Le phénomène belge RORI a répondu à quelques questions d’aficia à l’occasion de la sortie de son nouveau single “Jalousie”.
RORI, c‘est un phénomène, du moins, notre phénomène et on assume ! Nous avions déjà succombé à l’un de ses morceaux morceaux “Truth Hurts”. C’était en 2020 ! Le chemin parcouru est immense depuis. La jeune artiste rencontre un joli succès en Belgique, là où en France c’est encore timide. Mais la chanteuse évolue artistiquement parlant et risque de faire grand bruit prochainement avec les singles qui arrivent.
Pour preuve, le nouveau single “Jalousie”, un titre intense dans lequel RORI explore la montée progressive de la jalousie, cette émotion dévastatrice qui peut nous consumer… tout un programme ! Nous l’avons rencontré au MaMA Music & Convention Festival le mois dernier et lui avons posé 10 questions ! C’est notre format DIX-MOI.
L’interview Dix-Moi de RORI :
1- J’ai croisé une Belge dans le public tout à l’heure qui me disait que tu étais une star en Belgique, c’est vrai ?
(Sourire) Non, quand même pas ! Je commence à avoir un public, je tourne un peu dans les salles mais jusqu’à dire que je suis une star, je n’irai pas jusqu’à là. Mais en tout cas c’est très gentil à cette personne de penser ça ! Merci madame !
2- On se retrouve ici au MaMa Festival à Paris. Ce n’est pas la première fois que tu joues en France, n’est-ce pas?
C’est ma 4ème date ici en France en solo et peut-être la dixième si je compte les premières parties avec Nuit Incolore par exemple.

3- Qu’est-ce qui change d’un pays à un autre quand tu joues ?
On a plein de similitudes. Je dirais que la différence c’est qu’en Belgique je suis souvent programmée à des heures cools et avantageux. Alors qu’ici en France, je redémarre un peu de zéro. J’ouvre les festivals. Je suis à deux niveaux complètement différents en termes de carrière d’un pays à un autre. Mais je le vis très bien parce que je sais que je dois me faire connaître. Je sais que je dois montrer ma tronche et me présenter en mode “Bonjour, je fais de la musique, est-ce que ça vous intéresse”.
4- C’est un problème récurrent pour un artiste belge d’avoir du mal à conquérir le public français j’ai l’impression. Tu le ressens ?
Sincèrement oui, je pense que oui ! Chez nous, on est tellement petits qu’on est très vite appréciés. Si ça plait, on passe rapidement en radios. On a des résultats très vite. Nous avons également la chance d’avoir pas mal de festivals pour la taille du pays. C’est chouette pour se développer car on apprend énormément. J’ai pu faire plein de concerts, j’ai eu le temps de me roder. Et quand tu arrives en France, tu te rends compte qu’il y a énormément d’artistes ! C’est une autre manière de fonctionner. Alors qu’en Belgique, je connais tout le monde dans la maison de disques. Quand on se met à une table, on est maximum 10. C’est dire à tel point on est petits ! C’est différent ! Mais je vais y arriver !
5- Comment est né le phénomène RORI au juste ?
C’est atypique sans l’être finalement, car j’ai démarré un peu à l’ancienne. J’ai fait beaucoup de concerts. C’est devenu assez rare. Les réseaux sociaux n’ont fait que appuyer cela en fait. C’est un mélange des deux.
6- Tu t’es constituée une équipe au fur et à mesure de ta carrière ?
En plus de mes musiciens et de l’équipe interne (ingé son, ingé lumière), j’ai désormais le label Parlophone qui m’accompagne avec qui ça se passe trop bien ! Cela me fait bizarre de travailler avec d’autres personnes. J’avais un peu peur qu’on me dise quoi et comment faire. Et en fait, pas du tout, je me suis complètement plantée. Je suis totalement libre. Je fais les musiques et les clips que j’ai envie et ils me font complètement confiance.
7- Quels sont les messages que tu as envie de faire passer à travers ta musique ?
Je ne réfléchis pas forcément. Je chante ce que je ressens dans l’instant. C’est surtout qu’après que je me rends compte qu’il y a un message dans la chanson, quand les gens m’envoient un message lordqu’ils sont touchés par la chanson. Je me rends compte à quel point je peux toucher les gens.
Découvrez le nouveau clip de RORI :
8- “Jalousie”, c’est le nom de ton nouveau single. Tu arrives avec un titre plus pop/rock. Ce sont tes nouvelles influences en 2024 ?
C’est un style que j’imagine depuis très longtemps mais qui n’est pas facile à faire en français. J’ai vraiment grandi avec des groupes anglophones. Mais j’ai essayé de l’emmener en français. Cela a pris du temps : les mélodies, les sonorités, les textes… J’en suis très contente mais y en a d’autres que j’aime beaucoup et qui arrivent.
9- Tu accompagnes ton single “Jalousie” d’un clip. Y a t-il une volonté de frapper un bon coup en mettant tous les moyens de ton côté ?
Oui, je trouve ça hyper important d’avoir un univers complet, de montrer l’identité d’un projet, de montrer qu’il y a de la créativité. On a tendance à se dire que les gens regardent moins les clips. Oui, c’est vrai, mais y en a quand même ! Je voulais proposer quelque chose de plus réfléchi et avec de la réflexion. Je suis partisan de mettre autant d’énergie dans la musique que dans le visuel. Mais quand même la musique en premier ! (Sourire). C’est moi qui ai imaginé ce clip d’ailleurs, en collaboration avec mon directeur artistique Eliott, avec qui j’ai les mêmes sources d’inspiration. On travaille chacun de son côté, on rassemble tout ça sur un PDF et on l’envoie à un réalisateur !
10- Penses-tu déjà à l’album ?
La suite arrivera seulement si les gens écoutent ma musique. On pourra débloquer l’album qu’à cette condition. C’est comme ça que ça se passe aujourd’hui ! Si ça ne se passe pas bien, on avisera !





