Élite - © Netflix
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Sérievore S.2 E.1 : ‘Elite’ avec Chvrches, Yall, Rosalia…

Chaque semaine aficia se penche sur l’univers musical d’une série… Cette semaine c’est ‘Elite’ qui est à l’affiche !

Une série c’est une histoire… Il y a les séries culte, celles tendances, celles qui passent par la case ‘binge-watching’. C’est également un univers musical qui fait la part belle aux artistes confirmés mais aussi à la découverte, aux artistes émergents.

On démarre cette semaine notre deuxième saison que l’on débute avec ‘Elite’. Après le succès de la série espagnole ‘La casa de papel’ en 2017, série non anglophone la plus regardée sur sa plateforme, Netflix nous proposait en octobre 2018 sa nouvelle série venue d’Espagne avec ‘Elite’, stylisée ElitƎ. Un teen drama en milieu scolaire tournant autour du meurtre d’une jeune étudiante.

Élite - © Netflix

Elite

Trois jeunes lycéens issus d’un milieu modeste, Samuel (Itzan Escamilla), Nadia (Mina El Hammani) et Christian (Miguel Herran), se retrouvent transférés, après l’effondrement du toit de leur école, à Las Encinas l’établissement le plus huppé de la ville. Une situation visiblement mal perçue par les étudiants issus des classes riches de la société face à l’arrivée de ces jeunes issus de quartiers et de milieux beaucoup plus modestes. Face à ces « étrangers », les tensions montent et virent rapidement à affrontement qui connaîtra son apogée avec le meurtre d’une des étudiantes.

Au-delà de l’intrigue, ‘Elite’ nous dépeint deux mondes, deux sociétés que tout oppose, mais qui pourtant se ressemblent beaucoup plus qu’il n’y paraît. Une élite hermétique, imbue de sa condition et souvent désenchantée, qui rejette ces nouveaux venus leur rappelant qu’il existe une autre réalité. Une classe plus modeste portée par ses désirs d’ascension, mais prisonnière de ses carcans et ses préjugés sociaux à l’égard des plus nantis.

Pour autant la série ne s’arrête pas à la confrontation de deux mondes et veux aussi explorer de nombreux thèmes tant de la société espagnole que les aspirations, les orientations, les comportements d’une jeunesse parfois en mal de vivre quelle que soit sa condition sociale.

Une ambiance moderne

À l’image de sa jeunesse, ‘Elite’ s’appuie sur une ambiance musicale moderne pour se forger sa propre identité. Si la sélection ne repose pas sur les noms les plus clinquant ou les plus réputés, elle n’en dénote pas moins beaucoup de talents et de diversité.

Une bande son qui s’appuie pour une bonne part, à la vue de ses origines, sur des artistes ibériques ou de langue espagnole. On peut découvrir l’electro de Kostrok avec « Right Now », la deep house de Yall pour le très bon « Hundred Miles », la pop flamenco et RnB de Rosalia sur « Malamente », la pop suave de La Casa Azul avec « El Momento » ou encore toute l’émotion de la mexicaine Donna Paolo avec « Lo Que No Sabes ».

‘Elite’ n’oublie pas pour autant sa dimension internationale et nous emmène en voyage à travers la planète. Des rives américaines de Rush Week et « Stronger Danger » au continent australien de Youth Group avec « Forever Young ». Des canadiens de Bob Moses pour « Heaven Only Knows » à leurs cousins britanniques de Jungle et « Happy Man » ou écossais de Chvrches sur « Forever », quel joli périple.

Découvrez le premier épisode de la seonde saison de ‘Sérievore’ by aficia :