Ayo - Royal - Cover

Ayọ : faut-il écouter l’album ‘Royal’ ?

Ayọ est aujourd’hui dans les bacs avec l’album Royal. Faut-il écouter cet opus ? Réponse avec aficia.

La chanteuse Ayọ fait enfin son retour. Enfin ? Oui, son dernier album remonte déjà à 2017… Presque une éternité, non ? Qu’importe, il y a des petit plaisir qui ne se refuse pas, comme celui de pouvoir entendre cette voix chaude qui avait eu l’occasion, par le passé, de nous séduire avec des titres comme “Fire”, “Lonely” ou encore “Help Is Coming”.

Reste maintenant à savoir ce que nous réserve ce nouveau cru et si il porte bien son nom : Royal. Car forcément on s’attend à un couronnement musical, du travail d’orfèvre.

Intemporelle

La carrière d’Ayọ commence en 2001, il y a déjà 19 ans. Et pourtant le temps semble glisser sur elle et sur le charme de sa voix. C’est la le plus plus instrument de l’album. Elle captive dès l’ouverture avec “Rest Assured” et même quand elle pousse un peu le ton comme avec “Beautiful”, la magie opère encore.

Dans le reste de l’opus, il y a un bel équilibre entre le voix d’Ayọ et l’orchestration, l’un servant l’autre sans jamais se marcher sur les pieds, ou si peu. Dans la tracklist on notera la présence de “Né quelque part” (Le Forestier), “Throw It Away” (Abbey Lincoln) et “Fool’s Gold” (Lhasa), les seuls rescapés de l’album de reprises qui devait initialement sortir en lieu et place de Royal.

Soul, folk et acoustique…

Confectionné en Jamaïque, Royal expose une femme qui semble plus libre et sereine que jamais. La production de Freddy Koella apporte une sensibilité acoustique à l’ensemble, naviguant entre soul et folk et avec, parfois, une touche de mysticisme, comme pour toucher le ciel ou les étoiles.

Découvrez Royal, le nouvel album d’Ayọ :

Ayo - Royal
Ayọ - Royal
Verdict

Royal est sans aucun doute le plus bel album d’Ayọ qui s’affiche avec une maturité désarmante. Elle est femme, elle est multiple, elle est belle, forte et fragile à la fois.

Alors, oui, les reprises c’est pas notre truc et on passe rapidement à la piste suivante quand elle arrivent sur la tracklist. Mais même sur cet exercice Ayọ fait quand même son petit effet. L’écrin fabriqué par Freddy Koella est parfaitement taillé aux dimensions d’Ayọ. C’est tissé de talent brut, d’humanité et de charme.

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