ne pars pas et que je travaille uniquement la musique. Les week-ends aussi. Et cette année, j’ai pu passer à mi-temps, ce qui me permet de dégager encore plus de temps pour mes projets musicaux.

4. Comment as-tu vécu les premiers succès de tes titres sur les réseaux ?

Sur le moment, je ne pense pas avoir vraiment réalisé. Le premier titre qui a bien marché, c’était “Je ne pense qu’à ça”. Ce n’était pas non plus des chiffres énormes, mais ça m’a fait très plaisir, surtout parce que ça m’a permis d’échanger avec beaucoup de personnes qui traversaient des situations compliquées. Le plus gratifiant, c’est de voir que ma musique peut aider à se sentir moins seul, à se sentir compris, et même permettre aux gens d’échanger entre eux sur des sujets qui leur tiennent à cœur.

5. Peux-tu nous raconter la naissance de ton EP Éclair et son histoire ?

J’ai sorti cet EP en novembre dernier parce que je faisais de plus en plus de morceaux et que j’avais envie d’avoir un support concret. Ça permet aussi de faire une mini tournée pour le promouvoir et le faire connaître.

Le fil conducteur vient vraiment du titre de l’EP Éclair. Pour moi, l’éclair, ça représente la rupture. Et la rupture, c’est un thème qui revient beaucoup dans mes chansons… pas juste la rupture amoureuse, mais aussi la rupture amicale, ou même des choses liées au deuil. J’en parle notamment dans mes titres “J’veux que t’aies mal” ou “Je ne pense qu’à ça”. C’est assez introspectif, et j’espère vraiment que ça pourra parler aux gens, que ça résonne un peu avec ce qu’ils vivent.

6. S’il ne devait rester qu’un seul morceau de cet EP, lequel choisirais-tu et pourquoi ?

Je choisirais “J’veux que t’aies mal”, sans hésitation. Les paroles me touchent énormément, elles représentent une période de ma vie qui m’a forgée. Ça me fait penser à la personne que j’étais plus jeune, à qui ça aurait fait du bien d’entendre ces mots. Et au niveau musical, les accords me touchent profondément, ils résonnent vraiment en moi.

7. Quelles sont tes influences artistiques et musicales ?

À la base, j’écoute beaucoup de rock et de métal. Mais certaines techniques comme le scream étaient compliquées (rires), donc je me suis orientée vers la pop, que j’aime aussi énormément.
Même dans mes thèmes, il y a parfois des influences du métal. J’aime aussi beaucoup Angèle, Satine ou Miki. On s’inspire toujours de tout ce qu’on a écouté.

8. Tu vas bientôt monter sur scène à Lyon, Paris, Lille et Bruxelles… Comment appréhendes‑tu tout ça et comment te prépares‑tu ?

Alors… je vais pas te mentir, je suis super stressée ! Franchement, plus la date approche, plus j’ai l’impression que mon cœur va se décrocher de ma poitrine (rires). Mais en même temps, j’ai vraiment trop hâte. J’ai déjà eu l’occasion de faire des petits concerts, des showcases et même des plateaux radio, donc je sais un peu à quoi m’attendre.

Le plus gros défi, c’est que cette fois je vais enchaîner plusieurs dates, donc je me demande comment je vais tenir physiquement… parce que moi sur scène, je bouge partout, je saute, je donne tout ! Il va falloir que je me canalise un peu, mais je suis contente, parce que ça va m’apprendre à gérer tout ça.

Et surtout, ce que j’attends le plus, c’est de rencontrer les gens. Chanter sur scène, c’est une chose, mais pouvoir passer un moment avec chacun après le concert, discuter un peu, échanger… ça, c’est vraiment ce qui me fait le plus plaisir.

9. Imaginons que quelqu’un écoute ton EP pour la première fois. Qu’aimerais‑tu que cette personne retienne ou ressente à la fin de l’écoute ?

Oh… c’est une très bonne question ! Alors, déjà, j’espère que ça va toucher les gens. Et j’ai l’impression que c’est le cas, vu les messages et les commentaires que je reçois déjà. Ça me fait super plaisir de voir que ma musique peut toucher différentes générations, que ce soit des ados, ou même des mamans qui m’ont écrit pour me dire que “J’veux que t’aies mal” était la musique de leur divorce !

Après, je n’ai pas la prétention de donner des conseils ou des solutions. Mais j’espère que ma musique peut aider, à sa façon, à traverser certaines émotions, à ressentir des choses, et surtout à se sentir compris. Ce que je veux vraiment, c’est que les gens puissent avoir un petit exutoire, un moment où ils se sentent un peu moins seuls, un peu plus entendus.

10. Pour les prochaines semaines, tu as la tournée Éclair. Après ça, as‑tu déjà d’autres projets pour les mois à venir ?

Eh bien… j’ai une petite exclu à partager ! En automne, je vais sortir mon tout premier album. Et avec cet album, il y aura aussi une tournée avec plus de dates.

Le tour Éclair, là, ça va être un peu l’occasion de tester certains titres du futur album en live, de voir comment ils passent auprès du public, quels morceaux fonctionnent, quels retours on peut avoir… ça va vraiment nous aider à finaliser l’album, qui est normalement bientôt prêt. Donc pour l’instant, je suis à fond sur cette mini tournée, mais après, ce sera le lancement de l’album et de la tournée qui va avec.

Inès Fakche

Découvrez le premier EP Éclair de Lenaïg :