Mozambo - DR

Mozambo en interview :« La musique que l’on fait reflète l’état d’esprit dans lequel nous sommes »

Nouveaux projets, nouveau single, nouvelles envies… Mozambo nous parle de ses projets pour 2019 sur aficia.

Clément, Alexis et Guillaume composent le groupe Mozambo, un groupe de musique électronique marseillais qui s’est imposé depuis maintenant quelques années dans le paysage musical. Il avoisine les 20 millions de streams sur les plateformes et compte bien faire de 2019 son année. Son dernier morceau « Papercut » est une pépite sur laquelle on a dansé tout l’été. Même chose avec « Alright », titre dont il est venu nous parler…

C’est en extérieur, sous la pluie, dans le noir et avec un vent glacial que nous nous sommes entretenus avec Mozambo lors de l’Inüit Festival (Marseille) que nous avons couvert. Alors forcément, nous n’avions pas tellement le temps de parler autre chose que de musique. On en apprend davantage sur les projets du groupe et sur ses nouvelles envies…

Mozambo… l’interview !

Vous êtes invités à l’Inuït Festival, un festival pas comme les autres. Pourquoi avoir accepté l’invitation ?

Guillaume : Déjà, l’idée est originale ! Et rien que pour ça, on adore ! Ensuite, il faut savoir qu’à Marseille, il ne se passe pas grand chose l’hiver. Cela montre que Marseille peut aussi bouger l’hiver. Puis il y a forcément l’aspect local qui entre en jeu aussi. On est toujours content de jouer à la maison !

Côté musique, avez-vous toujours la volonté de proposer une musique funk-pop-électro ?

Alexis : On est toujours en train de naviguer dans ce style là en effet. Après, évidemment, ça dépend des morceaux. Certains seront davantage calibrés pop, d’autres électro ou d’autres disco. Ce sont vraiment nos influences funk soul qui ressortent avec cette période french touch aussi. Généralement, on mixe un peu tout ça et ça donne du Mozambo. Quoi qu’il en soit, il y a toujours de l’électronique dedans.

Quand j’écoute « Alright », j’entends vraiment qu’il y a de la fraîcheur et des good vibes de votre part. C’est essentiel ?

Guillaume : Carrément ! Surtout dans la musique que l’on fait car c’est une musique dite ‘joyeuse’, donc on est obligé d’avoir une bonne vibe pour composer sinon on ne peut pas parler de musique joyeuse et dansante… On est comme ça un peu dans la vie de tous les jours donc c’est aussi une musique qui nous ressemble.

Alexis : Oui, on veut qu’elle reflète un maximum notre état d’esprit, tout simplement !

Découvrez « Alright », le dernier single de Mozambo :

Sur le papier, « Papercut » avait tout d’un tube. Êtes-vous un peu déçus du non succès commercial du titre ?

Guillaume : Oui ! Dans un sens oui. On ne s’attendait pas à avoir un succès fou. On l’a sorti parce qu’on l’aimait beaucoup. On n’a pas cherché à signer un tube. On s’attendait peut-être à un peu plus d’attentes, c’est certain. Il a eu son petit succès. Beaucoup de radios l‘ont joué en France, en streaming aussi. Si, il a eu son petit succès quand même (Sourire) !

Alexis : On était surtout content de faire la musique qui nous plaisait ! Sur le coup, c’était peut-être le morceau qui nous ressemblait le plus à l’instant T, même si ça ne marche pas forcément. On l’a sorti quatre ans après « Bright Side » qui a beaucoup marché. Les gens l’ont beaucoup aimé, c’est sûr. Du coup, on essaye de rester à l’écoute de notre public. De faire ce qu’ils attendent aussi. C’est parfois compliqué.

En 2019, comment les Mozambo produisent leur musique ?

Guillaume : On a aménagé un studio dans notre appart’ sur Marseille. Il nous arrive de monter sur Paris, mais surtout à Londres. On a beaucoup d’enregistrement qui nous attendent là-bas.

Alexis : Avec notre éditeur, régulièrement, on monte à peu près une fois par an à Londres. On arrive avec des maquettes. On travaille avec des chanteurs. C’est comme ça qu’on finalise les titres. On part de zéro quand on arrive sur place, et la finalité se fait quand on rentre tranquillement dans notre studio à Marseille. On fignole tout ça. Ça se passe vraiment entre Paris, Marseille et Londres !

C’est vous qui allez chercher les voix de vos morceaux ?

Alexis : Non, en fait une fois sur Londres notre équipe nous propose plusieurs artistes. Et c’est ensuite à nous de choisir ceux qui correspondent le mieux à l’univers que l’on veut proposer ou à la chanson en question.

Il y a une différence d’un point de vue musical entre ce que vous produisez et ce que vous mixez. Pourquoi ?

Guillaume : C’est vrai, tu as raison. Sauf qu’aujourd’hui par exemple, ce n’est pas forcément le cas car on va faire un set où on le rend très accessible dans la mesure où en DJ set, on a cette liberté qui nous permet de tout jouer, ce qu’on sort et ce que l’on ne sort pas. Actuellement, ça se rapproche énormément de ce qu’on fait, encore plus aujourd’hui en 2019. Parfois, on tente des choses qui sortent de nos sentiers battus ou des influences, mais ce sont avant tout des choses qui nous plaisent.

Découvrez « Papercut » de Mozambo :

Vous avez produits des titres avec Kungs. Êtes-vous toujours en contact avec lui aujourd’hui ?

Guillaume : Un peu moins ces derniers temps. On ne fait plus de dates communes et lui a connu une ascension fulgurante. Chacun a pris son chemin. Mais c’est vrai qu’on a pris énormément de plaisir à travailler avec lui à nos débuts respectifs.

Dans les coulisses des festivals, vous rencontrez des artistes, parfois de gros artistes (Martin Solveig, Klingande..). Vous ne parlez jamais collaborations ?

Alexis : On ne parle pas de collab non. On aimerait ! Mais on parle davantage de l’humain, de comment se passe la musique, du business… Souvent, les plus grands nous donnent de précieux conseils pour notre futur.

Des exclus pour ce soir ?

On a joué des remixes qui ne sont pas sortis. Sinon, on va essentiellement jouer des morceaux qui sont déjà commercialisés.

On connaît Mozambo derrière les platines, pas forcément en dehors. Avez-vous du temps pour vous ?

Guillaume : En fait, on fait beaucoup de musique ! À côté de ça, on voit nos amis, on fait du sport. La musique, c’est notre métier donc on fait ça tout le temps.

Alexis : La musique est notre travail, mais c’est aussi avant tout notre passion, donc au final on ne le voit pas comme une tâche. Ce qui nous laisse quand même du temps pour faire du ski, du skate.

Vos projets pour l’année 2019 ?

Guillaume : On va sortir un EP dans le courant de l’année. Il sera précédé d’un nouveau single pour le printemps, avec une nouvelle image, une nouvelle identité. On va revenir fort ! Fort dans le sens où on va mettre tout ce qu’on a voulu mettre, la musique qu’on veut transmettre aux gens !

Quel est parmi vous deux…

  • Le moins sérieux ?
    • On est tous les deux pas sérieux ! (Le manager répond à leur place ‘Guillaume’ ! )
  • Le plus bosseur ?
    • Oh, tous les deux ! On est pareils !
  • Le plus challenger ?
    • On a tous les deux l’esprit de compétition. On vit ensemble donc on se motive !
  • Le plus feignant ?
    • Guillaume (Rires)
  • Le plus sensible ?
    • Alexis ! (Rires)
  • Le plus souriant ?
    • Alexis !
  • Le plus fêtard ?
    • Les deux ! Et alors les deux ensemble !