Synapson
Synapson - DR.

Interview : Plein d’humour, Synapson fait le bilan de 2015 et annonce ses projets…

A l’occasion de leur venue exceptionnelle à la nouvelle édition de l’ElectroShock qui se déroulait à Marseille la semaine dernière, Synapson a accordé quelques minutes à aficia pour donner ses impressions à chaud, raconter son année 2015, qui fût totalement folle, et même annoncer la suite. Beaucoup de rires et de confidences à lire dans cette interview… 

Née d’une collaboration entre Alexandre Chière (le rasé) et Paul Cucuron (le plus chevelu), le groupe Synapson bouleverse depuis peu les codes de la musique électronique. Après leur participation à la tournée « Flash Deep Tour » et la parution de deux premiers albums appelés respectivement « Stendal Syndrome » et Convergence, le tandem semble être aujourd’hui une valeur sûre. Son dernier tube « All in you » au featuring d’Anna Kova prouve leur immense ascension. A cette occasion, aficia, s’étant rendu à l’événement ElectroShock organisé Virgin Radio jeudi soir (Live Report avec photos ici), a croisé le groupe dans les couloirs des coulisses et leur a poser quelques questions au sujet de leur collaboration, leur premier album et de leurs futurs projets ! Toutes les réponses sont à découvrir ci-dessous.

L’interview de Synapson :

Pour commencer, comment allez-vous ?

On va très bien, et toi ?

Nickel ! Merci ! Alors depuis combien de temps produisez-vous et qu’est ce qui vous a amené à la musique ?

Alexandre : On produit Synapson depuis 6 ans. Ce qui nous a amené à la musique… En fait moi j’ai commencé le piano très jeune. J’ai toujours un peu baigné dedans. J’ai arrêté mes cours à 16 ans. De mon côté je faisais quelques prods. De son côté, Paul, lui, avait une émission de radio sur Campus Toulouse et du coup notre premier échange musicale, c’est moi qui lui ai envoyé quelques instrus, il les passait sur les ondes. Puis, on s’est dit que dès qu’on serait dans la même ville, on commencerait à collaborer ensemble. On est arrivé il y a six ans sur Paris et puis voilà !

En quelques mots, que disent vos amis de vous ?

Paul : Bonne question, on ne nous l’a jamais posé ! Je dirais égoïstes et fêtards !

Alexandre : Ouais pareil !

Votre nom de scène, Synapson est un sacré mélange entre le grec ‘Synapse’ voulant dire ensemble, et ‘Haptein’ qui est le toucher, le contact. C’est un peu ça?

Alexandre : Oui, tout vient de nos cours de biologie de lycée en fait.…  Le synapse c’est tout ce qui relie l’info au cerveau. Le fait par exemple que quand on te pince, tu ressens la douleur. Et du coup, on va faire la liaison entre la musique et le public, et voilà qu’est né Synapson !

Synapson

Il y a encore trois ans, imaginiez-vous avoir une telle rotation en airplay, d’être sur la scène de l’ElectroShock organisé par Virgin Radio et d’être les invités de bon nombre d’entre elles ?

« Convergence marque ce moment où Paul et moi on s’est vraiment compris »

Paul : Non, il n’y a pas de but. Notre but c’est de faire la musique. Tout à l’heure je disais que j’étais égoïste, mais j’aime aussi beaucoup le partage. C’est le désir de tous musiciens, qu’elle soit partagée au plus grand nombre. On n’a jamais formaté notre musique pour passer en radios. Mais de savoir que des radios nous suivent et permettent justement de faire écouter ce qu’on fait au plus grand nombre, et bien on est ravis. C’est pour cela qu’on est là ce soir, pour soutenir Virgin, qui est l’un des plus gros médias radios aujourd’hui en France à nous soutenir, c’est cool !

Et puis vous êtes invités chez Nagui (Taratata), sur C à vous. C’est une aubaine pour vous ?

Alexandre : C’est une aubaine… ouais. Comme dit Paul, ce qui est important c’est qu’on a pas évolué d’un point de vue musical pour séduire les radios ou les télés. Donc là où on est content c’est que ce sont ces médias qui s’ouvrent à cette musique qui est particulière. Rien qu’à voir le son qu’on a fait avec Victor Démé (ndlr on parle ici de « Djon Maya Maï »), c’est quand même particulier comme musique électronique. C’est très lent, c’est dans une langue étrangère qui n’est pas forcément mise en valeur, ce qui est fort dommage, et donc voilà, se dire que c’est cette musique là, comme celle avec Ana Kova sur « All In You » qui a des influences un peu funk, qu’on n’a pas l’habitude d’entendre ailleurs. Donc le fait d’être invité sur des plateaux télés et de partager ça, oui, c’est une sorte de réussite !

Et le fait de voyager en train, en voiture en avion, vous êtes habitués maintenant ?

Paul : Oui !

Alexandre : Voilà ! (Rires)

Paul : Oui, on est habitués, on aime bien. C’est la liaison qui est un peu pénible parfois, mais on est tellement contents d’arriver dans un nouveau lieu, on se dit qu’il n’y a pas de problème !

Prochain objectif « La Cigale », et c’est complet ! Bravo ! Quel est votre ressenti ?

Alexandre : Merci ! C’était un peu notre grande surprise ! Tu sais, on finit une tournée qui s’appelait « Flash Deep » entouré de copains, avec Feder, The Avener, Joris, et nous. C’était une expérience folle. On a commencé avec une tournée des Zéniths. Cette chance est donnée à peu de monde, tu vois ? On est très contents. Mais le public venait pour une affiche de quatre artistes.  Puis on a commencé à faire nos dates solos. On a vraiment vu qui est venu pour nous. Quand on nous a annoncé en avril une Cigale, elle était complète début janvier ! Puis on a eu des complets pour Clermont Ferrand, Saint Etienne… Waouh quoi ! Ok donc, les gens viennent vraiment pour nous, on est contents !

Parlons un peu de votre premier album Convergence, qui est bientôt Disque d’Or ! Vous en êtes fier ?

Alexandre : Il n’est pas encore disque d’or ! Mais on y arrive !  On est très fiers.  On a encore pas mal de choses à apprendre, on peut encore évoluer à ce niveau là, mais c’est notre album le plus abouti. Que ce soit  humainement ou musicalement, ça marque ce moment où Paul et moi on s’est vraiment compris à tout point de vue et voilà quoi, on est…

« Chaque morceau que l’on compose a vraiment une histoire »

Paul : Moi je pense que c’est le tournant de la première ère Synapson, tu vois ? On a eu une ligne droite où tout s’est construits et là c’est vraiment… Après cet album on va pouvoir travailler sur quelque chose d’autre. Car sur cet album, on a repris un peu tout ce qu’on a fait, il y a des remixes etc… C’est un dispatche… c’est un peu tout ce qu’on a fait depuis six ans. Et c’est cool quoi. On a ouvert des premières portes pour en ouvrir plein d’autres derrière. Et surtout, cet album, chose que l’on n’avait pas prévu, il se joue très bien en live, notamment grâce à nos musiciens et nos chanteurs comme Sirius Trema. On est contents !

En combien de temps l’avez vous construit et finalisé ?

Alexandre : L’album, ben écoutes, on a cumulé une quarantaine de maquettes, 13 morceaux. On a cumulé les maquettes, je saurais pas te dire en combien de temps, peut-être en un an, un an et demi. On s’est arrêté en fin 2014, et on s’est dit voilà, on va se fixer sur un certain nombre de morceaux qui nous ont vraiment marqué. Puis à partir de là, on s’est enfermé pendant trois, quatre mois en studio pour finaliser tous les morceaux. Donc c’est un travail de… si tu veux qu’on cumule tout ça, de deux ans, mais sans avoir pendant les 1 ans et demi comme objectif de faire un album, simplement pour le plaisir de produire. Et on s’est arrêté au bout d’un moment pour vraiment donner le meilleur de nous.

Vos deux singles « Djon Maya Maï » et « All in You » ont été de véritables tubes. La suite est avec Broken Back sur « Fireball ». En octobre dernier Broken Back nous a parlé quelque peu de votre collaboration, pouvez-vous nous en dire plus ?

Paul : On est très content que ça se passe bien avec Jérôme (ndlr alias Broken Back). Qu’il a apporté une vraie plus-value au morceau. Heu voilà…

Alexandre : C’est une belle surprise. Ça fait partie des morceaux où on est parti sur autre chose au début. On cherchait une voix. Jérôme nous a été présenté. Sa voix a collé assez vite. Puis il a très vite compris, en tout cas, ce qu’on voulait plus ou moins faire avec cette chanson.

Paul : Et c’est cool après car on nous dit que ça marche aussi pour lui (nldr, effectivement, son premier album paraîtra dans les semaines à venir!) On évolue ensemble, c’est bien aussi.  Quand on fait des featurings, et que derrière il y a un objectif commun, que ça marche pour les deux parties, c’est toujours plaisant.

Est-ce qu’un titre comme « Dope » pourrait être joué sur une radio musicale ?

Paul & Alexandre : Il est déjà joué ! Il est joué sur France Inter. C’est même le générique de l’émission de Didier Varrod. Ouais ouais carrément ouais !

Alexandre : Il sort un peu du lot. Je pense qu’il pourrait être joué en radios, ouais…

Est-ce que chaque chanson à son histoire ?

Alexandre : Ouais ! Complètement ouais. Elles sont composées dans des lieux, des ambiances différentes, des humeurs, ça nous influence beaucoup dans nos compos, du moins pour ma part. Tu vois par exemple, le morceau « Around Midnight » qu’on retrouve dans l’album, je l’ai commencé la nuit, j’adore bossé la nuit, quand j’étais tout seul. J’étais dans une ambiance un peu louche. Le titre parle de lui-même. Je me suis enfermé là dedans et c’est ce qui a donné ce morceau. Donc ouais, chaque morceau que l’on compose a vraiment une histoire, ouais.

Parmi les invités ce soir, y en a-t-ils avec qui vous avez déjà certains liens ?

Paul : Il y a Joris Delacroix, ouais.

Alexandre : Ah oui Joris bien sûr !

Paul : Avec Joris oui, on se connaît depuis longtemps maintenant. Depuis très longtemps, par rapport aux nombre d’années dans le métier en tout cas. On vient de finir une tournée « Flash Deep » ensemble. On prépare des petites choses avec lui, on est même amis dans la vie ! Voilà. Il y a Tessa B qui chante avec Jabberwocky et qui est avec nous ce soir sur scène, qui nous accompagne sur la tournée.

Alexandre : On ne parle pas de Sirius Trema (ndlr : qui est juste à côté d’eux lors de cette interview, ils le montrent du doigt) car évidemment lui, c’est le guitariste de notre album, en plus de monter son projet solo à côté. Il a d’ailleurs fait un feat avec nous sur l’album sur le titre « Control ». On a vraiment des liens très forts avec lui. Après, on s’est tous déjà croisés.

Paul : Félix Jaehn, Lost Frequencies, notamment sur les ElectroShock. On se connaît tous plus ou moins, même si on n’a pas travaillé ensemble. Donc voilà.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Paul : Bah, continuer à défendre l’album sur scène et en Live. On a une grosse tournée de festivals qui s’annonce. Je vous invite d’ailleurs à regarder toutes les dates sur notre Facebook. Et enfin, on réfléchit déjà à la suite, quoi ! On a déjà de bonnes idées !

Alexandre : Voilà exactement, on a déjà quelques brouillons. Comme on est beaucoup en train de voyager, on a nos instruments et nous même qui sommes donc très pris. On n’a pas le temps de se poser réellement en studio. Le peu de temps qu’on a, ouais, on écrit quelque pages, ouais.

Avant de terminer cette interview, auriez-vous une petite exclusivité à livrer à aficia ?

Ouais ! Il y a le clip de « Fireball » qui arrive. On a un super casting, on est fiers de ce clip. Il arrive très vite, dans la semaine normalement !

Synapson

Synapson : la playlist exclusive…

C’est avec curiosité que nous avons demandé à Synapson de partager avec nous les titres des artistes qui font vibrer leurs oreilles en ce début d’année 2016. On commence donc avec un des morceaux phares du nouvel EP de Fouk! appelé House of Disco, en passant par l’inévitable Etienne De Crécy avec 2 titres mais aussi d’un classique de Nina Simons. Comme quoi, on peut écouter autant de vieux titres que de récents !

Synapson : la playlist exclusive !

Vous en savez maintenant un peu plus sur Synapson, leur univers artistique, leurs projets mais aussi leur parcours. L’année 2016 devrait d’ailleurs être encore riche en succès pour ce tandem de producteur qui propose véritablement un genre musical atypique, leur correspondant tout à fait. Si vous êtes fans, pas de problème, leur premier album Convergence est dans les bacs depuis le mois d’octobre !

De notre côté et fidèle à nos mauvaises manières, nous avons voulu en savoir plus sur ce groupe, qui paraît très sage. C’est avec notre portrait décalé que Synapson se dévoile encore sur des questions pas forcément très sérieuses mais qui nous ouvrent, un peu plus, la porte de leur univers artistique et humain.

Le portrait décalé de Synapson :

La chanson qui vous fait danser ? 

Paul : Ahah, qu’est ce qu’on est mauvais la dessus, c’est terrible ! (rires) Qui nous fait danser tous deux ? Allez 113 – Jackpot

Au contraire, la chanson qui vous fait pleurer ? 

Alexandre : Il y en a une quand j’ai entendu la mélodie du piano…  je suis très attaché aux mélodies …

Paul : Instant fragile attention…

Alexandre : Sam Smith – I’m Not the Only One.

Paul : Mais c’est pourri ça !

Alexandre : Ta g*****, Il est c** celui là alors !

Paul : Je la trouve vraiment très très belle !

Votre dernier coup de cœur musical ? Sirius Trema !

Un film ou une série à voir absolument dans sa vie ?

Paul : Narcos

Alexandre : Kamelot, je suis un grand fan de Kamelot !  (rires)

Si vous étiez un endroit ? Paris

Si vous aviez la possibilité de vous réincarner en une personnalité ? Michael Jackson oui !

Votre plat préféré ? 

Paul : La Paëlla

Alexandre : Le moka café en dessert

Si vous étiez une insulte ? 

Paul : Bordel… ou merde

Alexandre : Putain

On vous offre la collaboration de vos rêves… Vous choisissez ?

Paul : ASAP Rocky

Vous rencontrez des Martiens, comment décrivez-vous votre musique en trois mots ? 

Paul : Dans quelle langue ? ahah, « Bim Bam Boum » ! (rires)

Si vous n’aviez pas exercé le métier d’artiste, quel métier auriez-vous fait ?

Paul : J’aurai vendu des tableaux

Alexandre : Je serai resté dans l’immobilier.

La plus grosse bêtise de votre vie ?

Alexandre : Conduire sans permis en prenant les clés de la voiture à mon frère.

Paul : Avoir monté une société avec Alexandre ! (rires)

Un DJ dont la carrière a, ou explose actuellement et dont tu aimerais suivre ? Fook !

Pour mixer une soirée, L’accord Hotel Arena ou le plus grand club de la planète ? On préfère les salles de concerts. Donc Bercy !

Le pays de la fête est pour vous…  C’est Paris !

C’est la fin de notre interview, mais la tradition chez aficia est de toujours laisser le mot de la fin à l’artiste. Vous avez donc carte blanche pour vous adresser à nos lecteurs, votre public, vos fans…

Merci aficia de nous soutenir ! On suit vos tweets, vous êtes supers avec nous,  merci pour l’article que vous avez écris pour la sortie de notre album !  On vous aime ! Suivez la suite, ça va arriver ! Suivez Tessa B, suivez Sirius Trema ! Et d’un point de vue totalement privé, merci à notre société de production qui est juste là ! Merci et à bientôt !

aficia vous propose de découvrir ou redécouvrir l’univers musical de Synapson avec une playlist 100% Synapson !