Mickael Dos Santos en interview : « S’entourer des bonnes personnes est extrêmement important »

Moins d’un an après « La France a un incroyable talent », Mickael Dos Santos propose un premier single, « Prendre l’air ». aficia est parti à sa rencontre pour parler 100% musique.

Retenez bien son nom. Mickaël Dos Santos n’a que 21 ans. Il n’a pas gagné la 11ème saison de « La France a un incroyable talent », mais c’est tout comme. Son interprétation de l’incontournable « A Change Is Gonna Come » de Sam Cooke a bouleversé le jury et les téléspectateurs. Le jeune homme s’est offert le Golden Buzzer par l’humoriste Éric Antoine, l’emmenant directement en finale, là où il s’est imposé à la deuxième place.

Depuis, Mickaël Dos Santos a dévoilé son premier single intitulé « Prendre l’air » et travaille d’arrache-pied sur un premier album qui verra le jour à l’automne prochain. aficia s’est intéressé à ce jeune garçon qui s’est livré en toute simplicité…

L’interview

J’aimerais d’abord évoquer avec toi ton aventure « La France a un incroyable talent ». Le lendemain de tes auditions, la presse a beaucoup parlé de ta performance. Quelle a été ta réaction de voir ta soudaine notoriété être relayée ainsi sur le web ?

Je me suis regardé à la télévision comme tout le monde. Ça a été un grand moment pour moi car je ne m’y attendais pas du tout. À vrai dire, j’étais beaucoup plus concentré sur mon image que sur ma prestation. En fait, c’est « l’après » qui a été impressionnant. Ça m’a fait bizarre car le lendemain de ma prestation, ma vidéo a atteint des vues astronomiques. En moins de 24 heures, on a dépassé les neuf millions de vues sur YouTube, je crois. C’est vraiment arrivé d’un seul coup ! (Sourire)

Le fait d’être vu comme un « potentiel gagnant », n’est pas finalement une pression supplémentaire ? 

Bien sûr que si, car j’ai été le candidat un peu leader de la saison, si je puis dire. Forcément, on pariait sur moi, on m’en demandait plus. Il ne fallait pas que je déçoive. J’étais très attendu en finale, étant donné que j’y ai accédé directement. Mais je pense que cette pression m’a servi. Il ne fallait pas que je me plante.

« J’ai envie de dire aux gens qu’il faut croire en ses rêves »Mickael Dos Santos

Pourquoi as-tu choisi de participer aux auditions de « La France a un incroyable talent » plutôt que « The Voice » par exemple, qui est le télé-crochet par excellence et où la visibilité est beaucoup plus importante ? 

J’ai voulu participer à cette émission en particulier car elle convenait davantage à mon histoire. J’avais vraiment envie d’être soumis à l’avis du jury. Je trouvais que cette émission était plus familiale, qu’elle me convenait mieux. Je n’avais pas envie de venir performer juste une chanson à l’aveugle. Je souhaitais vraiment amener mon histoire aussi, montrer aux gens que malgré ce qu’il nous arrive dans la vie, il faut toujours croire en ses rêves.

Avant de te présenter à l’émission, avais-tu déjà des chansons ou des compositions de prêtes pour bénéficier du tremplin médiatique ?

Avant l’émission, je n’avais pas de compositions sous la main. J’avais essayé de me lancer, mais je ne suis arrivé qu’au stade du brouillon. Je m’y suis vraiment mis qu’après, dès lors que j’ai signé avec Sony Music. Mais désormais, on est vraiment dedans. C’est un autre monde. Mais j’ai la chance de m’entendre très bien avec mon équipe. Nous sommes très nombreux derrière ce projet. Je suis certain que nous allons sortir de très belles choses par la suite.

Tu comptes profiter de l’été pour enregistrer ton album du coup… 

Tout à fait. L’album est prévu pour l’automne. On est en plein enregistrement, d’écriture de textes. Certains sont déjà enregistrés. D’autres pas encore. On est vraiment en plein travail.

N’as-tu pas peur de trop précipiter la sortie de ton projet ?

Je pense notamment à ma communauté de fans, qui est nombreuse. Elle est importante à mes yeux. Je pense qu’il faut la nourrir de chansons, de surprises. Plus je dévoilerai mon projet rapidement, plus mes fans seront contents. Mon premier single « Prendre l’air » est une première mise en bouche en attendant l’album. Mais d’ici là, j’aimerais également montrer un peu plus de ma personnalité.

(Re)découvrez le premier single de Mickaël Dos Santos :

Depuis la fin de l’émission, tu as eu la chance de poser ta voix sur le nouvel album de Tony Carreira, de participer à l’album hommage à Michel Fugain et de chanter sur plusieurs plateaux d’artistes. Mais dans ce métier, tu sais que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Comment l’appréhendes-tu ?

Je profite pleinement au jour le jour. Je profite de chaque instant, de chaque moment de bonheur. Je ne fais pas de plan sur les semaines à venir. Bien sûr que j’ai envie d’une longue carrière ! (Sourire) Tout le monde en a envie ! J’ai encore mon travail à côté si ça ne va pas. Je préfère ne pas me projeter.

« Je ne veux pas trop me projeter, mais je vais persévérer ! » Mickael Dos Santos

Puis, tu as signé dans une maison de disques (Sony Music) et tu débarques en radio avec « Prendre l’air ». Quels plaisirs as-tu eu à l’enregistrement de ce premier single, à la réalisation du clip, qui sont finalement des « premières fois » pour toi ?

C’était de l’excitation, un peu de peur, d’appréhension… Mais une fierté également, notamment lorsque j’entends mon titre à la radio. Je me vois encore l’enregistrer il y a quelque temps. Tandis que pour le clip, je me suis trouvé plutôt bon. S’entourer des bonnes personnes est extrêmement important. J’ai eu la chance de tomber avec des gens qui m’ont compris. Donc c’était très exaltant à tourner !

Dans ton premier single, tu chantes « Mes peurs d’adolescents pourraient me revenir en un instant / À trop écouter les autres, à trop se voir sous le regard des gens ». N’est-ce pas une façon pour toi de dire que rien n’a été facile et que tu t’es battu pour arriver là où tu es ?

C’est exactement ça. Je souhaite parler de moi, d’amour. Dans cette chanson, j’essaye de parler un peu de tout. Ce sont des choses que j’ai vécues. Dans chaque chanson que j’ai faite, j’ai envie d’y amener mon histoire et ma personnalité.

Ton premier single « Prendre l’air » est relativement contemporain avec cette touche deep-house, très « grand public ». Est-ce dans cette direction artistique que tu souhaites continuer pour ton album ?

On va continuer en y incorporant beaucoup la guitare. Il y a aura du piano-voix. Il y aura un peu plus de pop, plus pêchu que « Prendre l’air ». On va retrouver un éclectisme général pour qu’il y ait de tous les styles et que ça plaise un peu à tout le monde. J’aimerais beaucoup chanter en portugais aussi. On est en train de voir si c’est possible, par rapport à mes origines.

Avec qui as-tu travaillé justement sur cet album ?

J’ai énormément travaillé avec Nazim [son interview à retrouver ici, ndlr] sur mon premier album. Il a beaucoup écrit pour Claudio Capéo, Kendji, Amir et plein d’autres artistes. Pour l’instant, je ne travaille qu’avec lui. On s’entend très bien !

Que penses-tu pouvoir amener de plus à la pop française ? Est-ce que tu penses que tes histoires et tes expériences peuvent toucher le public ? 

J’ai envie de raconter mon histoire. J’ai vraiment envie de montrer au public que malgré tout ce qu’il se passe dans la vie, il faut savoir s’en servir comme une force. Tu sais, sur Facebook, j’ai beaucoup de personnes qui sont venues s’adresser à moi pour se livrer et raconter leur histoire. Ça me touche. C’est pas évident de dévoiler sa vie devant tout le monde. J’ai envie de leur répondre par un message d’espoir. On peut tous avoir des problèmes dans la vie, comme une perte d’un être cher. Il faut s’en servir comme une force. Par exemple, une personne qui veut percer dans un domaine particulier, le sport, par exemple, doit se donner tous les moyens pour réaliser ses rêves. Jamais je n’avais pensé que dans la musque j’aurais pu réussir. Il suffit parfois de passer une simple audition. Il faut croire en ses rêves et penser positif.

À côté de la musique, tu continues à travailler comme plaquiste/plâtrier. Est-ce que le fait de ne pas se focaliser à 100% sur la musique peut te nuire à un moment donné ?

Non, je pense que ça peut que m’aider. Continuer à travailler à côté, ça me fait rester la personne que j’ai toujours été, et justement, travailler encore plus pour un jour faire de la musique à temps plein. Aujourd’hui, les gens voient que je travaille encore. Je me bats, je travaille dur pour être à temps plein dans la musique. C’est pas facile. Il faut persévérer.

(Re)découvrez la reprise de « A change Is Gonna Come » de Mickaël Dos Santos :

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