Eurovision © EBU
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Eurovision 2026 : notre sélection de 10 titres à découvrir !

Une semaine avant la finale de la 70ᵉ édition du Concours de l’Eurovision, la rédaction d’aficia partage ses titres favoris qui pourraient faire sensation.

Les aficionados de musique et les fans chevronnés de l’Eurovision se sont donné rendez-vous à Vienne cette année pour cette nouvelle édition, qui célèbre notamment la victoire de l’an passé de JJ et de son titre percutant aux accents opératiques, “Wasted Love”. Cette année, 35 pays sont en compétition, un chiffre en baisse après le retrait de plusieurs délégations, en opposition ferme au maintien de la participation d’Israël. Ainsi, des pays historiques tels que l’Espagne, l’Irlande ou les Pays-Bas figurent parmi les absents et, du côté de l’Espagne, il n’y aura même pas de diffusion du concours sur ses ondes.

Mais revenons-en à la musique. Comme à l’accoutumée, les paris vont bon train du côté des bookmakers, qui voient dans la proposition finlandaise une victoire très plausible, créditée à 36 %. Longtemps à la 2ᵉ place ces dernières semaines, la France se hisse aujourd’hui à la 4ᵉ position. À noter néanmoins que, si les prévisions des bookmakers reflètent souvent assez bien les tendances du classement final, certaines surprises viennent régulièrement déjouer tous les pronostics. On se souviendra notamment de l’an dernier, lorsque la prestation de la Suède, largement plébiscitée par les bookmakers qui la donnaient gagnante, a finalement dû se contenter de la 4ᵉ place au classement.

La rédaction d’aficia a donc écouté l’ensemble des chansons de cette édition de l’Eurovision et dévoile les dix titres qui méritent une attention toute particulière : des morceaux à ajouter à sa playlist, des favoris potentiels pour la victoire ou encore des chansons qui pourraient bien se révéler sur scène et dont il nous tarde de découvrir la scénographie.

Linda Lampenius & Pete Parkkonen | “Liekinheitin”

Nous ne pouvions pas passer à côté du titre “Liekinheitin” de la Finlande, qui fait déjà beaucoup parler de lui. Et l’on comprend aisément pourquoi. La collaboration entre la violoniste Linda Lampenius et le chanteur Pete Parkkonen fait des étincelles sur un titre à la production aussi moderne qu’épique. Le morceau présente également un fort potentiel scénographique, porté par deux artistes charismatiques et virtuoses dans leur domaine. La Finlande a par ailleurs obtenu une dérogation autorisant la violoniste à jouer en live, là où les instruments sont généralement préenregistrés afin de garantir le bon déroulement du concours. S’il ne fait aucun doute que la Finlande se qualifiera pour la finale de samedi, reste à savoir si elle confirmera son statut de favorite.

Alexandra Căpitănescu | “Choke Me”

La Roumanie opère un retour fracassant dans le concours de l’Eurovision cette année ! Après sa dernière participation en 2023, qui lui avait valu 0 point en demi-finale, le pays mise sur Alexandra Căpitănescu et un titre aux allures rock et à l’énergie débordante baptisé “Choke Me”. On apprécie particulièrement la voix solide et les modulations de l’artiste, qui frôle parfois la rupture sur ce morceau évoquant une passion dévorante et cette frontière fragile entre passion et danger. Avec des visuels soignés et une prestation très convaincante lors de la sélection nationale, la délégation roumaine a toutes les cartes en main pour marquer les esprits en proposant une mise en scène à la hauteur de la chanson. Au-delà du concours, le titre trouve aisément sa place dans les playlists.

Søren Torpegaard Lund | “Før Vi Går Hjem”

En 2025, et bien que cela n’ait pas fait d’étincelles au classement, on avait particulièrement apprécié Sissal, qui portait avec “Hallucination” une proposition taillée pour les clubs. Mais on apprécie encore davantage l’audace du Danemark, qui prend des risques et renouvelle ses propositions. Cette année, le pari nous semble plus que payant avec Søren Torpegaard Lund, qui chante en danois et interprète “Før Vi Går Hjem”, un titre extrêmement qualitatif dont les pré-refrains sont envoûtants. C’est à la fois pop et électro, sans être générique, et le morceau aborde une relation toxique dans laquelle le chanteur se retrouve pris au piège. L’ensemble est porté par une capacité vocale indéniable, et on imagine aisément le titre créer la surprise et se hisser dans le top 5.

Monroe | “Regarde !”

Peut-on nous qualifier de chauvins en intégrant la proposition française dans cette sélection de dix titres ? Peut-être. Mais force est de reconnaître que Monroe a toutes ses chances d’atteindre le podium. Nous attendons d’ailleurs beaucoup de la délégation française, notamment en matière de scénographie, avec l’espoir d’une véritable rupture par rapport aux mises en scène des années précédentes, souvent jugées trop sobres et statiques. Il semblerait que, pour une fois, davantage de rythme se dégage, au regard des premières images des répétitions. Avec “Regarde !”, cela peut passer comme cela peut casser. Si les paroles restent assez simples, la composition et le charme des instruments organiques pourraient séduire. Les influences opératiques ont convaincu les deux années précédentes mais tenter de surfer sur cette tendance pourrait aussi s’avérer risqué.

Delta Goodrem | “Eclipse”

Après la déculottée de l’an dernier, malgré une proposition très colorée portée par Go-Jo, l’Australie revient avec une proposition beaucoup plus rassurante et maîtrisée. Tout d’abord, Delta Goodrem est une star établie en Australie mais aussi à l’international, véritable showgirl aux près de 10 millions d’albums vendus, forte de collaborations prestigieuses avec Céline Dion, Tony Bennett ou Olivia Newton-John. Cela pourrait indéniablement jouer en sa faveur. Coach emblématique de The Voice, comédienne et pianiste, cette artiste aux multiples facettes incarne une femme forte, comme elle le démontre sur “Eclipse”, un titre pop orchestral extrêmement soigné. On apprécie autant les démonstrations vocales de l’artiste que les solos de piano et de harpe, relevés par une touche orientale très plaisante. L’Australie rêve toujours d’une première victoire à l’Eurovision !

Akylas | “Ferto”

La Grèce est chaque année imprévisible, mais dans un sens très positif. Si la délégation misait l’an dernier sur une proposition plus sage et vocale, qui s’était classée à la 6ᵉ position, elle introduit cette année une proposition décalée mais addictive. Cette édition est extrêmement prometteuse, avec un grand nombre de titres valorisant les langues nationales, mais aussi des productions aux instrumentations très riches. Avec “Ferto”, Akylas ne déroge pas à la règle. Il s’agit incontestablement de l’un des titres les plus déroutants mais aussi des plus réussis de cette édition, porté par une rythmique enivrante et saisissante, qui conjugue sonorités modernes et identité grecque typique. L’artiste propose une interprétation plutôt théâtrale, qui apporte une dimension particulièrement intéressante à ce titre dont le potentiel est énorme.

SIMÓN | “Paloma Rumba”

Dans la lignée des titres festifs, l’Arménie propose une chanson solide avec “Paloma Rumba”, interprétée par SIMÓN. Avec beaucoup d’auto-dérision, l’artiste aborde un sujet universel : celui d’un travail en entreprise peu épanouissant dont il rêve de s’échapper. Encore sous-coté pour le moment, ce titre pourrait pourtant créer la surprise grâce à plusieurs ingrédients efficaces tels que des paroles accrocheuses, une énergie débordante et fun, une composition camp rock détonante, ainsi qu’une chorégraphie déjà visible dans le clip et que l’on imagine aisément transposée sur scène. Danseur reconnu en Arménie, SIMÓN a clairement travaillé sa présence scénique. Au vu de l’énergie dégagée par la version studio, il y a fort à parier que la performance live soit particulièrement surprenante. On ne peut que souhaiter à l’artiste de se qualifier pour la finale.

Antigoni | “JALLA”

Après une participation en demi-teinte en 2025, marquée par une non-qualification pour la finale, Chypre devrait cette année inverser la tendance grâce à la Londonienne Antigoni, qui rend un vibrant hommage à ses racines chypriotes sur le dansant “JALLA”. En mêlant l’anglais et le grec chypriote, l’artiste propose un titre très entêtant, porté par un refrain répétitif qui s’ancre facilement en tête. Sur une mélodie à la croisée de la pop et des sonorités traditionnelles, la chanteuse évoque le rapport à la musique et à la danse, sous le regard de ceux qui savourent ses mouvements. Le résultat est à la fois lumineux, gorgé de soleil et original. Pour toutes ces raisons, Antigoni devrait largement se qualifier et, pourquoi pas, espérer se classer parmi les quinze premiers de cette édition de l’Eurovision.

Alis | “Nân”

Cela fait désormais deux années consécutives que l’Albanie parvient à nous cueillir avec des productions magnétiques et puissantes. Après une 8ᵉ place amplement méritée en 2025, on espère que la délégation fera au moins aussi bien cette année avec le titre “Nân”, brillamment interprété par Alis. Alors que ce dernier avait déjà tenté sa chance l’an passé lors de la sélection nationale, cette fois-ci est la bonne, et il faut dire que son titre est taillé pour l’Eurovision. Sa voix suave, sublimée par un chœur, porte une ballade dédiée aux mères dans l’attente, aux enfants qui s’en vont et à l’amour éternel, au-delà du temps et de la distance. Un message puissant, chanté en albanais, qui, comme dans le clip, mériterait d’être retranscrit en anglais sur scène afin de favoriser la compréhension et de véhiculer toute l’émotion.

Eva Marija | “Mother Nature”

Depuis son retour dans le concours de l’Eurovision en 2023, après 31 ans d’absence, le Luxembourg possède ce je-ne-sais-quoi d’intéressant qui le distingue des autres pays. Cette année, le guilty pleasure revient à Eva Marija et à son titre “Mother Nature”, candide dans son interprétation, mais porteur d’un message essentiel autour de la célébration de la nature et de l’acceptation de soi. Entre le piano et le violon, la piste gagne en intensité, notamment grâce à un refrain aérien. On apprécie les influences pop et folk de cette chanson, qui peuvent rappeler des airs de Florence and The Machine ou encore de Birdy. Et pour cause, la délégation luxembourgeoise a fait face à des allégations de plagiat de la part d’internautes, en raison de similitudes avec le titre “Keeping Your Head Up” de Birdy, sans qu’aucune plainte n’ait été formulée à ce stade.

Les demi-finales seront diffusées et commentées sur Culturebox les 12 et 14 mai, à 21h. La grande finale de l’Eurovision est à retrouver sur France 2 le samedi 16 mai, à 21h.