Cinq questions à Inüit : « Sur la pochette de l’album, il fallait figer ce paradoxe entre l’inaction et l’urgence de l’action… »

Coline et Rémy, deux membres d’Inüit, ont bien voulu répondre à quelques questions lors de leur passage au Printemps de Bourges. On a parlé premier album, travail avec Benjamin Lebeau et souvenir de concert. Confidences !

Inüit … 1 filles et 5 garçons qui nous viennent de Nantes pour offrir une musique pleine d’énergie comme nous l’a montré Action, leur premier album sorti en octobre dernier. Un groupe qui se distingue très largement sur scène avec des prestations survitaminées.

Ça a été le cas lors de son passage au Printemps de Bourges, qui a été pour nous, l’occasion de rencontrer deux de ses membres, Coline et Rémy.

1 Vous êtes un groupe de six et vous vous connaissez depuis longtemps. Comment ça se passe le travail de composition quand c’est à 12 mains ?

Coline : Ça se passe de plein de façons différentes. Nous touchons tous à tout et nous sommes très impliqués dans la composition, nous sommes six compositeurs. Nous avons plusieurs pôles de création. L’un d’entre nous peut prendre le lead à un moment. L’album nous l’avons composé à sept puisque nous avons pu compter sur l’aide de Benjamin Lebeau.

2 En parlant de votre collaboration avec Benjamin Lebeau, moitié de The Shoes, avec qui vous aviez déjà travaillé. C’était un besoin d’avoir un cadrage pour vous qui êtes plutôt habitués au live ?

Rémy : Oui, ça a carrément été un besoin. Au début, notre volonté a été de figer notre musique sur un album et d’être d’accord à six. Autant pour le live, c’était facile de tomber d’accord et de tester différentes choses. Autant pour l’album, nous avons eu besoin d’une personne qui allait orchestrer tout ça. Benjamin a vraiment eu ce rôle. Il nous a aidés à nous organiser et à nous canaliser. C’était vraiment une super idée de faire appel à lui !

3 J’ai bien accroché avec la pochette d’Action qui renforce le fait que vous êtes un groupe pour qui le visuel semble important autant sur scène que dans vos clips. Y a-t-il un sens à cette image ou bien doit-on se faire sa propre interprétation ?

Coline : Je pense qu’il y a un peu des deux. Nous aimons que les gens qui nous écoutent s’approprient notre musique et l’image. En l’occurrence pour la pochette de l’album, nous y avons mis du sens et s’appelle ainsi c’est parce qu’effectivement il faut faire quelque chose. Nous voulions avoir une image grâce à laquelle nous avions envie de mouvement, que ça le déclenche. Quand nous voyons cette vieille dame dans sa voiture en train de lire son journal alors que tout brûle à côté d’elle, nous avons juste envie de lui dire de partir au plus vite. Sur la pochette de l’album, il fallait figer ce paradoxe entre l’inaction et l’urgence de l’action.

4 Dans vos chansons, vous n’hésitez pas à être engagés. Souvent les artistes ont du mal quand on dit d’eux qu’ils sont engagés. Est-ce la même chose pour vous ?

Coline : Toute étiquette n’est pas quelque chose qui nous correspond. Comme nous sommes six, nous ne pouvons pas avoir d’étiquette et nous n’avons pas envie d’en avoir. C’est vrai que dans nos chansons, nous parlons de ce qui nous touche et ça peut être autant l’amour que la condition des femmes battues ou encore l’homosexualité. C’est très ouvert et il y a forcément des sujets engagés mais c’est tout simplement que nous sommes engagés dans la vie. C’est juste ça.

5 Au Printemps de Bourges, vous jouez sur la grande scène du W. Avez-vous chacun un souvenir d’un concert en particulier ?

Rémy : Pour moi, c’est le concert au festival Beauregard. Je me souviens que nous avons joué en pleine après-midi, 15h, il faisait très chaud. Quand nous avons commencé à jouer, il y avait un autre concert sur une autre scène et pas beaucoup de monde devant la nôtre. Puis quand il s’est terminé, le public est arrivé devant notre scène en grand nombre. Ça ne s’arrêtait pas et c’était en plein soleil. Très bonne ambiance et je crois que c’était la première fois que nous jouions devant autant de monde. J’ai été impressionné du nombre de personnes dès la fin du deuxième morceau.

Coline : Pour moi, c’est le concert en Équateur, à Quito, la capitale. Nous étions assez haut, voire très haut en altitude et c’était une expérience assez étrange au niveau du chant. C’était presque un état de transe. Il faisait chaud, c’était dur mais nous y sommes allés à fond parce que nous avions cette énergie spéciale. Les gens dansaient… J’ai passé un moment un peu surnaturel sur scène !

Découvrez Action, le premier album d’Inüit :

À noter dans votre agenda ! Inüit sera de passage au festival La Nuit de l’Erdre qui a lieu du 28 au 30 juin à Nort-sur-Erdre.



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