Cléa Vincent en interview : « Je me considère comme une marathonienne… »

Présente au Printemps de Bourges, Cléa Vincent a pris le temps de répondre à nos questions sur son travail avec Raphaël Léger, son engagement et son amitié avec The Pirouettes. Confidences !

En 2014, la France découvrait le talent de Cléa Vincent à travers son EP Non mais oui et le clip du titre « Château perdu ». Deux ans après, c’est avec son premier album, Retiens mon désir, que la chanteuse parisienne s’inscrit dans la liste des talents sur lesquels il faudra compter dans les années à venir.

En 2019, elle a fait un retour remarqué avec son second album, Nuits sans sommeil. Son show lumineux et énergique au Printemps de Bourges allait complètement dans ce sens. Le festival a aussi été l’occasion de discuter avec elle…

5 questions à Cléa Vincent…

1 Peux-tu nous parler du travail avec Raphaël Léger de Tahiti 80 ?

C’est un sujet très intéressant ! Raphaël et moi, nous nous sommes rencontrés en 2012. Il s’avère que je l’admirais beaucoup. C’est un magnifique batteur ! Pour te dire la vérité, je n’osais pas lui demander de jouer avec moi et de m’accompagner sur scène parce que je me disais qu’il allait se demander pour qui je me prenais…

Un jour, j’ai quand même réussi à sauter le pas en lui demandant de m’accompagner à la batterie électronique. Il a dit oui tout de suite parce qu’il s’avère qu’il écoutait déjà mes chansons. Voilà comment ça a commencé. Au départ, il ne faisait que m’accompagner. Puis, la question du premier EP chez Midnight Special Records est arrivé et j’ai fait appel à lui pour m’aider à la réalisation. Ça a été une véritable collaboration. Ensemble, nous avons composé « Château perdu ». Progressivement, de batteur, il est devenu co-réalisateur, co-compositeur et co-auteur. Rapidement, nous avons été deux plumes pour écrire.

Découvrez « Château perdu » de Cléa Vincent :

2 Tu fais partie d’une génération où des artistes apparaissent presque tous les jours. Comment fait-on pour sortir du lot ?

Personnellement, je me considère comme une marathonienne. J’ai commencé il y a dix ans et toute seule avec un clavier à trois francs six sous dans les scènes ouvertes. Puis, j’ai commencé à partager des plateaux. Et, j’ai été tête d’affiche. Chaque année qui passe, j’ai plus de visibilité en faisant plus de concerts. Peut-être que ma manière de me démarquer, c’est de continuer tout simplement. Il n’y a pas longtemps, j’ai créé une émission web sur la pop. J’ai toujours cette envie de surprendre les gens qui me suivent. Aujourd’hui, je crois que j’ai un public fidèle qui me suit depuis le premier EP. Je me démarque en construisant, de manière très sincère, une relation avec mon public.

3 Tu as souvent partagé des dates de concerts avec The Pirouettes et Vickie a réalisé le clip de « Dans les strass ». Ça ne vous donne pas envie de partager un titre ?

Je suis très fan comme toi ! Je les suis depuis leur premier EP jusqu’à aujourd’hui avec leur second album, Monopolis. Que des tubes ! D’avoir collaboré avec Vickie, c’était une super expérience et c’est vrai que ça serait cool de partager quelque chose à trois. Pour tout te dire, nous avons eu une occasion une fois… Mais ce n’est pas évident à mettre en place parce qu’ils sont déjà deux. Ça ne se fait pas si souvent que ça de rattacher un duo et un(e) artiste en solo. C’est clair et net que si nous avions vraiment l’occasion, nous le ferions direct !

4 Ton duo de rêve… Ça serait avec qui ?

Alors, comme fantasme absolu ça serait avec Sébastien Tellier. J’aimerais aussi faire remixer mes titres par Air. Je suis en train de voir si c’est possible… C’est un sacré Everest ! Mais comme je ne recule devant rien, je suis en train d’essayer de gravir cette montagne.

5 Dernièrement, tu as signé le manifeste Femmes Engagées des Métiers de la Musique. Souvent les artistes ont du mal avec l’étiquette d’artiste engagé(e). Est-ce également ton cas ?

Personnellement, je ne suis pas une militante car je suis dans aucune association. Je n’écris pas de textes engagés. Bien évidemment, je salue la cause. Je trouve ça incroyable que les femmes puissent se rassembler pour lutter. Je les soutiens à fond ! Peut-être que mon militantisme arrivera un jour… En revanche, je pense que de par mon métier et de la parole que l’on me donne, je ne peux qu’encourager les femmes et les jeunes filles à prendre des guitares, batteries, basses et de venir sur scène. Je trouve que ça manque vraiment de filles dans la musique. Dès que je peux travailler avec des filles, je le fais parce que je trouve ça normal et j’adore !

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