Comment ne pas être envoûtés par la pop psychédélique de Elye & The Hydra ? Le jeune chanteur et DJ franco-espagnol faisait partie de la sélection 2025 des Inouïs du Printemps de Bourges, et nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur son EP que nous avons adoré : LOVE.
Elye & The Hydra, l’Interview Flash :
1)Hello Elye ! Félicitations pour ta sélection aux Inouïs du Printemps de Bourges ! Comment as-tu réagi en apprenant la nouvelle ?
Franchement, c’est complètement fou ! Moi, à la base, je pensais même pas m’inscrire en fait. Je savais que ça existait, et en fait quand j’ai commencé à travailler avec La Coopérative de Mai, ils m’ont tout de suite dit qu’il faut que je l’y inscrive. Je n’avais pas grand espoir mai j’ai tout de suite été présélectionné, et les auditions c’était incroyable aussi… d’être entouré de tant d’artistes talentueux. Et le jour-J, après les deux semaines de délibération prévues, j’attendais le coup de fil comme un fou… Je savais quel jour on devait m’appeler donc j’attendais, il était 18:00, puis 19:00, puis 20:00. Et quand on m’a enfin annoncé la nouvelle, je n’y croyais pas, c’était incroyable.
2)Ton premier EP s’intitule LOVE, et à la rédaction nous avons eu un véritable coup de cœur dès la première écoute. Peux-tu donner à nos lecteurs trois raisons d’aller l’écouter ?
Trois raisons pour l’écouter… [il réfléchit]. Première raison, pour méditer ! Ah, et aussi pour s’extraire. En ce moment, j’essaie de penser ma musique comme un truc un peu hors du temps, pas du tout terre-à-terre. C’est une musique qui est super imagée, super onirique. Et troisièmement, je dirais aussi pour danser.
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3)À l’écoute de ce projet, on se rend compte que c’est un peu hybride. Il y a des éléments rock du siècle dernier, il y a un peu d’électronique de la French Touch… Avec tout ça, comment tu définirais le son d’Elye & The Hydra ?
Je dirais que le style, c’est électro-rock, psychédélique. C’est le rapprochement entre le rock psychédélique des années 60, 70… les hippies, le summer of love, Woodstock, cet esprit-là… et la culture de la musique électronique. Surtout française, parce que c’est la musique qui me touche le plus, mais aussi de la rave. C’est le rapprochement de ces deux états d’esprit, les ravers et les hippies, car au fond ce sont des communautés qui cherchent à peu près la même chose, c’est-à-dire se mettre en transe, s’extraire de la société, dépasser les normes culturelles et sortir des carcans sociétaux.
4) S’il fallait donner trois noms d’artistes qui sont sur le mood board et qui ont inspiré ce son particulier, tu dirais qui ?
Je dirais Pink Floyd, Justice, et enfin… C’est peut-être moins évident, mais St. Vincent. C’est une artiste qui est super libre dans la création, elle ne coche aucune case, c’est complètement “what the fuck”. Et l’énergie qu’elle a, ce qu’elle représente, cette façon de bouger sur scène, elle m’inspire, elle me nourrit en live. Je vois son rapport à la scène et c’est quelque chose qui me parle vraiment.
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5) Et ce pseudonyme que tu portes à la scène du coup, a-t-il une signification particulière ?
Elye (prononcé à l’anglaise, NDLR) c’est mon deuxième prénom. Je m’appelle Alex, et mon deuxième prénom c’est Ellie. Et en plus de ça, j’ai toujours aimé travailler avec des voix féminines. Je savais tout de suite que j’avais envie d’un projet dans lequel il y aurait une place accordée à une chorale. Et j’avais en tête cette figure mythologique de l’Hydre, qui est ce monstre à plusieurs têtes, qui symbolise ces voix qu’on entend, et qui nous disent des choses. Donc j’ai changé le I de Ellie en Y pour faire écho au Y de Hydra (hydre en anglais, NDLR). C’est vrai que même même depuis que je suis ado, sur mes premières maquettes, j’invitais systématiquement des copines du lycée pour chanter. Je ne sais pas pourquoi, en fait, c’est un matériau de base avec lequel je me sens instinctivement à l’aise. Pourtant, la plupart des trucs que j’écoute, c’est des voix masculines, mais je ne saurais pas quoi en faire musicalement parlant. Mais peut-être que cet amour des voix féminines me vient du rock anglais, où les voix sont plus aiguës que d’habitude. Genre les voix de Robert Plant dans Led Zeppelin, j’aime ces voix aiguës. Et je trouve que la voix féminine apporte vraiment un truc frais, nouveau.
6) C’est quoi le futur, pour toi ? Est-ce que tu prévois de sortir un album après ce premier EP très réussi ?
Je pense que pour l’album, on va attendre encore un peu? Je suis en train de faire mon deuxième EP. Je pense que c’est pas mal, le format EP, pour commencer. Je ne sais pas s’il y aura un troisième avant l’album. C’est vrai que j’aimerais bien être légèrement plus entouré pour pouvoir sortir un album, c’est quand même une grosse take. Donc ce serait bien d’avoir la bonne structure pour que l’album soit un réussite. Mais moi, ce que j’ai envie de faire surtout, c’est de faire plein de dates, c’est de tourner. Ce que j’aime, c’est avant tout le live, le contact avec les gens. Je suis dans une logique d’essayer de ramener deux publics qui ne se croisent pas forcément, qui sont les fans de musique électronique et ceux qui fréquentent les festivals et le rock…
Découvrez le premier EP d’Elye & The Hydra – LOVE :
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