Attachée de presse indépendante depuis 2014 et à la tête du service presse du Printemps de Bourges, Cécile Legros se confie à aficia dans l’interview Flash !
Lalala… Le Printemps de Bourges. Ce festival nous rappelle tant de bons souvenirs. Le printemps déjà bien installé, le début des festivals et cette émulation dans la ville. Ça chante, ça boit (avec modération) et ça vit aux rythmes de la musique. Depuis trois ans, aficia trouve refuge à Bourges pour commencer ses festivités. Comment vous dire, nous ne sommes jamais déçus. Pour de grands curieux comme nous, c’est LE festival à ne pas manquer ! Il y a toujours une belle programmation, des lives renversants et de l’émergence à l’infini. Une diversité de styles musicaux qui nous met déjà l’eau à la bouche pour cette nouvelle édition.
Évidemment, derrière un festival, il n’y a pas qu’une petite équipe technique. De plus en plus, les festivals s’équipent d’une redoutable équipe presse/médias pour apporter un maximum de visibilité à l’événement. Pour le Printemps de Bourges, c’est Cécile Legros, indépendante depuis 2013. Elle s’entoure d’une équipe de 5 personnes et 2 coordinatrices promo pour cet événement annuel. L’occasion pour nous de parler de ce métier de l’ombre à l’approche du festival… et d’échanger avec sur son métier.
Cécile Legros, l’interview Flash :
1 Peux-tu te présenter ?
Je suis Cécile Legros, attachée de presse à la tête de mon agence. Je suis indépendante depuis 2013. Avant cela, j’ai travaillé dans des labels et au sein de la direction de la communication de la FNAC.
2 Pourquoi accepter une proposition de festival ?
Quand je me suis mise en indépendante, j’ai continué à faire de la promotion d’artistes. J’ai toujours aimé travailler les événements. Un jour, Daniel Colling (fondateur du festival) m’a appelée. Il m’a proposé que je reprenne le service presse du PDB. Cela m’a semblé être une opportunité géniale. C’est aussi un vrai challenge puisque c’est l’un des premiers festivals à avoir vu le jour. Il y a un donc un gros historique !
3 Qu’est ce que tu aimes dans ce festival ?
J’ai commencé à le fréquenter assez jeune. Au début de ma carrière, j’y accompagnais des artistes lorsque j’étais en label. J’ai toujours aimé les rencontres artistiques qui pouvaient s’y passer. C’est l’un des festivals qui brassent tous les genres en leur donnant la possibilité de se mêler. J’aime beaucoup cette vitrine que sont les Inouïs (ex Découvertes), ce dispositif qui permet à un moment de donner une chance à des artistes plus ou moins connus. C’est l’un des rendez-vous incontournables de l’année. Ça marque un début de vie pour de nombreux projets. Que ce soit de par sa fréquentation professionnelle ou côté public, le festival a toujours été un marqueur dans la vie d’un projet artistique.
4 Quel est l’objectif pour un festival comme le Printemps de Bourges ?
L’objectif est générique. Ma mission et mon objectif sont de garder une activité médiatique soutenue autour de l’événement. Et ce malgré la multiplication des événements et différents types de festivals. C’est un pari à renouveler chaque année. On veut que les médias parlent du Printemps, s’approprient la programmation, qu’ils aient hâte de découvrir les iNOUïS.
5 Est-ce qu’il y a un moment décisif/stressant lors d’un festival ?
Chaque édition a son lot de questionnements. De manière globale, pour chaque édition, tu ressens à mon niveau, ce que la programmation suscite comme intérêt. On ne peut pas se comparer à un festival comme Les Vieilles Charrues ou les Eurockéennes où le public achète un pass et se déplace de scène en scène. Nous sommes sur des programmations de spectacles en salle. Pour le Printemps de Bourges, au-delà de sa programmation, nous avons besoin de raconter une histoire, de travailler sur la singularité de certains spectacles comme les « Créations » que nous proposons (« Come as you are » spectacle autour de Kurt Cobain, ou « Message personnel » en hommage à Françoise Hardy cette année). Le soutien aux artistes émergents est aussi super important !
Questions Bonus : Et toi Cécile, tu nous conseilles de voir quoi au Printemps de Bourges ?
Je conseille Cat Power à la cathédrale. Je pense que c’est un incontournable cette année ! La création Françoise Hardy avec l’Acte II va être assez génial. Avec le répertoire qu’elle a, c’est émouvant de voir la jeune génération reprendre le répertoire de cette artiste. Je serais curieuse de voir Solann, le vendredi 26 avril au Palais d’Auron. C’est un concert qui verra passer sur scène également Yamê , Clara Ysé et Thomas de Pourquery. Pour Les iNOUïS, je recommande d’y aller tous les jours pour aller grappiller les artistes de demain. Toutes les créations, quand on peut, je conseille d’aller les faire. Ce sont des moments uniques ! Le Palais de la Poésie va être mémorable. L’affiche est belle, les artistes sont habités. C’est formidable de leur laisser libre cours à travers un répertoire de poésie. Ce sont des beaux moments. Très honnêtement, choisir c’est assez compliqué (rires).







