A l’occasion de l’Hypnotize Festival, nous avons rencontré Artel, LA pépite lyonnaise du moment. Style de musique, influences, projets à venir, le rappeur nous dévoile tout dans cette interview Flash.
Artel se lance dans le grand bain ! Le rappeur a électrisé la Notorious Arena lors de l’Hypnotize Festival à Lyon, le 13 juin dernier. L’évènement, destiné à promouvoir la culture urbaine réunissait Booba, Vald ou encore Dadju. Jonglant habilement entre 2step, boom bap, électro et sonorités plus brutes, Artel fait partie de cette “nouvelle génération” d’artistes polyvalents.
Sa prestation en photos :



Son style de prédilection ? Des morceaux très autotunés. Pourtant, il l’assure, “ Je n’aime pas m’enfermer dans une case”. Et sa discographie on ne peut plus éclectique en est la preuve. De “le monde se meurt” à “le temps nous a tout pris” en passant par “Freestyle Emeraude”, les styles se suivent et ne se ressemblent pas. Sa direction artistique est claire, et ambitieuse.Artel a sorti plusieurs clips à l’esthétique bien pensée, dont la narration semble presque cinématographique.
Retrouvez le clip de “Le monde se meurt”
5 questions pour mieux connaitre Artel, c’est l’Interview flash d’aficia.
Artel, l’Interview Flash :
1Premier festival, première interview, qu’est-ce que tu retiens de cette prestation, en plus à domicile ?
C’était incroyable, une bonne expérience de fou ! Je ne sais pas quoi dire de plus (rires). C’était la première fois que je rappais devant autant de monde, en plus à domicile. Petit stress au début mais au final ça s’est bien passé. J’ai fait des dates où j’étais plus stressé que ça. Les Lyonnais étaient vraiment chauds !
2 Hypnotize c’est l’occasion pour toi de côtoyer des poids lourds du rap, qu’est-ce qu’on ressent dans ces moments-là ? Est-ce qu’ils ont influencé ta musique ?
Ça m’a fait bizarre quand j’ai vu mon nom à côté de celui de Leto et Booba. Tu vois, j’ai un peu l’impression d’être un imposteur (sourire) mais ça fait plaisir. J’ai beaucoup écouté ce qu’a fait Leto, mais pour être honnête je ne pense pas que sa musique m’a influencée. Ceux qui m’ont le plus influencé c’est PNL. Je me suis mangé tous leurs albums, je suis leur premier fan. Il y a aussi toute la nouvelle génération, Khali, La Fève, So la Lune. Je m’inspire beaucoup de ces rappeurs pour ma musique.
3 Petit point actu, t’a sorti un nouvel EP intitulé Mauvais timing le 6 juin dernier. D’abord, pourquoi ce choix de titre ? Et à quand un premier album ?
Pourquoi ce choix de titre ? On l’a trouvé après avoir fait les sons. C’est un projet dans l’ensemble mélancolique, triste, qui aurait, je pense, mieux marché en hiver, d’où le nom Mauvais timing. Pour l’instant, tout ce que j’ai sorti je les considère comme des EP. Il y en a encore un autre de prévu pour fin 2025 normalement. L’album ça sera peut-être pour 2026.
4 Depuis le début de ta carrière, tu n’a sorti aucun featuring, est-ce que c’est quelque chose qu’on verra sur tes prochains projets ?
Pas de featuring pour l’instant, non. Je préfère faire mon trou tout seul avant de pouvoir faire des featurings. Je veux pouvoir avoir la fierté de me dire c’est moi qui ai fait ça, je ne vais pas gratter le buzz des gens en faisant des feats. C’est comme ça que je vois les choses. Je me vois bien ramener un vrai nom pour le premier feat.
5 Pour finir cette interview, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
Que ça marche encore plus (rires). L’année prochaine, j’espère faire plein de festivals et continuer à kiffer ! En septembre, j’en ai d’ailleurs un autre de prévu à Lille. Ça me plait de voyager, de voir qu’il y a des gens qui connaissent mes sons à l’autre bout de la France. Je prends beaucoup de plaisir sur scène, même si je reste un mec du studio. Maintenant, le projet c’est de faire toutes mes prods. Jusqu’à maintenant, je prenais des « type beat », mais sur le dernier EP, c’est moi qui réalise la prod du titre “Dope&Alcool”. En faisant mes prods, je peux mener ma musique où je veux, donc je vais entrainer ça pour la suite.







