Larusso - DR

Larusso en interview : « Revenir avec un titre le plus sincère possible, c’est tout ce qui m’importe ! »

Surprise ! Larusso fait son grand retour en musique avec « Crois-moi », un titre diablement efficace et entêtant. L’occasion pour la chanteuse de se confier à aficia…

Beaucoup envie sa discographie et sa success story. Mais qui a oublié Larusso ? Personne ! L’artiste aujourd’hui âgée de 39 ans revient sous les feux des projecteurs, 20 ans après son numéro un « Tu m’oublieras ».

Celle qui a préféré se protéger de cette soudaine exposition médiatique pendant des années revient en ce vendredi 3 mai 2019 avec « Crois-moi » qu’elle offre en écoute exclusive aux lecteurs d’aficia dès aujourd’hui. Un titre écrit naturellement et chargé de sincérité. Avec son producteur Alias, elle propose un titre efficace qui reste en tête. Très excitée et impatiente à l’idée de le dévoiler au grand public, nous vous proposons de lire ses quelques mots remplies d’authenticité…

C’est la première interview qu’elle a accordé dans le cadre de cette promo…

Larusso…

Tu n’as jamais vraiment quitté la musique. Qu’as-tu fais pendant cette longue période d’absence ?

Effectivement, je n’ai jamais vraiment arrêté la musique. J’ai continué à faire des lives à droite, à gauche, à être en studio, à me chercher musicalement, à m’initier à plein de styles différents. J’ai eu une vie d’être un humain normalement constituée. Je n’ai jamais arrêté de chanter. C’est comme si on me demandait d’arrêter de respirer. C’est impossible !

Je suis excitée à l’idée de sortir un nouveau single !

Comment te sens-tu à l’aube d’un grand retour ?

Je ne ressens rien de négatif. Je ne ressens ni de la peur, ni d’angoisse. Je n’ai pas ces mots-là, ni dans mon cœur ni dans ma tête. Par contre j’ai énormément d’excitation, de hâte. Je suis très impatiente. Il faut savoir que j’aime beaucoup être en studio et que la grande nouveauté c’est que j’écris mes propres chansons. Quand je suis en studio, je donne 2000% de ce que je suis réellement. Et puis tout à coup, cela ne t’appartient plus. C’est au public que cela appartient. C’est lui qui va faire du titre une belle histoire.

Tous les jours, j’entends des gens me dire qu’ils se sont mariés sur « Tu m’oublieras » ou qu’un tel a rencontré sa femme. Des gamines me disent que c’est leur maman qui m’écoute, du coup elles m’adorent. C’est tout ce côté magique qui me plaît. Aujourd’hui, j’ai juste hâte que ma musique accompagne à nouveau les gens dans leur quotidien, qu’elle leur donne de la force ou qu’ils arrivent à pleurer sur mes titres. Donc non, ce n’est pas de la peur car il va se passer que des belles choses au final…

Ta vision de la musique a-t-elle évolué au fil des années ?

Bien sûr, j’ai d’ailleurs testé de nouvelles choses mais pas dans un état d’esprit de remise en question. Je suis quelqu’un qui suis plutôt bien dans ses baskets. J’ai vécu de belles choses, de moins belles choses, comme tout le monde en fait. Quand j’écris des titres, je ne rentre pas en studio en calculant quoi que ce soit. C’est une émotion qui se dégage. Je ne sais pas comment t’expliquer mieux cela. C’est très compliqué de matérialiser une sensation que tu ressens avec des mots.

J’ai déjà connu un N°1. Je n’en ai pas besoin d’un nouveau !

« Crois-moi » est un titre efficace en soit. Espères-tu ou aimerais-tu revenir au sommet des charts comme il y a vingt ans ?

Non, ce n’est clairement pas mon but, que les choses soient dites ! Évidemment que j’aimerais que ce titre plaise, que les gens se retrouvent dedans, mais je suis tellement sincère dans ma démarche que je n’ai plus rien à prouver. Le succès d’un titre, je l’ai déjà ! En toute modestie bien sûr, mais il est derrière moi, je l’ai ! C’est quelque chose qu’on ne peut pas m’enlever. Donc je ne suis pas dans la nécessité qu’on parle de moi partout, que je revienne…

Découvrez « Crois-moi »
le nouveau single de Larusso

Avec quel(s) objectif(s) reviens-tu alors ?

Je ne suis absolument pas dans cette démarche de faire un tube. Je reviens 20 ans après « Tu m’oublieras » simplement parce que je reçois énormément de messages. Je rencontre beaucoup de gens et il y a un capital sympathie qui est existant. Je ressemble aux gens, aux communs des mortels, ils aiment ma musique… Je ne suis pas quelqu’un de mystérieux. C’est ça qu’ils aiment chez moi les gens je pense.

Pour ton nouveau projet, t’es-tu inspiré de ce que tu entends autour de toi ?

Lorsque l’on a écrit « Crois-moi » avec Alias, nous ne nous sommes pas dit « Ça, c’est un son qui marche, si on fait comme lui, on sera numéro un ». Non non, ça ne fonctionne pas comme ça ! J’ai écrit cette chanson très simplement. Je me suis posée en studio et j’ai évoqué la femme dans son ensemble. Toutes les nanas, on est toutes les mêmes. On a ce côté mi ange, mi démon. C’est comme ça ! (Rires) On est gentilles, mais il ne faut pas non plus trop nous chercher tu vois ? J’avais envie d’écrire un truc comme ça, donc ce n’était pas du tout calculé !

Tu proposes quelque chose de très actuel au niveau de la de production et il y a ce côté chanteuse à voix également…

Bien sûr que c’est actuel, on évolue tous musicalement. Il y a des choses que j’écoute aujourd’hui que j’aime profondément et j’ai tellement de respect pour des artistes comme Gims ou PNL. J’avais 19 ans à l’époque de « Tu m’oublieras ». Ce que je fais aujourd’hui ressemble à une femme de 39 ans et à la musique qui m’entoure aujourd’hui. Je suis vraiment dans quelque chose de naturel.

Tu as volontairement enlevé Laetitia devant Larusso. C’est signe d’un retour à la case départ pour toi ?

Non, c’est simplement une continuité de carrière je dirais. Dans la vie de tous les jours, tout le monde m’appelle Laetitia. Au final, je souhaite revenir simplement avec Larusso car c’est tout un concept. Ce n’est pas que moi. Ce n’est pas que mon identité, c’est le public et moi. C’est davantage dans cet état d’esprit là que j’ai enlevé le Laetitia.

Un album est en préparation. Ton équipe m’a dit que d’autres chansons très fortes, très percutantes, allaient suivre. C’est vrai ?

Pas mal de choses sont en train de se mettre en forme, oui ! On écrit, on compose, on se sert de tout ce qui m’entoure. Il y a des chansons qui sont parties dans une discussion dans un taxi. Il se trouve que je parlais de tout et de rien avec ce chauffeur et nous sommes partis d’un point A pour arriver à un point B. Je ne pouvais pas monter dans son taxi pour ne rien dire. C’était rien de plus qu’un être humain en face de moi qui parlait de lui. Ce n’est pas un cas isolé. Malheureusement, les gens souffrent. J’avais envie d’écrire sur le quotidien des gens. Bien sûr que l’amour est un moteur, mais j’ai voulu dans cet album parler aux gens tout simplement.

Des collaborations dans cet album ?

L’album n’est pas terminé puisqu’il ne sortira qu’à l’automne. Donc pour les collaborations, je suis quelqu’un qui croit beaucoup aux rencontres et qui croit au destin. Je collabore depuis plus de douze ans avec Alias. C’est un ami, avec qui je me sens en confiance. C’est le seul qui m’a donné envie d’écrire. Puis, on va voir ! D’ici la sortie de l’album, on n’est pas à l’abri d’une rencontre, et allons-y ! Mais pour l’instant il n’y a pas de plan.

À l’époque, j’ai dû me cacher, j’en avais marre !

On connaît d’autres chanteuses qui ont fait des retours plus ou moins gagnants : Lorie, Nadiya, Najoua Belyzel pour ne citer qu’elles. Redoutes-tu la comparaison ?

Non, il n’y a rien d’insultant à me comparer à elles, bien au contraire. Une chanteuse est une chanteuse. Tu aimes ou tu n’aimes pas son style. On ne me compare pas à un dictateur non plus ! Donc j’accepte. Il n’y a pas de challenge. On ne se pose pas la question de savoir si c’est un retour réussi ou un retour raté car je n’ai pas la sensation de faire un retour proprement dit. Je n’ai pas l’impression d’avoir quitté la musique en fait.

C’est juste que, jusqu’à aujourd’hui, je n’avais rien de spécial à donner aux gens. Etre là sans être là et aller dans une démarche monétaire, c’est-à-dire voir le meilleur producteur du moment pour lui demander de me faire un tube… on aurait pu continuer comme ça pendant longtemps à l’époque.

Tu étais arrivée à un stade où tu n’avais plus rien à donner à ton public ?

J’ai dû quitter la médiatisation, non pas parce qu’on ne m’aimait plus, mais parce que je suis arrivée à un ras-le-bol général, un truc qui était mécanique, machinal. Même faire une simple interview me gonflait à l’époque. Alors je me suis sauvée pendant qu’il était encore temps, pendant que j’étais jeune pour ne pas m’esquinter.

Aujourd’hui, j’ai à nouveau un message à faire passer. C’est ma passion, toute ma vie ! Que dix personnes ou deux millions de personnes m’écoutent, c’est pareil. Alors bien sûr que lorsque deux millions de personnes t’écoutent c’est gratifiant et génial, mais je t’assure que quand dix personnes viennent te dire « Merci, j’ai combattu des choses grâce à toi », c’est jackpot pour moi. C’est que tu aides quelqu’un à traverser quelque chose d’horrible…