Hugo Nogam - DR

Hugo Nogam en interview : « J’ai envie de sortir un projet qui surprend »

Hugo Nogam en interview : « J'ai envie de sortir un projet qui surprend »
Hugo Nogam

Il est derrière la plupart des tubes de Dadju. Hugo Nogam lance sa carrière solo avec « Moonlight ». À cette occasion, l’artiste est venu nous parler musique… Interview à lire sur aficia !

Après avoir rencontré le succès en tant que producteur pour Dadju ou encore Black M, Hugo Nogam s’élance à son tour sous le feu des projecteurs avec « Moonlight », un premier single romantique qui annonce la préparation d’un premier disque qu’il veut « qualitatif ».

C’est avec les yeux plein de rêves et d’ambitions que Nogam nous a longuement parlé de son parcours atypique, de son passage tant redouté du rôle de compositeur à chanteur, mais aussi et surtout de l’album qu’il imagine…

Hugo Nogam !

La parole est finalement peu donnée aux gens qui travaillent dans l’ombre comme toi. C’est une posture particulière que tu as…

Pour l’instant j’en suis au tout début. C’est vrai que ça change d’être artiste et non plus compositeur. En fait, en France, on ne connaît pas les producteurs ou les gens qui sont derrière les chansons, à part quelques exceptions. Je peux être numéro un en France ou dans le monde, et faire mes courses comme tout le monde ! (Rires) Ça change rien à ma vie. Là, en tant qu’artiste, ça peut changer.

Je continue de travailler avec Dadju à côté de mon projet perso

C’est quelque chose que tu as toujours voulu faire ?

Je fais ça depuis tout petit, depuis l’âge de cinq, six ans. J’ai toujours chanté. Je m’étais mis dans l’ombre jusqu’à maintenant car je suis quelqu’un de timide, donc ça m’arrangeais de ne pas faire de la scène, ne pas me mettre en avant. En studio, on pouvait être en jogging ou en pyjama sans problème. Être artiste demande de ne pas être pudique.

De quelle façon s’est construit ton parcours ?

Quand je me suis retrouvé à Paris en train de composer, j’ai rencontré Stan qui était un compositeur réputé. Il m’a tout appris. Je suis resté tous les jours en studio avec lui pour regarder comment il faisait. Il travaillait avec Sexion d’Assaut, Black M… Je me suis dit que si je maîtrisais cette partie, je serai tranquille ensuite, j’aurais mon permis on va dire.

C’est une sorte de formation accélérée. À ce moment-là, tu te dis que tu peux monter ton propre projet ensuite ?

Je me dis surtout que si je peux faire des projets pour les autres, il n’y a pas de raison que cela ne marche pas pour moi ! Faire une sorte d’arrangeur arrangé (Sourire). Surtout que je suis assez maniaque et exigeant envers moi-même. À la base j’enregistrais avec des ingé son en studio. Mais, ça n’allait pas. Je voulais recommencer, reprendre les prises, à cause de mon perfectionnisme. Du coup je me suis dit qu’il fallait que j’apprenne à enregistrer, comme ça je serai forcément content du résultat. J’ai commencé comme ça et au fur et à mesure j’ai monté mon studio, je me suis mis à enregistrer seul, épaulé par Stan avec qui je travaille depuis six ans. Lui s’occupe des projets internationaux et moi je suis plus sur les projets français. Depuis peu, j’ai tout arrêté pour me concentrer sur mon projet…

Tu as travaillé avec des grands artistes de la scène pop urbaine comme Dadju, Black M , Karol G… Comment t’es-tu retrouvé là ?

De façon générale, je n’ai jamais eu de chance dans la musique. À chaque fois, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Mais au final, le fait d’avoir eu des bâtons dans les roues, c’était un mal pour un bien. Mon parcours a été compliqué, c’est sûr. Mais la persévérance a payé. Sur 100 fois, il y a 99 fois où ça foire, mais la fois où ça marche, ça marche vraiment ! Ce sera toujours comme ça, et ce dans tous les domaines, pas que dans la musique. C’est la persévérance plus que le talent qui compte…

Tu as pris ton temps pour te lancer au solo. C’est quelque chose qui te faisait un peu peur ?

J’ai sorti mes premières chansons lorsque j’avais 14, 15 ans. Si je m’étais officiellement lancé à 20 ans je ne pense pas que j’aurais duré longtemps. Sincèrement. Peut-être que dans deux ans je dirais la même chose. Je pense que c’est important d’arriver aujourd’hui avec un certain bagage. Ce n’est pas du tout la même chose quand tu arrives avec dix ans de métiers que quand tu as en deux. Tu ne penses pas du tout la même chose. Je ne savais même pas ce que c’était un mix il y a six ans. Aujourd’hui je suis perfectionniste là-dedans…

Découvrez « Moonlight » d’Hugo Nogam :

Tu as d’autres titres dans les tiroirs je suppose ? Te définis-tu comme un artiste polyvalent ?

Disons que j’ai des titres ‘up-tempo’ en stock. Mais en France, les gens sont assez réticents sur les ballades qu’ils ne voient pas ça comme un single, alors qu’Adele et Ed Sheeran, ce ne sont que des pianos-voix. Mais Serge, le patron de ma maison de disques, m’a dit « On attaque avec celui-là, c’est très bon ! ». Puis, si tu regardes bien, tous les hits mondiaux sont des ballades.

Dans la façon de travailler, on peut me comparer à un Ed Sheeran

Du coup, « Moonlight » est plutôt un single ou une sorte de carte de visite ?

On ne savait pas si « Moonlight » était le single 0 ou le single 1. Mais il est en train de rentrer en playlist sur les radios et il fait son effet sur les plateformes de streaming. Donc ce sera le single 1 !

Les premiers retours de « Moonlight » sont plutôt bons alors ?

On n’a pas encore commencé la promotion, mais en streaming il marche bien, alors qu’on est inconnu. Mais là c’est vraiment le début !

S’il y a avait des artistes dont tu aimerais suivre les pas, ce serait plutôt Calvin Harris ou Ed Sheeran ?

Moi je suis plus chanteur que producteur. Calvin Harris et Benny Blanco sont essentiellement des producteurs. Par contre, qu’on puisse me comparer à un Ed Sheeran qui écrit pour les autres un peu plus peut-être. Je me vois mal faire des tournées en étant sur les platines et non pas derrière le micro. C’est un peu délicat. The Weeknd et Bruno Mars, pareil ils ont écrits pour les autres. Julia Michaels aussi. Ce genre d’artistes continuent d’écrire pour les autres et sortent également leur propre album. Je suis plus chanteur que producteur.

Il faut que ton produit corresponde à ton image

Changement de sujet, je sais que tu travailles beaucoup ton physique, et par conséquent ton image. C’est essentiel pour toi ?

Je pense sincèrement que l’image, c’est 50/50 avec la chanson. Je n’ai jamais vraiment aimé mon image en règle générale, donc je travaille dessus. Sur le clip « Moonlight », ça va, je peux le regarder sans me dire « Ah, je suis dégueulasse ! ». Mais je pars de loin. Avant, j’avais un look passe-partout ! Donc oui, je fais du sport pour rattraper un peu tout ça. En plus, je fais très jeune physiquement. Maintenant ça va mieux…

C’est aussi l’évolution de notre société qui veut ça…

Aujourd’hui, quand tu regardes un clip, il faut être bien. Il ne faut pas être le plus beau pour ne pas faire trop prétentieux. Il faut être cool, humble mais pas bolosse non plus ! C’est un entre deux ! Il faut que ton produit corresponde à ton image et inversement. C’est assez dur.

Donc tu choisis de mettre les plus belles filles dans ton clip pour qu’on te regarde moins ?

(Sourire) Je voulais un regard de panthère ! Donc là, le modèle est top pour ça ! On est vraiment content du clip. On avait un budget serré. On a fait le meilleur clip possible et le rendu est plus que satisfaisant ! Le prochain, on pourra faire quelque chose de plus conceptuel.

Tu aimerais aller encore plus loin dans la conception de ton album ?

Je pensais à appeler mon album 11 car ce ne sont que des histoires qui me sont arrivées. Ce n’est que du relationnel. Il y a aura 11 titres. Mon label s’appelle Onze Heure Onze, donc tout est lié. C’est le côté 1+1 du côté relationnel. J’aime parler d’histoires vraies car je fais beaucoup de chansons pour les autres machinalement. Jusqu’à maintenant, on parlait beaucoup marketing. Là, je voulais faire quelque chose où je puisse parler de thèmes touchants où je compose là-dessus. Au final, c’est parfois pas plus mal. C’est plus gratifiant et plus touchant. Mais c’est assez dur à faire par contre. J’ai mon studio à la maison et j’y bosse tous les jours donc je prends mon temps. C’est mieux qu’avoir une certaine pression et payer 1000€ par jour le studio pour enregistrer et où te dis que tu n’as pas intérêt à te foirer ce jour-là. Là, je peux faire trois chansons par jour et sortir un best-of à la fin de l’année ! (Sourire)

L’idée d’un album conceptuel te plairait ?

J’aimerais beaucoup sortir un concept différent. Un truc qui change. Comme je peux produire un peu tous les styles, je peux me faire plaisir. On vient de créer l’intro pour les lives. Il y a vraiment moyen de s’amuser. J’ai vraiment envie de créer 11 titres structurés singles avec des styles différents.

Découvrez le cover « La corrida » d’Hugo Nogam :

Des titres différents, mais malgré tout efficaces, car je suppose que tu as une certaine ligne de conduite à tenir ?

En France, on n’a pas forcément cette culture-là. D’après le public français, il faut enchaîner assez rapidement les morceaux. Pour autant, le public français n’est pas aussi exigeant sur les prod’ qu’à l’étranger. J’ai la chance de bosser avec Stan qui travaille avec les plus gros chanteurs américains depuis un moment. Je vois tous les projets US qui passent à la maison. On veut faire quelque chose de similaire en France, de qualité semblable. On se prend la tête mais on prend plaisir. C’est un vrai kiff !

On m’a parlé d’un prochain single déjà, d’un featuring assez lourd…

Ça va être un gros feat, ça va être cool. Il sortira bientôt. Il faut que je le mixe ce soir d’ailleurs ! Autre prochaine sortie, on sortira une version acoustique de « Moonlight » dans les jours à venir.

Tu es jeune, dynamique et pourtant relativement discret sur les réseaux sociaux. Il y a une raison ?

Je me suis mis sur Instagram il n’y a pas longtemps déjà (Rires). Facebook j’ai l’impression que plus ça va, plus ça s’enterre. Twitter, ce n’est pas trop mon truc, il faut que je m’y mette ! C’est surtout Instagram où je passe du temps et ça marche bien pour moi. C’est là que je mets quasiment tout ! C’est aussi là que j’ai le plus d’abonnés. Mais ce n’est que le début…

Hugo Nogam en interview : « J'ai envie de sortir un projet qui surprend »
Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed