Nous avons écouté « Revival » de Selena Gomez…

Le second album solo de Selena Gomez s’appelle « Revival » et cet album brise la suite qu’on aurait cru qu’elle donnerait à « Stars Dance » paru en 2013. Les singles qu’elle a égrené pour annoncer cet album ne nous mentaient pas sur la dimension très musicale, rythmée et aux mélodies riches que la jeune mexicaine nous avait préparé. aficia s’est rué sur cet album pour vous dire ce qu’on en a pensé !

Selena Gomez - Revival

Entre chuchotements, halètements et paroles bien choisies, Selena Gomez semble avoir trouvé son crédo : faire du Selena Gomez sans se contenter de copier ses camardes Taylor Swift, Demi Lovato, Rihanna et autres Katy Perry en puissance ! On observe, sur la pochette un style savamment étudié, travaillé et assumé pour un look chic-glam sans jamais être vulgaire (bien qu’elle apparaisse complètement nue sur la pochette de la version Deluxe de « Revival »).

Selena Gomez trouve sa voix/e dans « Revival »

Selena Gomez – Revival« Hands To Myself » est très … pulmonaire. La chanteuse nous fait ressentir les vibrations de sa respiration en prononçant des paroles qui disent « nous nous faisons l’amour l’un à l’autre … et j’essaie mais je ne peux garder mes mains sur moi ». Vivant, énergique, sobre et plaisant tout comme « Same Old Love » dont les claquements de doigts nous trotteront dans la tête pendant encore quelques jours avant de pouvoir s’en défaire, « Perfect » nous plonge dans une ambiance un peu rétro. Ces trois morceaux nous ravissent les oreilles.

« Good For You » est aussi entêtant qu’enivrant. Les paroles sont sulfureuses, les effets de voix oscillant entre soupirs de plaisir et halètements tendancieux suscitent en nous beaucoup de joie de voir la chanteuse plus épanouie et affranchie de son image estampillée Disney. Dans la même lignée « Nobody » nous enchante car on y retrouve la voix de détresse d’une Selena Gomez qui nous soupire « personne ne m’aimera comme tu m’aimais ». On détecte une pointe de Taylor Swift (sur son fameux « Wildest Dream ») mais cela ne nous dérange pas plus que ça étant donné que le morceau ne fait que s’en inspirer sans la singer.

Selena Gomez : reine du dancefloor ?

Dépassant ce style glam-chic, la jolie Selena compte aussi se faire une place parmi les Ellie Goulding, Sia et autres Lady Gaga qui règnent sur les pistes de danse. Et c’est une réussite avec de bons titres qui deviendront des hits en perspective.

Ainsi, on tapera rapidement nos doigts contre le plan de notre bureau sur le rythme plus cadencé de « Me & the Rythm », un morceau plus électro-pop au rythme ravageur. On sent également déjà les nombreux remix de « Survivors », un titre calibré pour nous faire danser dans les mois à venir. Des aspirations à la Kygo, Feder et Kingande qui font un tabac se ressentent sur ce dernier morceau, d’ailleurs et lui promettent un bon avenir. « Body Heat » est beaucoup moins abouti même si les sonorités gitanes à la guitare sèche apportent un peu de soleil dans un album déjà très (très) chaud !

Plus urbain, le girl power de Selena Gomez s’exprime dans « Me & Girls », à la manière de Beyoncé sur « Run The World (Girls) » (en plus latino) sur un refrain qui nous rappelle certains titres d’Alexandra Stan. Pas mal …

« Revival », l’album de la maturité pour Selena Gomez

Elle l’avait annoncé haut et fort et le titre de son album ne pouvait pas nous laisser en douter mais « Revival » est vraiment l’album du changement pour Selena Gomez. Elle y apparait comme une jeune femme maîtrisant de bout en bout son image, son style, les paroles et les thèmes qu’elle veut y aborder. Plus authentique et personnel, la chanteuse s’y livre sans concession.

Dans « Sober », la jeune chanteuse originaire du Texas évoque ses problèmes d’alcool et fait -à demi-mot- référence à sa relation avec Justin Bieber en expliquant « tu ne sais pas comment m’aimer lorsque tu es sobre », nous faisant comprendre que l’alcool rythmait une relation qui la rendait aussi surfaite que destructrice pour l’un comme pour l’autre.

« Camouflage » est jolie ballade sans être forcément évidente parmi un album dynamique qui suit et pose une atmosphère à l’ambiance tamisée et quasi-érotique. « Rise » lui emboîte le pas quelques pistes plus loin mais ne nous convainc pas plus que ça car il est un peu inutile et dénote parmi des titres bien plus forts.

Cet opus se termine sur le fantastique « Cologne » qui nous rappelle -une fois de plus- ce que Selena veut/sait faire : des morceaux glamour tirant parti et profit de son phrasé si particulier. Amoureuse à en être obsédée, Selena y fredonne «Chaque seconde sans toi est comme une seconde où je prétends que nous sommes collées peau contre peau [… ] Chaque fois que je pense à toi, je sens ma main qui y renonce déjà parce que tu me me gardes en sécurité et au chaud. Et même lorsque je suis seule chez moi, je ne porte rien d’autre que ton eau de Cologne». Très suggestif et poétique.

Malgré un petite passage à vide dans le début de la seconde partie de cet album, les Selenators peuvent être fiers d’une artiste dont le parcours est quasi exemplaire. Car, à présent que ses frasques sentimentales avec Justin Bieber sont presque oubliées, on sait son chemin lumineux et on accorde toute notre bienveillance à une artiste à laquelle on a souvent reproché sa faiblesse vocale là où ses prouesses (nous parlons là de se prestations live, et non de l’album, où bien souvent, les voix sont modifiées à outrance …) nous montrent qu’elle se débrouille bien plus que convenablement !

Et si cet album suivait les jalons posés par Taylor Swift pour suivre les traces du grandiose « 1989 » ? C’est tout ce qu’on souhaite à Selena Gomez …

Découvrez « Revival », le nouvel album de Selena Gomez :