Ayo - © Sophie Koella
Ayo - © Sophie Koella

Ayo en interview : “C’est possible d’être indépendante en tant que femme”

À l’occasion de la sortie de son nouvel album Royal, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Ayo. On parle musique, passion et découverte…

Ayo a fait son retour avec un très bel album : Royal. Salué par la critique, l’opus est un très belle capsule musicale, marquant l’évolution d’Ayo sans pour autant se trahir. Cette évolution est humaine, comme une femme enfin sereine, qui connait le chemin qu’elle doit prendre pour affronter la vie.

Quelques jours après la sortie de cet opus, Ayo nous a accordé une courte entrevue, histoire de revenir sur l’histoire de cet album? Royal, tout simplement !

Ayo : l’interview…

Tu viens de faire ton retour avec ton sixième album, Royal. Peux-tu nous expliquer le sens de ce titre ?

En fait ce titre parle de Dieu. Mais je ne voulais pas utiliser le mot Dieu car c’est lié à la religion et je voulais justement utiliser un mot qui ne serait pas lié à la religion. Pour moi Royal c’est comme la source ‘Royal’, pour moi on prie et tout, mais il y a la source, cette source royale.

Tu as écrit une très grande partie des chansons de cet album en Jamaïque et tu as beaucoup déménagé étant jeune. Le lieu où tu te trouves quand tu écris a-t-il beaucoup d’importance dans tes sources d’inspiration ?

En fait le lieu n’a pas une grande importance car je reste capable d’écrire partout. Je ne sais jamais quand l’inspiration est là, mais ça aide. La Jamaïque c’est un joli endroit pour écrire des chansons, donc, forcément, ça inspire.

Dans une autre interview, tu as déclaré qu’avant d’avoir l’idée de cet album tu devais en sortir un avec de nouveaux enregistrements de tes chansons. C’est une idée que tu as totalement abandonnée ou il y a toujours une possibilité de voir cet album sortir un jour ?

Peut-être que cet album sortira un jour, mais plutôt quand j’aurais 50 ans ou 60 ans (rire). Je me sens trop jeune pour le faire maintenant. J’ai encore beaucoup de choses à dire, à écrire, et j’espère que cet album ne sera pas là trop vite en fait.

Sur Royal, tu te réappropries des chansons d’autres artistes. Quelle serait LA chanson que tu aimerais reprendre ?

En fait les chansons que j’aimerais bien reprendre se trouvent déjà sur cet album (rire). Donc c’est déjà fait. Il y en a sans doute d’autres, mais je ne suis pas trop une artiste qui fait des reprises, peut-être car j’écris moi-même. Mais quand je le fais c’est avec des chansons qui me touchent réellement, des chansons que je peux sentir.

Il y a quelques semaines, nous avons pu découvrir le morceau “Worried About You” de The Avener sur lequel on peut t’entendre chanter. Tu as aussi enregistré avec Matthieu Chedid, Féfé et Youssoupha. Qu’ont apporté ces collaborations à ta musique et que penses-tu avoir apporté à leur musique ?

Déjà faire des collaborations avec un artiste c’est que nous avons des choses en commun, on partage un univers et c’est un bel échange, une belle rencontre. Donc c’est ça, ça veut dire juste l’échange. C’est magnifique déjà.

Tu es maman de trois enfants… Qu’aimerais-tu leur laisser un héritage que tu n’as pas forcément eu de ton côté ?

Pour moi le plus important c’est d’être présente pour eux. Ma mère n’était pas présente dans ma vie et j’ai été séparée pendant quelques années de mes parents et donc pour moi le plus important pour les enfants c’est qu’il savent que maman est toujours là. Et pour moi il n’y a rien de plus important qu’eux.

Pour toi ça signifie quoi être artiste et femme en 2020 ?

En fait pour moi, être femme et artiste en 2020, ça signifie surtout que c’est possible d’être indépendante en tant que femme, que nous n’avons pas besoin d’un homme et que nous avons la capacité d’être notre propre patron.
Je ne dis pas que nous avons pas besoin des hommes dans nos relations, je dis qu’une femme est capable de faire la même chose qu’un homme et une femme est capable de faire plein de choses, parfois même plus. Nous on s’occupent de nos enfants et on travaillent. On arrive à gérer les deux.

Pour terminer… Tu viens en France pour faire la promotion de Royal et pour une série de concerts dont certains affichent complet. 14 ans après ”Down on my Knees”, le succès est toujours là. Ça te surprend ?

En fait… 14 ans après… C’est incroyable. Ça fait 14 ans déjà ! Ça me… Ça me touche et je me sens… Et je suis dans la reconnaissance. Je connais bien les moments difficiles, je sais que parfois ça ne va pas et je suis reconnaissante car en ce moment ça se passe bien. Je suis surtout reconnaissante envers le public car c’est grâce à lui, grâce au gens, que je peux faire ma musique, je peux vivre cette passion que j’ai. Donc oui, c’est de la reconnaissance.

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