Bianca Costa © Céline Van Heel
© Céline Van Heel

Bianca Costa en interview sans filtre : “Je ne veux pas céder à la pression de la facilité“

Dans le cadre d’une grande tournée à venir, Bianca Costa est revenue sans détour sur sa carrière, ses ambitions et sur ses projets. C’est une interview sans filtre qu’aficia vous propose !

Tout s’enchaîne si vite pour Bianca Costa depuis maintenant quelques années : les singles, les festivals, les hits radio, les nominations (Les Flammes, les NRJ Music Awards…). À peine le temps de se rendre compte de tout ça, que la jeune femmes originaire du Brésil pense déjà à la suite. Un album paraîtra d’ici la rentrée 2024 avec en ligne de mire, un tube ! C’est en tout cas ce qu’elle espère et ce sur quoi elle revient dans notre interview ‘sans filtre’. 

Bianca Costa partira dès le 14 mai en tournée avec la Société Pernord Ricard France Live Music. Depuis plus de 35 ans, cette dernière rend la musique live accessible au plus grand nombre en organisant de grands concerts gratuits.

Bianca Costa, l’interview sans filtre : 

Comment vas-tu, quel est ton humeur du moment, dis-nous un peu ? 

Je vais très bien. En ce moment, je suis très focus sur les festivals, les shows. Je fais beaucoup de sport tous les jours, donc j’ai une vie intense. Je me prépare surtout pour la tournée à venir.

Tu as eu une grosse année 2023. Qu’est-ce que tu comptes accomplir d’ici la fin de l’année 2024 ?

J’aimerais beaucoup publier mon album, ça fait deux ans que je le prépare, donc c’est l’un de mes plus gros objectifs. Là, j’arrive un peu à bout, j’ai vraiment besoin de le sortir. J’ai également très hâte de partir en tournée, que ça se passe bien, et pouvoir enfin rencontrer mon public dans toutes les villes.

Un nouveau single arrive aussi j’imagine ?

Oui, on sortira aussi un nouveau single d’ici l’été, pour vous faire danser ! (Sourire)

Bianca Costa © Céline Van Heel
© Céline Van Heel

Quelle étape te manque-t-il dans ta carrière pour exploser ?

Hum, c’est une très bonne question ! (Après hésitation, ndlr) C’est une question un peu complexe car je pense que c’est une construction sur le long terme. Je n’arrive pas à dire qu’il ne manque qu’une seule chose. Je dirais peut-être un tube qui casse toutes les barrières, mais un tube, ça se construit. Il y a aussi le paramètre du temps. Un projet, ça se construit. Je veux arriver avec quelque chose de solide et c’est plutôt long. 

Quand tu as commencé, tu t’étais fixé quelle deadline pour dire que tu exploseras ?  

Quand j’ai commencé, c’était à l’époque d’Angèle, elle venait tout juste de péter. Je ne vais vous mentir, je pensais qu’en deux singles, ça allait péter et que j’allais partir en tournée internationale (rires). En plus, quand j’ai sorti mon premier single, il y a eu le confinement. Je n’ai pas eu la chance de partir en tournée, pas de promo, pas de concert. C’est ce qui m’a permis de faire mes covers sur YouTube. Ça m’a donné une vraie visibilité. Donc je pense que tout arrive avec une raison et j’essaye vraiment de me concentrer sur toutes les victoires. je relativise, je regarde la place que je suis en train de gagner.

Le mois dernier, j’étais programmée dans une programmation rap 100% masculine au Printemps de Bourges. Le public m’attend, alors qu’avant ce n’était pas forcément le cas. C’est tellement une fierté que je me dis qu’il faut que je reste focus sur ces belles choses. 

2023 a été une grosse année de tournée, 2024 le sera aussi. Qu’est-ce qui t’anime le plus dans l’aspect scène et live ? 

J’aime tout, en fait ! J’ai un pote qui m’en parlait récemment, il me disait que pour savoir le métier que tu voulais faire ou ce qui est fait pour toi, il faut que tu imagines quelque chose dont tu n’aimes pas seulement la finalité, mais tout le processus. Quand je pense au live, je n’aime pas que la partie live. J’aime le tout, j’aime voyager avec mon équipe, j’aime arriver et découvrir les loges, j’aime faire des interviews, j’aime voir les artistes qu’il y a autour. Je me rends compte que c’est un tout et une énergie. J’aime chaque partie de ma tournée. C’est être avec les artistes, être sur la route, rencontrer les gens, être sur scène, l’après scène. Tout est génial !

Rencontrer tes fans, c’est quelque chose d’excitant dans la carrière d’une artiste ?

Oui,c ‘est assez incroyable. Je dois avouer que c’est l’une de mes plus grandes fiertés, c’est vrai. C’est d’avoir réussi à construire une communauté qui s’agrandit. Mais je pense aussi que c’est très dur car tu as pu avoir un gros succès  et un gros tube, et ne pas avoir eu des gens qui se sont connectés avec qui tu es. C’est pour ça que c’est une fierté d’avoir réuni des gens autour de ma musique. C’est une vraie aventure, tant pour moi, que pour le public. Certains ont créé des liens entre eux, et sont devenus amis. 

Au fil du temps, tu as navigué dans les styles musicaux. As-tu constaté si l’un d’entre eux marchaient mieux qu’un autre ? 

Non, je pense que pour l’album, je vais vraiment vers quelque chose qui me plaît avant tout. La musicalité et l’artistique passent en priorité. Je sais ce qui marche le plus oui. Je suis arrivée avec le challenge d’amener ma culture dans un pays où c’est davantage l’afro et la trap qui prédominent en termes de sonorités. Le challenge donné était de le faire à ma façon, et de ne pas céder à la pression de la facilité, ou de faire juste la musique du moment. Je veux le faire avec ma vraie sauce. Quand ça prendra, ça prendra !

Trouver son identité en tant qu’artiste, c’est facile ? 

Je pense que c’est assez difficile de vraiment trouver son identité, déjà en tant qu’humain sur Terre. Mais musicalement, j’essaye de déjà ne plus me prendre la tête là-dessus et de me dire que j’ai cette force de m’appuyer sur le Brésil et ma culture. J’ai envie d’être moi-même et personne ne peut te voler ta personnalité, donc j’essaye de me focus vraiment sur moi-même et moins sur des choses extérieures.

Et en termes de collaborations, vises-tu toujours plus haut ?

Bien sûr que je vise haut car j’ai envie de surprendre mon public et arriver avec des feats qu’ils attendent et qu’ils espèrent. Mais je vise aussi des artistes que j’écoute et j’admire la nouvelle génération. Il arrivent avec leur identité. Il y a plein d’artistes qui ne sont pas encore dans mon top 5 mais avec qui j’adorerais collaborer. 

On s’est croisé au Printemps de Bourges, est-ce aussi un festival où peuvent se créer de nouvelles connexion potentiellement ? 

Oui, je rencontre pas mal d’artistes en festivals, que ce soit PNL ou Soso. Il y a plein de connexions qui se sont créés. On sait jamais s’il y a une petite rencontre spéciale qui se fait aujourd’hui. Il y a du beau monde autour de moi dans les loges ! Je risque d’aller m’y balader (Rires). 

Et enfin, tes petits projets qui arrivent ? J’ai entendu parlé de la Tournée Société Pernod Ricard France Live Music… 

Oui, il y a la tournée Pernod Ricard Live. C’est une tournée entièrement gratuite pour le public, ce qui est génial car j’adore partager avec les gens. C’est fou de pouvoir se dire que les gens peuvent venir me voir gratuitement en concert et en plus découvrir une jeune artiste qui s’appelle Sasha Nice. D’autres artistes feront les premières parties. C’est vraiment un beau projet qui se veut vraiment généreux et qui vient mettre en lumière des artistes de la nouvelle génération, qui débutent et c’est super. 

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Interview rédigée par Valentin Malfroy