Après cinq ans sans projet Haristone revient dans nos casques. Le rappeur de Gonesse revient avec Hyperlov, un projet de douze titres qui compte l’histoire d’une relation vouée à l’échec.
Vous le connaissez surement pour “Elle m’a dit” avec Still Fresh ou encore pour le single “Soldat” d’Aya Nakamura dont il est l’auteur. Haristone est retour sur le devant de la scène avec un nouveau projet nommé Hyperlov. Cela fait 5 ans que le rappeur originaire de Gonesse, n’avait pas sorti d’album. 12 titres, 4 featuring, dont Nemir et Tuerie, c’est ce qu’on appelle un retour en grande pompe.
Je t’aime moi non plus
Hyperlov c’est un projet polyvalent, qui mêle habilement rap et RnB. Un thème est récurrent, l’amour dans toutes ses formes, entre doutes, remise en question et désir. L’ouverture du projet, “juste une danse” est une balade sensuelle sur des airs rnb. L’artiste se livre comme jamais à la personne qu’il aime. Avec un seul désir, obtenir une dernière chance de sa part. Dans “Trop jalouse”, le titre parle de lui-même. Haristone remet en cause la jalousie maladive de sa conjointe tout en assumant sa souffrance, et la nécessité d’une remise en question. En effet, si Haristone est conscient de ses faiblesses et de ses erreurs, les reproches faites à sa compagne sont innombrables. D’abord « Trop Jalouse », elle ment ensuite sur ses sentiments dans « Bug », « j’ai cramé ton jeu d’actrice ».
Si Stone, comme il aime s’appeler critique le comportement de sa compagne, ce n’est pas sans pour autant se dénuer des responsabilités. Une prise de conscience rare dans le rap que l’on retrouve dans la presque totalité des sons. “Détestable” en featuring avec Nemir en est l’archétype phare. En tout cas, le refrain est on ne peut plus expressif et traduis les émotions qui traversent l’esprit du duo : » J’ai peur de faire des folies, de devenir détestable. » Cette prise de conscience a pour sujet principal l’amour à l’image du titre « Bug » : « je ne sais pas faire semblant d’être amoureux ». Pourtant, celle-ci se généralise aussi comme dans « Drip », un son d’égotrip sur une mélodie plus douce. » Il va falloir que je me réveille où je vais finir sur la paille ».
Des reproches aux regrets
Après le tumulte des onze premiers sons, l’apaisement s’installe un peu plus dans le titre qui vient mettre un terme au projet, “Ex Machina”. Les regrets viennent submerger la colère et les doutes. Les mêmes qui envahissaient Haristone tout au long de l’album. Les paroles sont évocatrices, et la mélodie vient amplifier cela : « Je nous voyais finir à deux on aurait dû donner mieux ». « Ex Machina » résume aussi tous les autres sujets évoqués dans Hyperlov. A un point près. Les reproches à sa compagne sont absentes, le « tu », laisse place au « je ». Haristone semble plus que jamais conscient de ses fautes et des raisons qui ont mené à l’échec de cette relation.







