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PZK en interview : “PZK, aujourd’hui, c’est comme une mini start-up !”

Exclusivité aficia

Après des années de silence, le groupe PZK est de retour plus fou que jamais ! Il vient de dévoiler son nouveau single “Dans ma tête” et annonce la sortie de son troisième album… Interview avec aficia !

Comment oublier les tubes “Les filles adorent”, “Chuis bo !” ou encore “Ce matin va être une pure soirée” issue de la discographie de PZK. Plus de quinze ans après avoir formé le groupe, il est de retour de la plus belle des manières, comme il nous l’explique dans l’interview…

Réalisée peu de temps avant de monter sur la scène du Delta festival, sur les plages du Prado à Marseille le 29 août dernier, cette interview est l’occasion de revenir sur l’arrêt précipité du groupe, mais aussi les raisons qui ont poussé le groupe à revenir sur le devant de la scène.  Evidemment, on parlera de musique, de processus de création et de la création du troisième album…

PZK, l’interview… 

Bonjour les garçons. Pour introduire la suite de l’interview, pourrais-je savoir pour quelles raisons PZK s’est arrêté ?

On a perdu tous nos comptes réseaux sociaux 😀. Ce n’est pas une blague ! On n’arrivait plus à se connecter. On avait plein de sons qu’on n’arrivait pas à poster. Du coup, on s’est dit, on arrête, on continue ? C’était vraiment la merde. Twitter nous a fait galérer et on l’a toujours pas récupéré d’ailleurs ! On avait que le MySpace mais c’est révolu… 

Et vous revoilà après quelques années d’absence. Vous avez retrouvés vos codes ?

😅 Ce sont les deux associés du Delta Festival (où ils ont performé le 28 août 2021, ndlr) qui ont demandé à notre ancien bookeur pour que nous nous reformions à cette occasion. Et on a accepté. En quelque sorte, c’est grâce à eux si PZK est là ce soir. Du coup, on a convenu que le Delta Festival avait l’exclusivité. C’est notre seule et unique date de l’année 2021 ! Qui plus est, c’est le plus gros festival de l’année. Nous y sommes programmés, et donc hyper contents d’en faire le closing. Cela n’a que du positif du coup !

Aujourd’hui PZK ce sont des artistes 100% indés,
fiers de ce qu’ils font.

PZK

Et qu’avez-vous fait pendant ce long moment de silence ?

On s’est juste dit qu’on avait vécu une grosse période musicale, très jeune, très intense. On voulait chacun de notre côté repartir sur quelque chose de très expérimental, ce qui nous a permis d’avoir les pieds sur Terre, de tester de nouvelles productions dans un autre genre mais vraiment chacun de son côté. Aujourd’hui, on a mixé un peu tout ça et ça donne les nouveaux PZK. Aussi, ces quelques années nous ont aussi permis d’étudier un peu ce qui se faisait en France, sur le marché, dans la musique… 

À quoi ressemblent ces nouveaux PZK justement ?

Aujourd’hui, ce sont des artistes 100% indés, fiers de ce qu’ils font. Aujourd’hui, on est six dans le projet. Plus personne ne nous dirige, plus personne nous dit “tu devrais faire si, tu devrais faire ça”. On fait tout de A à Z : la stratégie, la paperasse, l’administratif,  la production, l’enregistrement, le concept, les idées, tout ! Il n’y a que des mecs hyper motivés, ça génère une très bonne énergie, c’est cool. C’est comme une mini start-up. On a pas d’investisseurs, on y va avec notre bite et notre couteau quoi…

Comment réussir à captiver le public qui vous a connu durant les années 2000 et qui peut avoir une image un peu ringarde, un peu démodée du groupe ?

On n’est pas là pour brosser les nostalgiques, mais plutôt pour compléter cette image, dix ans après. On a démarré un puzzle où il manquait quelques pièces. Au fur et à mesure, on va faire un beau camping-car, avec de la farine… 😀 PZK aujourd’hui, c’est une continuité, avec des plus values, des acquis. L’essence du groupe, elle est là, avec toujours de second degrés et un fond recherché derrière, tu ne le vois pas, mais c’est du PZK quand même ! Malheureusement aujourd’hui, les gens n’essaient plus de comprendre le message derrière… 

On n’est pas là pour faire de la morale
ou des textes engagés non plus.

PZK

C’est un peu ce qu’il s’est passé avec “Chuis Bo !”… 

Exactement ! On a fait ce titre parce qu’on voyait du Mickaël Vendetta, on a déliré, on a lancé ce cliché comme quoi on était à fond. Et les gens ont vraiment cru qu’on se prenait pour des beau gosses… On ne dénigre absolument rien de ce qu’on a fait avant, mise à part le fait d’avoir été pris parfois pour un boys band, par des maisons de disques, alors qu’on était tout le contraire d’un boys band. C’est l’image qu’ils ont voulu véhiculer de notre part, et on l’a capté un peu trop tard.

Et vous ne vous êtes pas dis que vous pourriez en profiter ?

Cela aurait pu nous apporter beaucoup de bons plans, comme des bandes originales de films pour jeunes. Tout ça, on l’a mis de côté parce que si on commençait là dedans, on aurait jamais été pris au sérieux. Et puis on n’était pas très à l’aise non plus dans ce rôle. La finalité, c’est de toujours ne pas être pris au sérieux, mais d’aimer ce qu’on fait, ce qu’on écrit et ce qu’on produit. On n’est pas là pour faire de la morale ou des textes engagés non plus. On le laisse à des artistes de la scène urbaine, pour Kery James ou Grand Corps Malade qui font ça très bien. On est dans quelque chose de très festif, c’est ce qui nous fait kiffer. On a envie de faire des morceaux où tu peux t’éclater dessus en soirée, où tu tripes sur une connerie. 

On a été des kids cool
et on veut être des futurs daddy cools !

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Finalement qu’est-ce qui a changé en l’espace de dix ans ?

Les enfants 😅 ! Non, plus sérieusement, c’est le fait de bosser le projet de A à Z. Je pense que ça, ça a vachement changé. Avant, on était dans un bateau qui se laissait aller. Maintenant il faut le driver. Il nous a fallu dix ans pour avoir cette vision-là. Il faut savoir naviguer, regarder la carte, et en même temps être créatif. On reste des darons un peu baisés, en faisant de la musique fun. On a été des kids cool, et on veut être des futurs daddy cools !

Vous avez déjà sorti deux singles… pouvez-vous nous parler du concept autour de “Ragga Farina” ? 

On a beaucoup produit pendant plusieurs années, beaucoup beaucoup, dans des styles très différents. On a fait un état des lieux de ce qu’on avait un peu. Et il y a cette prod’ là qui en est ressortie. Pour le clip, on s’est déguisé avec des chemises hawaïennes. On est venu ensuite dans le concept de ne pas prendre de la “cocaïna”. À la base, c’était ça…

On s’est dit qu’on ne pouvait pas dire ça. À l’époque, on côtoyait un peu le monde du rap et plusieurs d’entre eux nous disaient “je suis sûr qu’ils se droguent”. On a jamais pris de drogue, juste des herbes de Provence 😋. Et on est parti sur ce délire de Farina, “pas besoin de coco, on est déjà complètement loco”. Encore une fois, tu vois, il y a un fond pour nous, parce qu’on dit quelque chose qui a été dit sur nous, alors que pas du tout. On sait faire la fête de la bonne manière. En vrai, on est personne pour conseiller. Si tu veux en prendre, vas-y… Le mot d’ordre, c’est vraiment de ne pas prendre la chanson au sérieux. C’est un vrai état d’esprit. 

La suite pour vous c’est quoi ?

On a un nouveau single qui sort, il s’appelle “Dans ma tête” puis l’album arrive à grand pas. Il y en a un qu’on va jouer ce soir d’ailleurs. Il s’appelle “Paris fait la gueule”. C’est une chanson sur les clichés, et ça tombe vraiment très bien car ce soir on le joue à Marseille. On espère que le public sera chaud ! On dit que dans le Nord il y a des consanguins, on dit qu’à Marseille il y a que des cagoles et du Pastis. Et à Paris, les gens font la gueule ! On s’est dit qu’on voulait ce morceau ultra festif. 

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